5.6.
Réseau d'eau industrielle de Koto (Japon)
A Koto, dans la banlieue ouest de Tokyo, tout prélèvement d’eau souterraine a dû être interdit à la suite d'importants phénomènes de subsidence : l'alimentation des établissements industriels se fait maintenant
par un réseau d'eaux usées épurées avec traitement tertiaire (chloration
et filtration sur sable). Ce réseau a distribué en 1975, 83 000 m3/jour
dont 29 % pour des opérations de lavage.
6,
Analyse économique sommaire
Les cas examinés au paragraphe 5 comportent une analyse économique plus
ou moins détaillée. Il s'agit de justifier l’utilisation d'eaux usées
épurées plutôt que d’eaux d'autre provenance (eau municipale, de rivière, de forage).
En général, les eaux municipales et souterraines sont de qualité supérieure à ce qui est nécessaire pour le lavage et le transport de matériaux, et, dans les cas de ressources limitées, il est préférable de les
réserver à des usages plus nobles.
Inversement, nous n’avons pas eu connaissance de cas de réutilisation
d’eaux usées pour lavage et transport de matériaux par les industries
qui exigent des eaux de bonne qualité (industries alimentaires, par
exemple).
Un bilan économique complet est nécessaire pour justifier le choix d'un
approvisionnement en eau. Ce bilan doit prendre en compte les coûts
d'investissement et de fonctionnement.
■ Coûts d'investissement : ils comportent :
- le coût des canalisations et éventuellement des stations de pompage,
lié aux données topographiques (éloignement, dénivellation) ;
- le coût de l'installation de traitement tertiaire, si celui-ci est nécessaire (en fonction de la qualité de l’effluent et des conditions
d’utilisation). Ce traitement se limite souvent à une chloration.
■ Coûts de fonctionnement : ils comportent :
- le coût de l’eau à l’achat : quand il y a recyclage, il faut tenir
compte du fait qu'une eau de moins bonne qualité nécessite des purges
plus importantes (pour éviter des concentrations excessives), et donc
un débit d'appoint plus important ;
le coût du circuit de distribution (pompage et main-d’oeuvre) ;
le coût du traitement tertiaire éventuel (fournitures et maind’oeuvre).
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