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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Figure 5 ■ Analyse MET et EDX; a : Filament branchial du bivalve Corbicula fluminea
après 10 jours d’exposition à 500 pg-L ' d’uranium appauvri. Apparition de « paillettes »
associant l’uranium et le phosphore dans des zones plus ou moins riches en fer; b : Branchies de Danio rerio après 20 jours d’exposition à un mélange 93,7 pg-L“ d’uranium
appauvri +6,3 pg-L“' d’uranium 233 (2375 Bq-L"1). Accumulation et stockage d’uranium
associé au phosphore dans les noyaux de cellules piliers constituant les lamelles secondaires.
Ces résultats, quoique nécessitant un élargissement de la gamme de radionucléides et des investigations plus poussées sur l’identification des espèces
chimiques, permettent déjà de connaître et comprendre, en fonction de la
nature des molécules biologiques mises en jeu dans les interactions, le temps de
résidence du toxique dans l’organe ou l’organisme considéré comme cela avait été
fait avec l’américium chez le homard (Paquet et al., 1993).
2.1.3. Chez les mammifères
La plupart des études de spéciation par modélisation ou approche in vitro ont
été jusqu’à présent focalisées sur le sang (Paquet et al., 2003 ; Ansoborlo et al.,
2006). Les résultats sur ce principal vecteur de la contamination, montrent qu’une
importante fraction des actinides est sous forme carbonatée alors qu’une fraction
secondaire est susceptible d’être chélatée par une grande variété de protéines
sériques comme la transferrine (Vidaud et al., 2005).
Quant aux principaux organes de stockage (os et reins) ou de détoxication j
(foie), ils font l’objet de travaux plus récents.
i
Lensemble des études in vitro sur les cellules rénales a ainsi permis de démon- ।
trer que :
s
(5
— la spéciation chimique de l’uranium ainsi que la concentration en calcium =
influençaient l’accumulation et la toxicité de l’uranium (Carrière et al., 2005) ; |
o
- 1 entrée de 1 uranium dans ces cellules rénales en culture se ferait sous une {
forme carbonatée de l’uranyle (UO2(CO3)3~ principalement (Carrière et al., ‘
2005)), en compétition avec les ions calcium vis-à-vis d’un transporteur |
membranaire responsable de leur passage; ces résultats ont été récemment j
confirmés expérimentalement par des mesures EX AFS (Carrière et al., 2008); «
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Figure 5 ■ Analyse MET et EDX; a : Filament branchial du bivalve Corbicula fluminea
après 10 jours d’exposition à 500 pg-L ' d’uranium appauvri. Apparition de « paillettes »
associant l’uranium et le phosphore dans des zones plus ou moins riches en fer; b : Branchies de Danio rerio après 20 jours d’exposition à un mélange 93,7 pg-L“ d’uranium
appauvri +6,3 pg-L“' d’uranium 233 (2375 Bq-L"1). Accumulation et stockage d’uranium
associé au phosphore dans les noyaux de cellules piliers constituant les lamelles secondaires.
Ces résultats, quoique nécessitant un élargissement de la gamme de radionucléides et des investigations plus poussées sur l’identification des espèces
chimiques, permettent déjà de connaître et comprendre, en fonction de la
nature des molécules biologiques mises en jeu dans les interactions, le temps de
résidence du toxique dans l’organe ou l’organisme considéré comme cela avait été
fait avec l’américium chez le homard (Paquet et al., 1993).
2.1.3. Chez les mammifères
La plupart des études de spéciation par modélisation ou approche in vitro ont
été jusqu’à présent focalisées sur le sang (Paquet et al., 2003 ; Ansoborlo et al.,
2006). Les résultats sur ce principal vecteur de la contamination, montrent qu’une
importante fraction des actinides est sous forme carbonatée alors qu’une fraction
secondaire est susceptible d’être chélatée par une grande variété de protéines
sériques comme la transferrine (Vidaud et al., 2005).
Quant aux principaux organes de stockage (os et reins) ou de détoxication j
(foie), ils font l’objet de travaux plus récents.
i
Lensemble des études in vitro sur les cellules rénales a ainsi permis de démon- ।
trer que :
s
(5
— la spéciation chimique de l’uranium ainsi que la concentration en calcium =
influençaient l’accumulation et la toxicité de l’uranium (Carrière et al., 2005) ; |
o
- 1 entrée de 1 uranium dans ces cellules rénales en culture se ferait sous une {
forme carbonatée de l’uranyle (UO2(CO3)3~ principalement (Carrière et al., ‘
2005)), en compétition avec les ions calcium vis-à-vis d’un transporteur |
membranaire responsable de leur passage; ces résultats ont été récemment j
confirmés expérimentalement par des mesures EX AFS (Carrière et al., 2008); «
