6.
Analyse économique sommaire
Les eaux usées épurées sont habituellement rejetées dans le milieu naturel, donc au départ de la station d'épuration leur coût est faible par
comparaison, par exemple, avec l'eau potable municipale au départ de la
station de traitement.
Pour décider de l’utilisation d’effluents épurés plutôt que d’eaux
d'autre provenance pour un circuit de refroidissement industriel, il
faut prendre en compte les coûts d'investissement et les coûts de fonctionnement :
■ Coûts d'investissement : ils comportent :
- le coût des canalisations et éventuellement des stations de pompage
lié aux données topographiques (éloignement, dénivellation) ;
- éventuellement, le coût de l'installation de traitement tertiaire,
lié à la qualité de l'effluent réutilisé (ce traitement n'est jamais
très sophistiqué) ;
- éventuellement, le coût du système de nettoyage en continu, si cette
technique a été retenue.
■ Coûts de fonctionnement : ils comportent :
~ le coût de la consommation d’eau : l’eau est bon marché, mais suivant
sa qualité, on peut être amené dans un circuit semi-fermé à en consommer plus en adoptant un rapport de concentration plus faible, donc
des débits d’appoint et de purge plus importants ;
- le coût du suivi du fonctionnement peut être augmenté dans la mesure
où les caractéristiques d'un effluent de station d’épuration sont relativement variables, ce qui conduit à augmenter la fréquence des mesures ;
- le coût du traitement tertiaire éventuel (mais, dans bien des cas,
comme celui de la centrale de Croydon, aucun traitement spécial n'est
nécessaire) ;
- le coût d'une perte de rendement de l'échangeur de chaleur due à un
encrassage périodique et des pertes de chaleur par les purges.
Quelques-uns des cas cités en Annexe 1 comportent une analyse économique
plus ou moins détaillée. On ignore, dans certains cas, si l'amortissement de l'investissement et les intérêts des capitaux investis sont corn,
pris dans les prix de revient indiqués. Ce prix de revient est décomposé
en prix d'achat à la municipalité et coût du traitement tertiaire. Sui
vant les cas, le transport et le traitement tertiaire peuvent être con
fiés à la municipalité ou à l’utilisateur. Les conventions passées entre
municipalité et utilisateur précisent la qualité et la quantité d eau
fournie, ainsi que le lieu et la pression de distribution, et,le.prix de
vente. Dans les cas où nous disposons de données chiffrées, 1 utilisation
d'eaux usées épurées plutôt que d’eaux "neuves” (eau municipale, de ri
vière, de forage) se justifie, en général, par un prix de revient moindre. Le prix de revient varie énormément en fonction des conditions loca
les (aux U.S.A., en 1972, d'après l’étude de WEDDLE et MASRI, Industrial
water engineering, pages 18-24, de 0,05 à 1,35 F/m3 pour les eaux usées
réutilisées et de 0,24 à 3,50 F/m3 pour l’eau "neuve”).
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Analyse économique sommaire
Les eaux usées épurées sont habituellement rejetées dans le milieu naturel, donc au départ de la station d'épuration leur coût est faible par
comparaison, par exemple, avec l'eau potable municipale au départ de la
station de traitement.
Pour décider de l’utilisation d’effluents épurés plutôt que d’eaux
d'autre provenance pour un circuit de refroidissement industriel, il
faut prendre en compte les coûts d'investissement et les coûts de fonctionnement :
■ Coûts d'investissement : ils comportent :
- le coût des canalisations et éventuellement des stations de pompage
lié aux données topographiques (éloignement, dénivellation) ;
- éventuellement, le coût de l'installation de traitement tertiaire,
lié à la qualité de l'effluent réutilisé (ce traitement n'est jamais
très sophistiqué) ;
- éventuellement, le coût du système de nettoyage en continu, si cette
technique a été retenue.
■ Coûts de fonctionnement : ils comportent :
~ le coût de la consommation d’eau : l’eau est bon marché, mais suivant
sa qualité, on peut être amené dans un circuit semi-fermé à en consommer plus en adoptant un rapport de concentration plus faible, donc
des débits d’appoint et de purge plus importants ;
- le coût du suivi du fonctionnement peut être augmenté dans la mesure
où les caractéristiques d'un effluent de station d’épuration sont relativement variables, ce qui conduit à augmenter la fréquence des mesures ;
- le coût du traitement tertiaire éventuel (mais, dans bien des cas,
comme celui de la centrale de Croydon, aucun traitement spécial n'est
nécessaire) ;
- le coût d'une perte de rendement de l'échangeur de chaleur due à un
encrassage périodique et des pertes de chaleur par les purges.
Quelques-uns des cas cités en Annexe 1 comportent une analyse économique
plus ou moins détaillée. On ignore, dans certains cas, si l'amortissement de l'investissement et les intérêts des capitaux investis sont corn,
pris dans les prix de revient indiqués. Ce prix de revient est décomposé
en prix d'achat à la municipalité et coût du traitement tertiaire. Sui
vant les cas, le transport et le traitement tertiaire peuvent être con
fiés à la municipalité ou à l’utilisateur. Les conventions passées entre
municipalité et utilisateur précisent la qualité et la quantité d eau
fournie, ainsi que le lieu et la pression de distribution, et,le.prix de
vente. Dans les cas où nous disposons de données chiffrées, 1 utilisation
d'eaux usées épurées plutôt que d’eaux "neuves” (eau municipale, de ri
vière, de forage) se justifie, en général, par un prix de revient moindre. Le prix de revient varie énormément en fonction des conditions loca
les (aux U.S.A., en 1972, d'après l’étude de WEDDLE et MASRI, Industrial
water engineering, pages 18-24, de 0,05 à 1,35 F/m3 pour les eaux usées
réutilisées et de 0,24 à 3,50 F/m3 pour l’eau "neuve”).
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