Fascinants récifs
L’effet de serre et les récifs coralliens
La Terre est entourée d'une atmosphère qui
agit un peu comme une couverture invisible,
empêchant la chaleur vitale de s'échapper.
Le rayonnement solaire traverse cette atmosphère et frappe la Terre ; par un phénomène
de réflexion, ces radiations « rebondissent »
vers les couches supérieures de l'atmosphère,
où elles sont partiellement arrêtées par certains gaz (dioxyde de carbone, méthane,
vapeur d'eau) qui les retiennent, un peu
comme le toit vitré d'une serre, et les empêchent de s'échapper dans l'espace - si ce
n'était pas le cas, la Terre se couvrirait de
glaces. Mais l'homme rejette dans l'atmosphère de plus en plus de gaz à « effet de
serre », notamment du dioxyde de carbone,
dégagé massivement par les combustibles
fossiles et divers gaz d'origine industrielle.
L'effet s'accroît donc, avec pour résultat un
réchauffement progressif de la Terre et un
dérèglement des systèmes climatiques. En
outre, certains de ces gaz (les chlorofluocarbures) attaquent la mince couche d'ozone
qui nous protège des rayons ultraviolets.
Jusqu'ici, les récifs coralliens jouaient un
rôle régulateur capital dans la concentration
du gaz carbonique, principal responsable de
l'effet de serre, qui se dissout dans la mer sous
forme d'acide carbonique. Or, les madrépores et les autres organismes constructeurs
de récifs absorbent d'énormes quantités
d'acide carbonique pour sécréter leur enveloppe calcaire, ce qui provoque une baisse
sensible du taux de dioxyde de carbone de
l'atmosphère. Mais, si les rejets de dioxyde de
carbone devenaient trop importants et
s'accroissaient trop rapidement, cette régulation ne serait plus possible, et le taux d'acide
carbonique des océans s'élèverait proportionnellement, avec des conséquences désastreuses pour les habitants des récifs et pour
l'équilibre du milieu marin en général. Une
trop forte concentration d'acide carbonique
dans l'eau aboutirait à la dissolution progressive de toutes les structures calcaires, non seulement les squelettes des madrépores, mais
également les coquilles et les carapaces
d'une multitude d'organismes marins. Il
s'ensuivrait un fort accroissement de l'acidité,
et le fragile équilibre naturel serait ainsi détruit,
avec des effets en chaîne catastrophiques à
long terme pour l'ensemble de la planète.
Les récifs coralliens, et en particulier les
grandes barrières, jouent également un rôle
important dans la lutte contre l'érosion en protégeant les côtes basses des agressions de la
houle marine. Tout accroissement de l'effet de
serre entraînant un réchauffement global de la
planète - et, en conséquence, la fonte partielle
des calottes glaciaires -, le niveau de la mer
s'élèverait d'autant, submergeant une grande
partie des récifs. Les effets ne tarderaient pas à
se faire sentir sur le littoral laissé sans protection.
Par ailleurs, les récifs coralliens contribuent
certainement à la régulation de la salinité
marine. Malgré les colossales quantités de sels
minéraux que les fleuves déversent en permanence dans les océans, la composition chimique de l'eau de mer demeure en effet
remarquablement constante. On pense que
les récifs coralliens éliminent les excès de sel
en transformant les lagons peu profonds en
autant de bassins d'évaporation où le sel précipite en composés cristallins et est stocké. Si
le niveau de la mer s'élevait, ces salines naturelles seraient inévitablement inondées, et
d'énormes quantités de sel se dissoudraient
dans la mer, rendant toute vie impossible pour
de nombreux organismes dont le métabolisme
est lié à une salinité constante. Les conséquences d'un tel désastre écologique sont à
peine imaginables.
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L’effet de serre et les récifs coralliens
La Terre est entourée d'une atmosphère qui
agit un peu comme une couverture invisible,
empêchant la chaleur vitale de s'échapper.
Le rayonnement solaire traverse cette atmosphère et frappe la Terre ; par un phénomène
de réflexion, ces radiations « rebondissent »
vers les couches supérieures de l'atmosphère,
où elles sont partiellement arrêtées par certains gaz (dioxyde de carbone, méthane,
vapeur d'eau) qui les retiennent, un peu
comme le toit vitré d'une serre, et les empêchent de s'échapper dans l'espace - si ce
n'était pas le cas, la Terre se couvrirait de
glaces. Mais l'homme rejette dans l'atmosphère de plus en plus de gaz à « effet de
serre », notamment du dioxyde de carbone,
dégagé massivement par les combustibles
fossiles et divers gaz d'origine industrielle.
L'effet s'accroît donc, avec pour résultat un
réchauffement progressif de la Terre et un
dérèglement des systèmes climatiques. En
outre, certains de ces gaz (les chlorofluocarbures) attaquent la mince couche d'ozone
qui nous protège des rayons ultraviolets.
Jusqu'ici, les récifs coralliens jouaient un
rôle régulateur capital dans la concentration
du gaz carbonique, principal responsable de
l'effet de serre, qui se dissout dans la mer sous
forme d'acide carbonique. Or, les madrépores et les autres organismes constructeurs
de récifs absorbent d'énormes quantités
d'acide carbonique pour sécréter leur enveloppe calcaire, ce qui provoque une baisse
sensible du taux de dioxyde de carbone de
l'atmosphère. Mais, si les rejets de dioxyde de
carbone devenaient trop importants et
s'accroissaient trop rapidement, cette régulation ne serait plus possible, et le taux d'acide
carbonique des océans s'élèverait proportionnellement, avec des conséquences désastreuses pour les habitants des récifs et pour
l'équilibre du milieu marin en général. Une
trop forte concentration d'acide carbonique
dans l'eau aboutirait à la dissolution progressive de toutes les structures calcaires, non seulement les squelettes des madrépores, mais
également les coquilles et les carapaces
d'une multitude d'organismes marins. Il
s'ensuivrait un fort accroissement de l'acidité,
et le fragile équilibre naturel serait ainsi détruit,
avec des effets en chaîne catastrophiques à
long terme pour l'ensemble de la planète.
Les récifs coralliens, et en particulier les
grandes barrières, jouent également un rôle
important dans la lutte contre l'érosion en protégeant les côtes basses des agressions de la
houle marine. Tout accroissement de l'effet de
serre entraînant un réchauffement global de la
planète - et, en conséquence, la fonte partielle
des calottes glaciaires -, le niveau de la mer
s'élèverait d'autant, submergeant une grande
partie des récifs. Les effets ne tarderaient pas à
se faire sentir sur le littoral laissé sans protection.
Par ailleurs, les récifs coralliens contribuent
certainement à la régulation de la salinité
marine. Malgré les colossales quantités de sels
minéraux que les fleuves déversent en permanence dans les océans, la composition chimique de l'eau de mer demeure en effet
remarquablement constante. On pense que
les récifs coralliens éliminent les excès de sel
en transformant les lagons peu profonds en
autant de bassins d'évaporation où le sel précipite en composés cristallins et est stocké. Si
le niveau de la mer s'élevait, ces salines naturelles seraient inévitablement inondées, et
d'énormes quantités de sel se dissoudraient
dans la mer, rendant toute vie impossible pour
de nombreux organismes dont le métabolisme
est lié à une salinité constante. Les conséquences d'un tel désastre écologique sont à
peine imaginables.
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