Biomarqueurs d’ exposition et d’ atteinte tissulaire
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du syndrome hématopoïétique et le suivi d’efficacité de la thérapie mise en place
(Bertho et al., 2008).
11 est donc tout à fait envisageable d’utiliser ce type de biomarqueur en radiotoxicologie humaine. À l’heure actuelle, il n’a été utilisé que dans le cas d’études
de radiotoxicologie du césium 137, chez la souris, à la suite d’une contamination
chronique à long terme par ingestion. Les résultats ont montré que le césium 137,
aux concentrations utilisées (20 kBq/L d’eau de boisson), n’a pas d’effet majeur
sur la physiologie de la moelle osseuse. Ceci a été confirmé par le suivi de
la fréquence des progéniteurs hématopoïétiques et de la numération-formule
sanguine. Le césium 137 ne présentant pas d’accumulation particulière dans la
moelle osseuse, ce résultat n’est donc pas étonnant. En revanche, l’utilisation de
ce biomarqueur dans les études de toxicologie de radionucléides à tropisme positif
pour l’os, comme le strontium ou l’uranium pourrait s’avérer très utile pour déterminer de façon fiable et rapide l’existence d’une toxicité particulière à la moelle
osseuse.
2.2. Biomarqueurs de génotoxicité
Les substances provoquant des lésions au niveau de la molécule d'ADN sont
dites génotoxiques. La plupart des agents carcinogènes sont génotoxiques, mais
>1 n’a pas été démontré que les agents génotoxiques sont systématiquement
carcinogènes pour l’homme. Le Centre international de recherche sur le cancer
(IARC) a classé dans la liste des agents carcinogènes certains pour l’homme les
rayonnements X et y, ainsi que les radionucléides, émettant des particules a ou 0,
lorsqu’ils pénètrent à l’intérieur de l’organisme. Les biomarqueurs de génotoxicité sont issus de techniques de biologie permettant d’évaluer qualitativement
et quantitativement les aberrations chromosomiques, les lésions de 1 ADN et les
mutations de gène. Ceux basés sur l’évaluation de la structure et du nombie des
aberrations chromosomiques ont été validés et sont utilisés pour estimer la dose
d’irradiation absorbée par un individu suite à une exposition externe accidentelle
à des rayonnements X ou y. À ce jour, aucun biomarqueur de génotoxicité n’a été
validé pour estimer la dose absorbée suite à une contamination interne par un
radionucléide émettant des particules a ou 0. La génotoxicité de I uranium résulte
à la fois de ses propriétés chimiques de métal mais également de ses P1 °pi iétés
Physiques d’émetteur de particules a. Or il existe plusieuis isotopes de 1 élément
uranium qui sont chimiquement identiques mais dont I activité spécifique différé
(cf partie 4, chapitre 23). Ainsi un mélange isotopique de l’uranium dit enrichi en
uranium 235, isotope présentant une forte activité spécifique, aura une toxicité
chimique identique à celle d’un mélange isotopique dit appauvri en uranium 235,
cependant la toxicité radiologique de I uranium enrichi seia plus importai! e
que celle de l’uranium appauvri. Des études se sont intéressées a a genotoxici e
he l’uranium appauvri. Elles ont démontré que ce mélange isotopique e u
rhum, bien que faiblement radioactif, peut provoquer des cassures es eux
de la molécule d’ADN (Monleau et «/.. 2006; Thiebault et,al.,,007) ais, que
des cassures ou des pertes de chromosomes (Daiol es cl a
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du syndrome hématopoïétique et le suivi d’efficacité de la thérapie mise en place
(Bertho et al., 2008).
11 est donc tout à fait envisageable d’utiliser ce type de biomarqueur en radiotoxicologie humaine. À l’heure actuelle, il n’a été utilisé que dans le cas d’études
de radiotoxicologie du césium 137, chez la souris, à la suite d’une contamination
chronique à long terme par ingestion. Les résultats ont montré que le césium 137,
aux concentrations utilisées (20 kBq/L d’eau de boisson), n’a pas d’effet majeur
sur la physiologie de la moelle osseuse. Ceci a été confirmé par le suivi de
la fréquence des progéniteurs hématopoïétiques et de la numération-formule
sanguine. Le césium 137 ne présentant pas d’accumulation particulière dans la
moelle osseuse, ce résultat n’est donc pas étonnant. En revanche, l’utilisation de
ce biomarqueur dans les études de toxicologie de radionucléides à tropisme positif
pour l’os, comme le strontium ou l’uranium pourrait s’avérer très utile pour déterminer de façon fiable et rapide l’existence d’une toxicité particulière à la moelle
osseuse.
2.2. Biomarqueurs de génotoxicité
Les substances provoquant des lésions au niveau de la molécule d'ADN sont
dites génotoxiques. La plupart des agents carcinogènes sont génotoxiques, mais
>1 n’a pas été démontré que les agents génotoxiques sont systématiquement
carcinogènes pour l’homme. Le Centre international de recherche sur le cancer
(IARC) a classé dans la liste des agents carcinogènes certains pour l’homme les
rayonnements X et y, ainsi que les radionucléides, émettant des particules a ou 0,
lorsqu’ils pénètrent à l’intérieur de l’organisme. Les biomarqueurs de génotoxicité sont issus de techniques de biologie permettant d’évaluer qualitativement
et quantitativement les aberrations chromosomiques, les lésions de 1 ADN et les
mutations de gène. Ceux basés sur l’évaluation de la structure et du nombie des
aberrations chromosomiques ont été validés et sont utilisés pour estimer la dose
d’irradiation absorbée par un individu suite à une exposition externe accidentelle
à des rayonnements X ou y. À ce jour, aucun biomarqueur de génotoxicité n’a été
validé pour estimer la dose absorbée suite à une contamination interne par un
radionucléide émettant des particules a ou 0. La génotoxicité de I uranium résulte
à la fois de ses propriétés chimiques de métal mais également de ses P1 °pi iétés
Physiques d’émetteur de particules a. Or il existe plusieuis isotopes de 1 élément
uranium qui sont chimiquement identiques mais dont I activité spécifique différé
(cf partie 4, chapitre 23). Ainsi un mélange isotopique de l’uranium dit enrichi en
uranium 235, isotope présentant une forte activité spécifique, aura une toxicité
chimique identique à celle d’un mélange isotopique dit appauvri en uranium 235,
cependant la toxicité radiologique de I uranium enrichi seia plus importai! e
que celle de l’uranium appauvri. Des études se sont intéressées a a genotoxici e
he l’uranium appauvri. Elles ont démontré que ce mélange isotopique e u
rhum, bien que faiblement radioactif, peut provoquer des cassures es eux
de la molécule d’ADN (Monleau et «/.. 2006; Thiebault et,al.,,007) ais, que
des cassures ou des pertes de chromosomes (Daiol es cl a
