2.
Eau usée entrante
2.1.
Volumes journaliers
□ans la plus importante réalisation existante (Melbourne], le ruissellement contrôlé, qui couvre 1 460 ha, peut épurer 270 000 m d eau usée
par jour en valeur moyenne, en saison hivernale. On ne connaît pas le
volume épuré en jour de pointe ; il est vraisemblablement de l'ordre de
350 000 m3.
Les autres réalisations, situées aux U.S.A., ont un caractère beaucoup
plus expérimental, et l'U.S Environmental Protection Agency envisage de
généraliser le procédé pour des rejets journaliers de l'ordre de
2 500 m3.
En fait, tout dépend de la superficie disponible. Le seul exemple permettant de fixer un critère est celui de Melbourne, où on admet qu’un
hectare de prairie soumise au ruissellement contrôlé peut épurer
190 m3/j d’effluent à 400 mg/1 de DB05 (soit l’épuration d'une charge
de 75 kg/ha.j de DBD5 ; mais on a estimé, sans expérimentation de longue durée permettant d’en apporter la preuve, que la pollution traitée
par hectare et par jour pouvait être dix fois supérieure).
2.2.
Qualité de l'eau entrante
L’eau entrante est distribuée par des prinklers en tête de prairies.
S’il s’agit d’une eau usée urbaine, cela nécessite au minimum un traitement primaire préalable comportant dégrillage, dessablage, enlèvement
des flottants et tamisage. C’est le traitement utilisé à la station expérimentale d’Ada (U.S.A.). A Melbourne, le traitement primaire préalable est le traitement classique (dégrillage, dessablage, déshuilage,
décantation).
Il n'y a aucune autre contrainte relative à la qualité de l’eau entrante ; étant admis que le traitement primaire élimine 15 à 30 % de la pollution de l'eau brute, celle-ci peut être un effluent urbain quelconque,
ou même, comme à Paris (Texas, U.S.A.), des eaux usées de conserverie.
Sur ce site, on a même utilisé des pesticides pour protéger la plante de
couverture des insectes nuisibles, sans dommage pour l’efficacité de
l’épuration ; mais les eaux épurées sont rejetées au milieu naturel, et
il n’est pas sûr que les traitements aux pesticides soient envisageables
en cas de réutilisation immédiate de l’eau épurée à certains usages (ou
de vente des coupes de fourrage).
3,
Qualité de l'eau épurée par ruissellement contrôlé
3.1.
Efficacité du traitement
3.1.1. A Melbourne, le ruissellement contrôlé n'est pas le seul moyen
de traiter les eaux usées. On l’utilise principalement en hiver, alors
qu'en été (octobre-avril), la température et le déficit pluviométrique
permettent l'irrigation de pâture avec drainage en sous-sol. D’autre
part, des lagunes constituent le complément indispensable du système,
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Eau usée entrante
2.1.
Volumes journaliers
□ans la plus importante réalisation existante (Melbourne], le ruissellement contrôlé, qui couvre 1 460 ha, peut épurer 270 000 m d eau usée
par jour en valeur moyenne, en saison hivernale. On ne connaît pas le
volume épuré en jour de pointe ; il est vraisemblablement de l'ordre de
350 000 m3.
Les autres réalisations, situées aux U.S.A., ont un caractère beaucoup
plus expérimental, et l'U.S Environmental Protection Agency envisage de
généraliser le procédé pour des rejets journaliers de l'ordre de
2 500 m3.
En fait, tout dépend de la superficie disponible. Le seul exemple permettant de fixer un critère est celui de Melbourne, où on admet qu’un
hectare de prairie soumise au ruissellement contrôlé peut épurer
190 m3/j d’effluent à 400 mg/1 de DB05 (soit l’épuration d'une charge
de 75 kg/ha.j de DBD5 ; mais on a estimé, sans expérimentation de longue durée permettant d’en apporter la preuve, que la pollution traitée
par hectare et par jour pouvait être dix fois supérieure).
2.2.
Qualité de l'eau entrante
L’eau entrante est distribuée par des prinklers en tête de prairies.
S’il s’agit d’une eau usée urbaine, cela nécessite au minimum un traitement primaire préalable comportant dégrillage, dessablage, enlèvement
des flottants et tamisage. C’est le traitement utilisé à la station expérimentale d’Ada (U.S.A.). A Melbourne, le traitement primaire préalable est le traitement classique (dégrillage, dessablage, déshuilage,
décantation).
Il n'y a aucune autre contrainte relative à la qualité de l’eau entrante ; étant admis que le traitement primaire élimine 15 à 30 % de la pollution de l'eau brute, celle-ci peut être un effluent urbain quelconque,
ou même, comme à Paris (Texas, U.S.A.), des eaux usées de conserverie.
Sur ce site, on a même utilisé des pesticides pour protéger la plante de
couverture des insectes nuisibles, sans dommage pour l’efficacité de
l’épuration ; mais les eaux épurées sont rejetées au milieu naturel, et
il n’est pas sûr que les traitements aux pesticides soient envisageables
en cas de réutilisation immédiate de l’eau épurée à certains usages (ou
de vente des coupes de fourrage).
3,
Qualité de l'eau épurée par ruissellement contrôlé
3.1.
Efficacité du traitement
3.1.1. A Melbourne, le ruissellement contrôlé n'est pas le seul moyen
de traiter les eaux usées. On l’utilise principalement en hiver, alors
qu'en été (octobre-avril), la température et le déficit pluviométrique
permettent l'irrigation de pâture avec drainage en sous-sol. D’autre
part, des lagunes constituent le complément indispensable du système,
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