une imperméabilisation des fonds s'avère nécessaire : cette opération
onéreuse a souvent pour conséquence de préférer une autre solution
plus économique ;
- conception des digues dans le cas d'étangs bordés de digues : cette
conception dépend des caractéristiques des zones d’emprunt disponibles
à proximité et du degré de perméabilité toléré à travers les digues.
Ainsi, pour la station de Doknine, les digues (de hauteur 3 m) ont
été prévues en matériau sableux avec un corroi argileux sur le parement intérieur, corroi rendu nécessaire pour éviter une perte par infiltration, qui ajoutée à la perte par évaporation, aurait pu être
supérieure au débit d’amenée ;
- vulnérabilité de la nappe phréatique : cette vulnérabilité commande
directement le degré d'imperméabilité du fond des étangs et des digues
éventuelles (généralement, c’est le critère d'infiltration qui prime
sur le critère de vulnérabilité de la nappe) ;
- influence de la nappe sur les étangs : cette influence peut se manifester de manière quantitative (alimentation des étangs par la nappe, ce
qui doit rester une exception) et de manière qualitative (apports
d'éléments tels que le sel retardant le processus d’épuration : dans
ce cas, l'imperméabilisation des étangs est à renforcer).
Les principaux critères de bon fonctionnement des installations d'épuration sont les suivants :
- premier remplissage correct des étangs pouvant nécessiter un apport
complémentaire d'eau claire dans le cas d'une forte évaporation pour
éviter une concentration trop importante de la pollution ;
- homogénéisation de l'effluent obtenue par une multiplication des points
d’arrivée pour éviter les courants préférentiels ;
- recyclage de l’effluent en tête de lagune pour améliorer l’homogénéisation et réactiver l'oxygénation des bessins amont.
6.
Utilisations des sous-produits
Les sous-produits des installations de lagunage sont :
- l'eau épurée ;
~ les boues ;
- la flore monocellulaire (phytoplancton, algues) ;
~ les végétaux supérieurs (phanérophytes) tels que lentilles d’eau.
Les utilisations possibles de certains de ces sous-produits sont les
suivantes :
irrigation avec l'eau épurée sous réserve de contrôles bactériologiques
systématiques : a Moknine, par exemple, l'irrigation devrait être possible en été (fonctionnement en série des étangs) pour des cultures
autres que les cultures maraîchères ;
utilisation des boues sous forme liquide (épandage) ou sous forme séchée comme engrais sous réserve que la non toxicité de ces boues ait
été vérifiée ;
81
onéreuse a souvent pour conséquence de préférer une autre solution
plus économique ;
- conception des digues dans le cas d'étangs bordés de digues : cette
conception dépend des caractéristiques des zones d’emprunt disponibles
à proximité et du degré de perméabilité toléré à travers les digues.
Ainsi, pour la station de Doknine, les digues (de hauteur 3 m) ont
été prévues en matériau sableux avec un corroi argileux sur le parement intérieur, corroi rendu nécessaire pour éviter une perte par infiltration, qui ajoutée à la perte par évaporation, aurait pu être
supérieure au débit d’amenée ;
- vulnérabilité de la nappe phréatique : cette vulnérabilité commande
directement le degré d'imperméabilité du fond des étangs et des digues
éventuelles (généralement, c’est le critère d'infiltration qui prime
sur le critère de vulnérabilité de la nappe) ;
- influence de la nappe sur les étangs : cette influence peut se manifester de manière quantitative (alimentation des étangs par la nappe, ce
qui doit rester une exception) et de manière qualitative (apports
d'éléments tels que le sel retardant le processus d’épuration : dans
ce cas, l'imperméabilisation des étangs est à renforcer).
Les principaux critères de bon fonctionnement des installations d'épuration sont les suivants :
- premier remplissage correct des étangs pouvant nécessiter un apport
complémentaire d'eau claire dans le cas d'une forte évaporation pour
éviter une concentration trop importante de la pollution ;
- homogénéisation de l'effluent obtenue par une multiplication des points
d’arrivée pour éviter les courants préférentiels ;
- recyclage de l’effluent en tête de lagune pour améliorer l’homogénéisation et réactiver l'oxygénation des bessins amont.
6.
Utilisations des sous-produits
Les sous-produits des installations de lagunage sont :
- l'eau épurée ;
~ les boues ;
- la flore monocellulaire (phytoplancton, algues) ;
~ les végétaux supérieurs (phanérophytes) tels que lentilles d’eau.
Les utilisations possibles de certains de ces sous-produits sont les
suivantes :
irrigation avec l'eau épurée sous réserve de contrôles bactériologiques
systématiques : a Moknine, par exemple, l'irrigation devrait être possible en été (fonctionnement en série des étangs) pour des cultures
autres que les cultures maraîchères ;
utilisation des boues sous forme liquide (épandage) ou sous forme séchée comme engrais sous réserve que la non toxicité de ces boues ait
été vérifiée ;
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