Biomarqueurs d’exposition et d’ atteinte tissulaire
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paraît donc intéressant d’étudier ainsi la néphrotoxicité de certains métaux. Nous
menons actuellement un travail visant à répertorier les protéines différentiellement exprimées dans l’urine de rats contaminés de façon aiguë par l’uranium et
à identifier des biomarqueurs d’intoxication. La recherche de biomarqueurs dans
les fluides biologiques à l’aide des nouvelles techniques de protéomique devrait,
dans les années à venir, fournir de précieux outils de suivi des contaminations
humaines.
2.3.3. Métabolomique
L’analyse métabolomique permet de mettre en évidence les métabolites les plus
impliqués dans la rupture de l’homéostasie métabolique induite par les changements physiopathologiques étudiés. Ainsi, la détermination de l’état de santé d individus ou de groupes d’individus ne dépend plus seulement de quelques biomarqueurs, mais de plusieurs centaines à plusieurs milliers de descripteuis (Nicholson
étal., 2004). Une telle abondance permet de constituer des profils d’évolution de
ces descripteurs et ainsi de préciser et même prédire 1 origine de 1 atteinte. 11 en
découle un mode de diagnostic non invasif et potentiellement prédictif de pathologies induites par une contamination interne.
Cette approche n’en est encore qu’à ses débuts. Elle est actuellement limitée
par des aspects technologiques liés à l’instrumentation et à la bio-informatique,
mais également à l’extraordinaire complexité de la masse d infoi mation generee .
une empreinte métabolique renferme ainsi des infbi mations sur le meta o isme
central d’un individu, mais également sur 1 adaptation de son meta o isinea en
vironnement et il est ainsi souvent délicat de relier diiectement un meta o i e a un
phénomène biologique. Enfin, un grand nombre de métabolites n ont toujcms pa
été identifiés.
Pour l’instant, l’étude de la toxicité des métaux lourds chez les humains ou sur
des modèles animaux n’a été que peu abordée avec es ou i s an
•
r ' rAaijsées sur deux métaux lourds, 1 uramique. Des etudes préliminaires ont e te ea
djff,rentes concentrations de
mum et le cadmium. Les urines de rats tiaite p
. . recueillies
cadmium et d’uranium (1 ; 10 et 100 mg/L dans l’eau de boison ont sur une période de 3 mois. Les analyses pat c romaogra
de sjgnaux
spectrométrie de masse ont permis de mettre en
ou diminuées dans |es
dont les intensités étaient significative™ie ■ g
aux urines de rats témoins,
urines de rats traités par les métaux lourd , p
P
cadmium 0L1 de l’uranium.
Les variations enregistrées étaient selectlVeS ° transitoires (précoces ou tardives)
Elles pouvaient également être continues
et , corréler leur varia(Lafaye, 2005). Il reste maintenant a iden
des anatomo.
tion d’intensité avec des altérations observées dan s le cad
pathologiques afin d’aboutir à des biomarqueurs
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