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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
génotoxiques de l’uranium enrichi sont plus prononcés et se traduisent par une
augmentation des cassures de l’ADN et des chromosomes (Darolles et al., 2008)
(figure 3). Les effets délétères de l’uranium sur la molécule d’ADN sont donc
variables selon la composition isotopique de ce dernier. Ils sont appréciés par des
biomarqueurs de génotoxicité. Il est raisonnable d’envisager à court ou moyen
terme d’utiliser ces biomarqueurs pour estimer la dose engagée reçue par un individu suite à une contamination interne, comme ils le permettent déjà suite à des
irradiations par des rayonnements X ou y.
Effets sur les signaux__________________ »
Réponse
cellulaires
Toxicité
inflammatoire
radiologique
Perturbation des
mécanismes de
réparation de l’ADN
92 U
/ particules
Toxicité ’
!
\
physique
/
Toxicité
/
chimique
Production de
radicaux libres
Effets directs
sur l’ADN
Génotoxicité
Cytotoxicité
Effets sur la prolifération cellulaire
Figure 3 ■ Synthèse des mécanismes de toxicité de l’uranium sur le tissu pulmonaire
suite à une inhalation de particules uranifères. Les particules d’uranium inhalées peuvent entraîner différents types de toxicité : chimique et radiologique, mais également
physique ou particulaire liée à l’empoussièrement du poumon. En réponse à ces toxicités, les mécanismes biologiques mis en jeu peuvent conduire à des effets génotoxiques,
cytotoxiques ou sur la prolifération cellulaire au niveau du tissu pulmonaire (© F. Petitot/IRNS).
2.3. Apport des « omiques » : vers de nouveaux biomarqueurs
d’atteinte tissulaire
Les avancées technologiques réalisées en biologie moléculaire ont permis
d aboutir dans le début des années 2000 au séquençage complet des génomes
d une vingtaine d organismes bactériens (Escherichia coll), de levures, de végétaux (riz, Arabidopsis thaliand), mais aussi de l’espèce humaine. Un des enjeux
scientifiques majeurs est maintenant de relier les gènes identifiés aux fonctions
physiologiques d une cellule ou d’un organisme. L’exploration fonctionnelle du
génome est actuellement réalisée à plusieurs niveaux :
celui des ARN messagers avec l’étude du transcriptome;
celui des protéines exprimées à partir de ces ARN messagers avec l’étude du
protéome,
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit
- celui des métabolites avec l’étude du métabolome.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
génotoxiques de l’uranium enrichi sont plus prononcés et se traduisent par une
augmentation des cassures de l’ADN et des chromosomes (Darolles et al., 2008)
(figure 3). Les effets délétères de l’uranium sur la molécule d’ADN sont donc
variables selon la composition isotopique de ce dernier. Ils sont appréciés par des
biomarqueurs de génotoxicité. Il est raisonnable d’envisager à court ou moyen
terme d’utiliser ces biomarqueurs pour estimer la dose engagée reçue par un individu suite à une contamination interne, comme ils le permettent déjà suite à des
irradiations par des rayonnements X ou y.
Effets sur les signaux__________________ »
Réponse
cellulaires
Toxicité
inflammatoire
radiologique
Perturbation des
mécanismes de
réparation de l’ADN
92 U
/ particules
Toxicité ’
!
\
physique
/
Toxicité
/
chimique
Production de
radicaux libres
Effets directs
sur l’ADN
Génotoxicité
Cytotoxicité
Effets sur la prolifération cellulaire
Figure 3 ■ Synthèse des mécanismes de toxicité de l’uranium sur le tissu pulmonaire
suite à une inhalation de particules uranifères. Les particules d’uranium inhalées peuvent entraîner différents types de toxicité : chimique et radiologique, mais également
physique ou particulaire liée à l’empoussièrement du poumon. En réponse à ces toxicités, les mécanismes biologiques mis en jeu peuvent conduire à des effets génotoxiques,
cytotoxiques ou sur la prolifération cellulaire au niveau du tissu pulmonaire (© F. Petitot/IRNS).
2.3. Apport des « omiques » : vers de nouveaux biomarqueurs
d’atteinte tissulaire
Les avancées technologiques réalisées en biologie moléculaire ont permis
d aboutir dans le début des années 2000 au séquençage complet des génomes
d une vingtaine d organismes bactériens (Escherichia coll), de levures, de végétaux (riz, Arabidopsis thaliand), mais aussi de l’espèce humaine. Un des enjeux
scientifiques majeurs est maintenant de relier les gènes identifiés aux fonctions
physiologiques d une cellule ou d’un organisme. L’exploration fonctionnelle du
génome est actuellement réalisée à plusieurs niveaux :
celui des ARN messagers avec l’étude du transcriptome;
celui des protéines exprimées à partir de ces ARN messagers avec l’étude du
protéome,
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit
- celui des métabolites avec l’étude du métabolome.
