Fascinants récifs
La formation d’un atoll
En 1836, Darwin fut le premier à émettre une hypothèse
cohérente - en partie vérifiée - quant à la formation des
atolls. Le premier stade correspond à l'apparition
d'un récif frangeant autour du cône émergé d'un
volcan éteint. Tandis que le relief s'aplatit lentement
sous l'effet de l'érosion ou de transgressions marines,
le récif continue son expansion en hauteur. L'île peut
finir par disparaître complètement sous les eaux. Reste
un lagon peu profond qu'entoure un récif en anneau.
Les récifs-barrières pourraient être comparés à
une ligne de fortifications plus ou moins massives édifiée à une certaine distance du littoral, là où le plateau
continental sous-marin s’abaisse en pente très douce.
Entre ce cordon corallien et le littoral s’étend le lagon,
à l’eau calme et peu profonde (entre 1 m et 30 m),
Les atolls, les plus typiques des récifs coralliens,
consistent en une barrière circulaire emprisonnant un
lagon peu profond, au milieu duquel se dresse parfois
un îlot rocheux - vestige d’un ancien relief plus
important - qui, dans bien des cas, a été recouvert
par la mer. Les eaux de ce lagon peuvent communidont la largeur n’excède généralement pas 100 m. Toutefois, dans le
cas de la Grande Barrière de corail
qui se dresse au large de la côte
nord-est de l’Australie, le « lagon »,
si tant est que l’on puisse encore
employer ce terme, atteint 65 km
de largeur - voire 100 km à certains endroits.
Les plongeurs négligent souvent
les lagons, dont le fond de sable
corallien leur semble plutôt terne et
sans vie, comparé au foisonnement
des espèces peuplant le récif proprement dit et à ses couleurs chatoyantes. Mais les apparences sont
quer avec la mer par une ou plusieurs passes. Assez éloigné des
côtes pour que l’extraordinaire
limpidité de l’eau ne soit pas altérée par des limons d’origine terrestre. l’atoll constitue un milieu
isolé, à l’équilibre écologique miraculeusement préservé. Comme tel,
il réserve au plongeur des émotions toujours renouvelées.
N’ayant pas encore appris à redouter l’homme, les habitants du récif
se montreront tantôt curieux ou
familiers, tantôt résolus à défendre
leur territoire contre les intrus.
trompeuses, et la patience du chasseur d’images sera
récompensée, car c’est dans ces eaux bien abritées que
de très nombreux habitants du récif se reproduisent,
pondent et élèvent larves et alevins, sans parler des
tortues marines qui viennent s’y régaler de leurs végétaux de prédilection...
Les bancs coralliens, qui peuvent être de surface et
de forme variables, mais qui sont généralement isolés,
se développent en haute mer sur des socles rocheux
ou sur tout autre support sous-marin. Ils peuvent,
selon les cas, émerger, affleurer ou être recouverts de
plusieurs mètres d’eau.
◄ a. La prodigieuse diversité de
formes et de couleurs des récifs
coralliens est une source
inépuisable d’émerveillement.
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