Les volumes servant à l'irrigation se répartissent entre ceux directement utiles à la plante, une fraction percolant vers la nappe, et une
part collectée par les réseaux de drainage. Cette dernière qui est de
l'ordre de 5 à 10 % du volume global, bien que chargée en sels peut
constituer un potentiel valable pour certains usages. Ceci nécessite
une collecte coûteuse à cause des vastes surfaces (1 500 à 5 000 m /ha)
mais cette collecte est souvent nécessaire et le réseau de drainage est
réalisé pour préserver les sols.
3.2.
Les usages possibles
La figure 11 montre à quels usages on peut utiliser théoriquement les
eaux usées des villes ou des industries.
Cependant, les réalisations les plus nombreuses portent,dans l’ordre,
sur l’agriculture (vergers, fourrages, produits à consommer après cuisson), les eaux urbaines de lavage et d'arrosage, le refroidissement,
l'industrie, les loisirs avec la navigation de plaisance. En effet, pour
ces usages, l'adaptation en qualité est assez aisée.
Quelques cas sont à noter pour la pisciculture et pour la peche, bien
que l’adaptation en qualité soit plus délicate. Par contre, pour l'eau
de boisson, l’irrigation destinée
crus, ou même pour l'alimentation
publique où les coûts économiques
lisation importante.
à des produits agricoles à consommer
du bétail, les contraintes de santé
ont pour l’instant écarté toute réaFigure 11
Réutilisations possibles des eaux usées
(En grisé les cas les plus fréquents deR.E.U.)
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