mesure du possible que les terrains agricoles utilisés soient suffisamment éloignés des habitations et en aval par rapport aux vents dominants
d’autant plus que lorsque l’irrigation se fait par "asperseurs” les risques de contamination humaine par les bactéries ou virus transportés par
les aérosols sont toujours possibles. Pour remédier à cela, il a été mis
en place sur certaines réalisations, une zone "morte” autour du périmètre irrigué (d’une centaine de mètres de largeur) et (ou) un rideau
d'arbres protecteurs.
Dans les principales réalisations existantes, la plupart des eaux subissent une désinfection qui abaisse le taux de conformes à des valeurs
inférieures à 1 000/100 ml. Cependant, nombre d’études font mention du
redéveloppement possible des germes après désinfection. Cela tient essentiellement au fait que :
- le milieu est particulièrement riche en composés nutritifs favorisant
ainsi le développement microbien ;
- la désinfection (même partielle) a détruit en quelque sorte les "prédateurs” des bactéries, libérant ainsi leur reproduction.
Il semble, d’après les quelques études menées sur ce sujet, qu’il faudrait descendre à un niveau de l'ordre de 100 à 200 bactéries conformes
pour être à l'abri d'un redéveloppement bactérien.
Outre l’aspect sanitaire, une mauvaise qualité bactériologique peut
prohiber l’utilisation de certains systèmes d'irrigation (tels les "asperseurs") du fait des possibilités d'obstruction par développement
bactérien intense.
6.
Réalisations - Projets marquants
Le tableau 26 résume les différentes caractéristiques d'une dizaine de
réalisations particulièrement intéressantes soit en raison de leur importance, soit parce qu’elles sont menées sous l'aspect expérimental,
c’est-à-dire acquisition de connaissances en matière de réutilisation
des eaux usées a des fins agricoles. Les exemples présentés sont ex
traits du document précité publié par 1'Agence Financière de Bassin
Rhône-Méditerranée-Corse.
7.
Analyse économique sommaire
Il existe deux types d'approche possibles pour tenter d évaluer le prix
de revient du m3 d'eau utilisé pour l'irrigation.
7-1•
Première approche
Elle consiste à prendre en compte les différents paramètres qui inter
viennent dans le coût et d’essayer de les chiffrer. Un document récent
de l'EPA (POUND, CRUES, GRIFFES, 1979) détaille les différentes composantes de ce coût pour le calcul du prix de revient :
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