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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Figure 4 ■ Coordination des ions Fe3+ et UO22+ par la transferrine (Vidaud et al., 2007).
TYR95
Ce comportement opportuniste, non spécifique, soupçonné pour 1 uranium
comme pour beaucoup de métaux exogènes peut entraîner de graves désordres
physiologiques par inactivation de protéines nécessaires à l’homéostasie de
métaux essentiels (ici on voit que la Tf a une conformation différente dans le
cas de l’uranyle et du fer) ou par dérégulation de cette dernière. Ces hypothèses
concordent avec les résultats d’études réalisées in vivo montrant qu’une exposition
chronique long terme à l’uranium pouvait entraîner l’apparition de clusters de fer
au niveau rénal (Donnadieu-Claraz et al., 2007) et des modifications d’expression
des protéines liées au métabolisme du fer (Berradi et al., 2008).
La substitution d’éléments essentiels par d’autres éléments a, comme illustré
précédemment, plusieurs répercutions possibles avec des conséquences plus
ou moins importantes sur l’organisme vivant étudié. Cette conclusion renforce
d’autant les arguments en faveur de la détermination de la spéciation des éléments
d’intérêt dans le vivant afin de mieux caractériser leurs flux et leur toxicité une
fois dans l’organisme.
2.
Mise en évidence des interactions « élément -
molécule biologique » dans le vivant
Les stratégies d’approche de la spéciation d’un élément dans le vivant sont \
nombreuses : la modélisation in silico via des logiciels, l’utilisation de modèles in •
vitro, l’analyse in situ, la séparation des espèces puis la détection de l’élément. La - ,
complémentarité de toutes ces approches est avérée et permet d’obtenir une fiabi- \
lité optimale du résultat.
La spéciation des éléments in vivo reste, malgré son importance, assez confi- ;
dentielle de par sa complexité. 11 existe très peu d’études de spéciation in vivo à j
des concentrations « réalistes » d’exposition mais plutôt des approches prélimi- -
naires plus macroscopiques de distribution subcellulaire, pour avant tout, localiser s
le polluant dans 1 organisme contaminé. C’est aussi le cas de l’iode, dont la locali- i
sation subcellulaire a été réalisée récemment chez l’algue (Verhaeghe et al., 2008), «
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Figure 4 ■ Coordination des ions Fe3+ et UO22+ par la transferrine (Vidaud et al., 2007).
TYR95
Ce comportement opportuniste, non spécifique, soupçonné pour 1 uranium
comme pour beaucoup de métaux exogènes peut entraîner de graves désordres
physiologiques par inactivation de protéines nécessaires à l’homéostasie de
métaux essentiels (ici on voit que la Tf a une conformation différente dans le
cas de l’uranyle et du fer) ou par dérégulation de cette dernière. Ces hypothèses
concordent avec les résultats d’études réalisées in vivo montrant qu’une exposition
chronique long terme à l’uranium pouvait entraîner l’apparition de clusters de fer
au niveau rénal (Donnadieu-Claraz et al., 2007) et des modifications d’expression
des protéines liées au métabolisme du fer (Berradi et al., 2008).
La substitution d’éléments essentiels par d’autres éléments a, comme illustré
précédemment, plusieurs répercutions possibles avec des conséquences plus
ou moins importantes sur l’organisme vivant étudié. Cette conclusion renforce
d’autant les arguments en faveur de la détermination de la spéciation des éléments
d’intérêt dans le vivant afin de mieux caractériser leurs flux et leur toxicité une
fois dans l’organisme.
2.
Mise en évidence des interactions « élément -
molécule biologique » dans le vivant
Les stratégies d’approche de la spéciation d’un élément dans le vivant sont \
nombreuses : la modélisation in silico via des logiciels, l’utilisation de modèles in •
vitro, l’analyse in situ, la séparation des espèces puis la détection de l’élément. La - ,
complémentarité de toutes ces approches est avérée et permet d’obtenir une fiabi- \
lité optimale du résultat.
La spéciation des éléments in vivo reste, malgré son importance, assez confi- ;
dentielle de par sa complexité. 11 existe très peu d’études de spéciation in vivo à j
des concentrations « réalistes » d’exposition mais plutôt des approches prélimi- -
naires plus macroscopiques de distribution subcellulaire, pour avant tout, localiser s
le polluant dans 1 organisme contaminé. C’est aussi le cas de l’iode, dont la locali- i
sation subcellulaire a été réalisée récemment chez l’algue (Verhaeghe et al., 2008), «
