déterminant une exploitation intensive, notamment en pays industrialisé
et urbanisé à haut niveau de développement économique et/ou à agriculture irriguée intensive.
Les facteurs d’intensité de la demande en eau sont trops connus pour
qu’il soit nécessaire de les exposer en détail : ils sont liés à la fois
à la densité de population et au niveau de développement économique qui
amplifie les demandes industrielle et domestique. Pour une même zone
climatique, une certaine relation se dessine ainsi entre la demande en
eau totale et le PIB à l'échelle nationale, et l'on assiste au "drainage” par les grandes agglomérations des ressources en eau d’espaces de
plus en plus étendus, au détriment de demandes en eau plus extensives,
d'où des situations parfois conflictuelles.
La raréfaction tendant ainsi à croître en raison inverse de la ressource
potentielle et en raison directe de la demande en eau globale, il peut
être utile, du point de vue qui nous intéresse ici, d'examiner la répartition des zones arides et semi-arides selon les degrés de développement
des pays, mesurés par le PNB per capita (a défaut d’un meilleur indice] :
cf. tableau 7.
□n peut penser, en principe, que les pays développés à zone aride sont
ceux où la R.E.U. pourrait trouver les conditions les plus propices.
Les indicateurs quantitatifs globaux de la raréfaction sont l'Znctcce.
d’CXpZoZ&ttZon (ratio prélèvements/f lux de ressource potentielle) et
1'ZndZc.e. de. c.otnonvnad>cc/n (ratio consommation, c’est-à-dire prélèvements
non restitués/flux de ressource potentielle). La signification de ces
indices est certes très sensible à l'étendue des champs spatiaux de référence ; cependant, même lorsqu'ils se rapportent à des pays entiers,
des indices élevés (et à fortiori, des indices > 100 %) sont révélateurs
de présomption de pénurie régionale ou locale.
A titre indicatif, les pays où se présentent les plus forts indices
d'exploitation des ressources en eau "naturelles” (écoulement interne +
importé) sont ceux mentionnés au tableau 8.1 (données à une date voisine de 1975) .
Au sein d'un pays étendu à climats très diversifiés, tel que les EtatsUnis, certaines parties peuvent également présenter des indices élevés
(tableau 8.2).
Ce serait aussi le cas pour certaines régions ou états d'Australie et
d'U.R.S.S.
□n observe sans surprise que les pays à plus fort indice d'exploitation
sont bien ceux du peloton de tête de la classification précédente (à
plus grands PNB per capita en zone aride).
A l'échelle de régions plus restreintes, des "bilans ressources/besoins”
peuvent faire apparaître des situations critiques (zones déficitaires)
permanentes ou conjoncturelles (risque de défaillance de fréquence donnée) . En Espagne, par exemple, des inadéquations (= déficits) des demandes par rapport aux "disponibilités” (= écoulements régularisés par réservoirs) étaient constatées en 1972 pour tous les bassins riverains de
la Méditerranée (sauf l'Ebre) et estimées, au total, à 1 768.106 m3/an
(MENDILUCE, 1973) [3].
35
et urbanisé à haut niveau de développement économique et/ou à agriculture irriguée intensive.
Les facteurs d’intensité de la demande en eau sont trops connus pour
qu’il soit nécessaire de les exposer en détail : ils sont liés à la fois
à la densité de population et au niveau de développement économique qui
amplifie les demandes industrielle et domestique. Pour une même zone
climatique, une certaine relation se dessine ainsi entre la demande en
eau totale et le PIB à l'échelle nationale, et l'on assiste au "drainage” par les grandes agglomérations des ressources en eau d’espaces de
plus en plus étendus, au détriment de demandes en eau plus extensives,
d'où des situations parfois conflictuelles.
La raréfaction tendant ainsi à croître en raison inverse de la ressource
potentielle et en raison directe de la demande en eau globale, il peut
être utile, du point de vue qui nous intéresse ici, d'examiner la répartition des zones arides et semi-arides selon les degrés de développement
des pays, mesurés par le PNB per capita (a défaut d’un meilleur indice] :
cf. tableau 7.
□n peut penser, en principe, que les pays développés à zone aride sont
ceux où la R.E.U. pourrait trouver les conditions les plus propices.
Les indicateurs quantitatifs globaux de la raréfaction sont l'Znctcce.
d’CXpZoZ&ttZon (ratio prélèvements/f lux de ressource potentielle) et
1'ZndZc.e. de. c.otnonvnad>cc/n (ratio consommation, c’est-à-dire prélèvements
non restitués/flux de ressource potentielle). La signification de ces
indices est certes très sensible à l'étendue des champs spatiaux de référence ; cependant, même lorsqu'ils se rapportent à des pays entiers,
des indices élevés (et à fortiori, des indices > 100 %) sont révélateurs
de présomption de pénurie régionale ou locale.
A titre indicatif, les pays où se présentent les plus forts indices
d'exploitation des ressources en eau "naturelles” (écoulement interne +
importé) sont ceux mentionnés au tableau 8.1 (données à une date voisine de 1975) .
Au sein d'un pays étendu à climats très diversifiés, tel que les EtatsUnis, certaines parties peuvent également présenter des indices élevés
(tableau 8.2).
Ce serait aussi le cas pour certaines régions ou états d'Australie et
d'U.R.S.S.
□n observe sans surprise que les pays à plus fort indice d'exploitation
sont bien ceux du peloton de tête de la classification précédente (à
plus grands PNB per capita en zone aride).
A l'échelle de régions plus restreintes, des "bilans ressources/besoins”
peuvent faire apparaître des situations critiques (zones déficitaires)
permanentes ou conjoncturelles (risque de défaillance de fréquence donnée) . En Espagne, par exemple, des inadéquations (= déficits) des demandes par rapport aux "disponibilités” (= écoulements régularisés par réservoirs) étaient constatées en 1972 pour tous les bassins riverains de
la Méditerranée (sauf l'Ebre) et estimées, au total, à 1 768.106 m3/an
(MENDILUCE, 1973) [3].
35
