traitement tertiaire avant la réutilisation en refroidissement industriel. On en donne des exemples au paragraphe 6.
□n peut aussi pratiquer une coagulation-floculation sur le filtre à sable, et on constate alors que son rendement est identique à celui du
filtre à biolite sans floculation, avec adjonction de 15 mg/1 de sulfate
d'alumine (coagulant) et de 1 mg/1 de polyélectrolyte (floculant). Par
contre, les consommations d'eau de lavage augmentent nettement.
3.3.
Déphosphatation
L'importante quantité de phosphore (double origine : déchets humains,
détergents) contenue dans les effluents secondaires est un fréquent
obstacle à leur réutilisation non agricole, à cause des risques d’entartrage et de développement d'algues qu’elle entraîne.
La déphosphatation se pratique parfois (en Suisse) dans les bassins de
boues activées, grâce à l’adjonction de sels d'aluminium ou de fer.
(lais les phosphates et hydroxydes de fer ou d’aluminium qui s’ensuivent
dans les boues secondaires imposent leur recyclage dans le décanteur
primaire. Moyennant quoi, le rendement total en déphosphatation de
l’épuration primaire et secondaire est d'environ 90 %, ce qui correspond
à moins de 2 mg/1 de POt, en sortie.
La déphosphatation se pratique aussi (en Suède et aux U.S.A.) par décantation ou flottation tertiaire aux sels de fer ou d'aluminium, avec comme conséquence intéressante une réduction des matières organiques, en
partie coprécipitées avec les phosphates. Mais si l'on admet de construire un troisième décanteur, on préfère usuellement pratiquer une décantation à La chaux ; la dose élevée de chaux nécessaire (500 mg/1 ou plus)
n'est un inconvénient qu’à cause de sa manipulation et de la grande quantité de boues produites dans le troisième décanteur (dont on récupère
parfois la chaux par calcination). Dans les deux cas, les rendements
d'élimination du phosphore sont de 90 % ou plus (POq soluble < 1 mg/1 en
sortie).
L'intérêt de la décantation à la chaux est de permettre, en plus de
l'élimination du phosphore :
- l'élimination des bicarbonates de calcium et de magnésium, précipités
à l'état de CaCÛ3 et Mg(0H)2, qui sont, tout autant que les phosphates, cause d’entartrage dans les circuits de refroidissement ;
-.d'élever à plus de 11 le pH de l'effluent, ce qui permet une réduction
importante de la population bactérienne et, dans l'étape suivante du
traitement, une élimination faible de l’azote.
Usuellement, la déphosphatation est suivie d'une filtration (cf. paragraphe 3.4.3), surtout si elle est pratiquée à la chaux, pour se débarrasser
des phosphates colloïdaux non décantables, et éventuellement des sels de
calcium et de magnésium.
Après l'élimination du phosphore, l'effluent peut être utilisé en refroidissement industriel. Mais si on l'a pratiquée à la chaux, il faut ramener son pH autour de 7,5 (à l’équilibre carbonique ou un peu en dessous)
au moyen d acide ou d'une injection de CÜ2 (recarbonatation), lorsque ce
dernier est disponible sur place (gaz d'incinération ou de combustion).
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