3.
Devenir de l'eau dans la filière
On ne peut parler dans ce cas d’eau épurée car il n’y a pas de processus
auto-épurateur ou du moins très peu, mais dilution avec l’eau de 1’aquifère .
Par contre, la qualité de l’eau injectée semble provoquer (ce qui est
tout à fait logique) des variations de la qualité chimique dans la nappe, ainsi que le montre le tableau 33. On note particulièrement une augmentation du calcium. Les analyses bactériologiques (non indiquées ici)
indiquent que les conformes qui se trouvaient dans l’eau injectée
étaient souvent retrouvés dans les eaux extraites à 30 m du puits d’injection, mais n’ont pas été retrouvés dans les puits situés à 75 m du
puits d’injection. 0’après GOLOSHMID, les injections effectuées ont posé
également des problèmes de qualité. Il faut noter que les eaux injectées
n’étaient pas dans ce cas des effluents mais des eaux de surface (Lac
Kinnereth) ayant subi une chloration. Après un pompage de deux jours,
on arrivait à se débarrasser de l’odeur, de la turbidité, mais la qualité bactériologique reste défectueuse pendant plus longtemps.
On autre problème important posé par les puits d’injection est celui du
colmatage auquel il est difficile de remédier. Ce problème peut être résolu par l’utilisation de mêmes puits à la fois pour la recharge et le
pompage. Pendant les mois d’hiver, le puits sert à la recharge, et il
est transformé l’été en puits de pompage, ce qui lui permet d'être nettoyé.
Risques sanitaires
L'effluent étant directement injecté dans la nappe, il est évident que
pour éviter les risques de détérioration de tout l'aquifère, l’eau usée
devra présenter des garanties sur le plan sanitaire.
5,
Réalisations et projets marquants
Notons qu'il existe dans de nombreux pays, des exemples de recharge de
nappe par puits d'injection, mais les eaux injectées sont des eaux de
rivières ou de lacs et non des effluents.
Si l’on se limite au rejet d’effluents traités, la principale réalisation concerne 1’"Orange County Water District” en Californie. Cette
opération s’effectue par 22 puits d'injection situés à 4 miles de la
côte et par une ligne de puits de prélèvement située entre la côte et
les puits d'injection. L'objectif dans ce cas est de créer une barrière
à l'intrusion de l’eau salée dans la nappe.
En France, il n'existe pas de cas d’injection d’eau usée réutilisée. On
peut citer l’exemple de Saint-Jean-de-Monts en Vendée, où l’on rejette
des effluents traités de la station d’épuration en les injectant dans
une nappe aquifère salée impropre à la consommation. Il s'agit dans ce
190
Devenir de l'eau dans la filière
On ne peut parler dans ce cas d’eau épurée car il n’y a pas de processus
auto-épurateur ou du moins très peu, mais dilution avec l’eau de 1’aquifère .
Par contre, la qualité de l’eau injectée semble provoquer (ce qui est
tout à fait logique) des variations de la qualité chimique dans la nappe, ainsi que le montre le tableau 33. On note particulièrement une augmentation du calcium. Les analyses bactériologiques (non indiquées ici)
indiquent que les conformes qui se trouvaient dans l’eau injectée
étaient souvent retrouvés dans les eaux extraites à 30 m du puits d’injection, mais n’ont pas été retrouvés dans les puits situés à 75 m du
puits d’injection. 0’après GOLOSHMID, les injections effectuées ont posé
également des problèmes de qualité. Il faut noter que les eaux injectées
n’étaient pas dans ce cas des effluents mais des eaux de surface (Lac
Kinnereth) ayant subi une chloration. Après un pompage de deux jours,
on arrivait à se débarrasser de l’odeur, de la turbidité, mais la qualité bactériologique reste défectueuse pendant plus longtemps.
On autre problème important posé par les puits d’injection est celui du
colmatage auquel il est difficile de remédier. Ce problème peut être résolu par l’utilisation de mêmes puits à la fois pour la recharge et le
pompage. Pendant les mois d’hiver, le puits sert à la recharge, et il
est transformé l’été en puits de pompage, ce qui lui permet d'être nettoyé.
Risques sanitaires
L'effluent étant directement injecté dans la nappe, il est évident que
pour éviter les risques de détérioration de tout l'aquifère, l’eau usée
devra présenter des garanties sur le plan sanitaire.
5,
Réalisations et projets marquants
Notons qu'il existe dans de nombreux pays, des exemples de recharge de
nappe par puits d'injection, mais les eaux injectées sont des eaux de
rivières ou de lacs et non des effluents.
Si l’on se limite au rejet d’effluents traités, la principale réalisation concerne 1’"Orange County Water District” en Californie. Cette
opération s’effectue par 22 puits d'injection situés à 4 miles de la
côte et par une ligne de puits de prélèvement située entre la côte et
les puits d'injection. L'objectif dans ce cas est de créer une barrière
à l'intrusion de l’eau salée dans la nappe.
En France, il n'existe pas de cas d’injection d’eau usée réutilisée. On
peut citer l’exemple de Saint-Jean-de-Monts en Vendée, où l’on rejette
des effluents traités de la station d’épuration en les injectant dans
une nappe aquifère salée impropre à la consommation. Il s'agit dans ce
190
