4.
Comment agir pour réutiliser les eaux usées ?
Il convient de modifier la qualité des eaux usées pour la rendre compatible avec les normes correspondant à l'usage auquel elles doivent servir. Diverses techniques sont disponibles, tant avec des traitements
artificiels, physiques ou biologiques, qui accélèrent l'évolution naturelle des eaux en station qu’avec des moyens plus proches de la nature
comme les bassins de stabilisation.
Dans ces procédés, l'ajustement en qualité se fait sans utiliser un passage dans le sous-sol.
4.1.
Le traitement en station
Actuellement, les possibilités offertes par les techniques disponibles
sont très étendues et permettent l'élimination des différentes substances contenues dans les eaux usées urbaines ou industrielles à condition
d'accepter une succession d'étages combinant les procédés physiques
(décantation, flottation, osmose inverse, filtration sur sable ou charbon, tamisage], chimiques (floculation, oxydation chimique, chloration,
échangeurs d'ions], biologiques (oxydation biologique, boues activées,
traitement biologique anaérobie et aérobie, aération, dénitrification
biologique] ou électriques (électrodyalise, ozonation, ultra-violets].
Le tableau 5 donne une idée des procédés unitaires permettant une élimination plus ou moins poussée des éléments principaux contenus dans
les eaux usées (cf. figure 25].
Il fait apparaître de façon succincte les possibilités techniques des
procédés et leur capacité d'élimination.
L'inconvénient de ces procédés est leur coût qui peut multiplier par
deux ou trois celui des traitements classiques primaires et secondaires
en filière biologique si on y ajoute les différents affinages, pour
l’élimination des virus et des germes pathogènes, et amener l'azote et
le phosphore et les diverses substances minérales et métaux lourds à
des teneurs acceptables.
□n peut ainsi théoriquement et pratiquement dans de nombreux cas obtenir une qualité correspondant à l’usage choisi ; l'exception est l'obtention de la qualité eau de boisson car on maîtrise encore mal l'obtention de teneurs suffisamment basses en virus en éléments pathogènes
ou en micropolluants ; reste alors un risque que l'eau traitée ne soit
pas potable dans tous les cas même si elle se rapproche de celle obtenue en traitant des eaux de rivières très polluées en vue de l'alimentation en eau.
4.2.
Bassins de stabilisation
Situés à l’aval de traitements primaires et secondaires en station, le
stockage des eaux traitées dans des bassins spécialement conçus pour
obtenir un affinage de l'eau par l'action solaire et celle des algues
permet une réduction très importante des colibacilles et des germes pathogènes, comme l'ont montré de nombreux essais en France et à l'étranger. C’est une solution d'autant plus intéressante qu'elle permet un
stockage qui va dans le sens de la modulation des flux signalés au 5 3.
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Comment agir pour réutiliser les eaux usées ?
Il convient de modifier la qualité des eaux usées pour la rendre compatible avec les normes correspondant à l'usage auquel elles doivent servir. Diverses techniques sont disponibles, tant avec des traitements
artificiels, physiques ou biologiques, qui accélèrent l'évolution naturelle des eaux en station qu’avec des moyens plus proches de la nature
comme les bassins de stabilisation.
Dans ces procédés, l'ajustement en qualité se fait sans utiliser un passage dans le sous-sol.
4.1.
Le traitement en station
Actuellement, les possibilités offertes par les techniques disponibles
sont très étendues et permettent l'élimination des différentes substances contenues dans les eaux usées urbaines ou industrielles à condition
d'accepter une succession d'étages combinant les procédés physiques
(décantation, flottation, osmose inverse, filtration sur sable ou charbon, tamisage], chimiques (floculation, oxydation chimique, chloration,
échangeurs d'ions], biologiques (oxydation biologique, boues activées,
traitement biologique anaérobie et aérobie, aération, dénitrification
biologique] ou électriques (électrodyalise, ozonation, ultra-violets].
Le tableau 5 donne une idée des procédés unitaires permettant une élimination plus ou moins poussée des éléments principaux contenus dans
les eaux usées (cf. figure 25].
Il fait apparaître de façon succincte les possibilités techniques des
procédés et leur capacité d'élimination.
L'inconvénient de ces procédés est leur coût qui peut multiplier par
deux ou trois celui des traitements classiques primaires et secondaires
en filière biologique si on y ajoute les différents affinages, pour
l’élimination des virus et des germes pathogènes, et amener l'azote et
le phosphore et les diverses substances minérales et métaux lourds à
des teneurs acceptables.
□n peut ainsi théoriquement et pratiquement dans de nombreux cas obtenir une qualité correspondant à l’usage choisi ; l'exception est l'obtention de la qualité eau de boisson car on maîtrise encore mal l'obtention de teneurs suffisamment basses en virus en éléments pathogènes
ou en micropolluants ; reste alors un risque que l'eau traitée ne soit
pas potable dans tous les cas même si elle se rapproche de celle obtenue en traitant des eaux de rivières très polluées en vue de l'alimentation en eau.
4.2.
Bassins de stabilisation
Situés à l’aval de traitements primaires et secondaires en station, le
stockage des eaux traitées dans des bassins spécialement conçus pour
obtenir un affinage de l'eau par l'action solaire et celle des algues
permet une réduction très importante des colibacilles et des germes pathogènes, comme l'ont montré de nombreux essais en France et à l'étranger. C’est une solution d'autant plus intéressante qu'elle permet un
stockage qui va dans le sens de la modulation des flux signalés au 5 3.
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