celui de normes d'hygiène à respecter scrupuleusement, qu’il s'agisse
d'un risque direct par l’accumulation de germes ou de polluants dans la
nourriture, ou d'un risque moins direct par le contact avec une eau
souillée à l’occasion du travail ou des loisirs.
Dès qu'on entreprend l’élaboration d’un programme de réutilisation des
eaux usées, il faut rechercher dans quelle mesure ces eaux sont contaminées par des organismes domestiques pathogènes. Les nombreuses études
auxquelles il a été procédé dans ce domaine ont montré que l'on retrouvait habituellement dans les eaux domestiques usées non traitées toute
la gamme des micro-organismes pathogènes présents dans la collectivité
qui les produit.
Ce sont ces germes qui ont provoqué, et provoquent des épidémies de choléra encore récemment en divers pays, justement qualifiées "maladies
hydriques”.
Mais le traitement préalable des eaux peut réduire fortement les risques
□n admet généralement que l’absence de conformes est un indice de l'efficacité bactéricide des procédés de traitement des eaux usées. La sédimentation primaire permet d'obtenir une réduction de 30 à 40 % du nombre
des conformes, alors que le pourcentage obtenu avec la plupart des procédés de traitement biologique complet est de 90 à 95 %. On a constaté
que, dans les bassins de stabilisation, le pourcentage pouvait atteindre
99 % pour une période de rétention de trente jours.
En plus des possibilités techniques indiquées ci-dessus, la solution le
plus souvent retenue est d'utiliser les eaux de deuxième main pour des
usages où les risques sanitaires sont réduits au minimum (eau de refroidissement, irrigation d’arbres, etc.).
3.3.3. Lu cm&iu obétacJLu £uLuu,qu.U, péychoZogi.qu.u
La modulation des rejets peut être différente de celle de l’utilisation.
C’est le cas des effluents urbains qui sont quasi constants durant l'année avec une variation de +30 % entre hiver et été alors que l'usage
agricole passe de 0 à 100 suivant les saisons et ne dure que quatre à
cinq mois par an. Que faire des rejets en saison humide ? Le rejet en
rivière peut poser des problèmes de pollution si le traitement pour
l'usage agricole est insuffisant vis-à-vis de l'objectif de qualité de
la rivière compte-tenu de son débit à cette saison.
Le stockage dans le sous-sol peut être une solution d’autant meilleure
que le dispositif peut être prévu pour être l'un des éléments de la filière du traitement.
Sur le plan psychologique et culturel, des difficultés importantes peuvent exister avec l'usager : c'est le cas dans certains pays arabes qui
repoussent ces techniques pour des raisons religieuses. Il semble là
aussi que les solutions volontaristes qui utilisent le cycle naturel de
l'eau au travers du sol devraient pouvoir vaincre ces obstacles puisque
l'action humaine ne fait pas autre chose que d'utiliser judicieusement
la nature ou d'en reproduire les processus.
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d'un risque direct par l’accumulation de germes ou de polluants dans la
nourriture, ou d'un risque moins direct par le contact avec une eau
souillée à l’occasion du travail ou des loisirs.
Dès qu'on entreprend l’élaboration d’un programme de réutilisation des
eaux usées, il faut rechercher dans quelle mesure ces eaux sont contaminées par des organismes domestiques pathogènes. Les nombreuses études
auxquelles il a été procédé dans ce domaine ont montré que l'on retrouvait habituellement dans les eaux domestiques usées non traitées toute
la gamme des micro-organismes pathogènes présents dans la collectivité
qui les produit.
Ce sont ces germes qui ont provoqué, et provoquent des épidémies de choléra encore récemment en divers pays, justement qualifiées "maladies
hydriques”.
Mais le traitement préalable des eaux peut réduire fortement les risques
□n admet généralement que l’absence de conformes est un indice de l'efficacité bactéricide des procédés de traitement des eaux usées. La sédimentation primaire permet d'obtenir une réduction de 30 à 40 % du nombre
des conformes, alors que le pourcentage obtenu avec la plupart des procédés de traitement biologique complet est de 90 à 95 %. On a constaté
que, dans les bassins de stabilisation, le pourcentage pouvait atteindre
99 % pour une période de rétention de trente jours.
En plus des possibilités techniques indiquées ci-dessus, la solution le
plus souvent retenue est d'utiliser les eaux de deuxième main pour des
usages où les risques sanitaires sont réduits au minimum (eau de refroidissement, irrigation d’arbres, etc.).
3.3.3. Lu cm&iu obétacJLu £uLuu,qu.U, péychoZogi.qu.u
La modulation des rejets peut être différente de celle de l’utilisation.
C’est le cas des effluents urbains qui sont quasi constants durant l'année avec une variation de +30 % entre hiver et été alors que l'usage
agricole passe de 0 à 100 suivant les saisons et ne dure que quatre à
cinq mois par an. Que faire des rejets en saison humide ? Le rejet en
rivière peut poser des problèmes de pollution si le traitement pour
l'usage agricole est insuffisant vis-à-vis de l'objectif de qualité de
la rivière compte-tenu de son débit à cette saison.
Le stockage dans le sous-sol peut être une solution d’autant meilleure
que le dispositif peut être prévu pour être l'un des éléments de la filière du traitement.
Sur le plan psychologique et culturel, des difficultés importantes peuvent exister avec l'usager : c'est le cas dans certains pays arabes qui
repoussent ces techniques pour des raisons religieuses. Il semble là
aussi que les solutions volontaristes qui utilisent le cycle naturel de
l'eau au travers du sol devraient pouvoir vaincre ces obstacles puisque
l'action humaine ne fait pas autre chose que d'utiliser judicieusement
la nature ou d'en reproduire les processus.
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