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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
ORGANISME
0
BiomarqueuF
D’exposition
Toxicocinétique
Toxicodynamique et mécanismes
--------► Absorption
Distribution
;
—
Métabolisme _
Excrétion Accumulation
Effets
Dose externe
• Sous-système cible —► Récepteur cible—►
(tissu, compartiment)
(biomolécule)
Cytoxicité
Réponse
► prolifération
X* cellulaire
Mutagenèse
Dose interne
Dose biologique effective
0 Biomarqueurs moléculaires d'exposition ou d'atteinte à l'organe ou au compartiment.
Figure 1 ■ Présentation générale des biomarqueurs. Le dosage de biomarqueurs permet
d’évaluer l’impact sur l’organisme de l’exposition à un toxique (© E. Quémeneur/CEA).
7.
Biomarqueurs ^exposition
La base de données BIOTOX (INRS), est destinée à faciliter la mise en place
par les médecins d’une surveillance biologique en cas d’exposition aux produits
chimiques. Parmi les 107 substances traitées, on retrouve cinq métaux stables
d’intérêt en toxicologie nucléaire ou environnementale : le cadmium, le cobalt,
l’iode, l’uranium et le sélénium. Ces dosages sont réalisés généralement en fin
de poste ou en fin de semaine. Des valeurs normales et des valeurs-guide sont
indiquées pour l’interprétation des résultats. Cependant, le dosage du métal dans
les fluides biologiques n’est pas toujours le juste reflet de la quantité absorbée par
l’organisme, car plusieurs paramètres sont à prendre en compte. En effet, l’absorption d’un métal (radioactif ou non) dépend, entre autres, de sa voie de pénétration,
de sa spéciation (ou espèce chimique), de sa solubilité dans le milieu biologique
considéré et de sa granulométrie e.g., le cobalt sous une forme soluble (chlorure
de cobalt) ou insoluble (oxyde de cobalt). Sa voie de pénétration principale en
milieu industriel est pulmonaire (lente pour les oxydes) ; l’absorption digestive est
variable (7 à 40 %). Le dosage de la cobalturie en fin de journée et fin de semaine
de travail, serait un bon reflet de l’exposition de la semaine précédente, ainsi
que de l’exposition à long terme. En revanche, pour une exposition aux oxydes
de cobalt il n’y a pas de bonne corrélation entre l’exposition récente et le cobalt
sanguin ou urinaire (INRS). C’est pour cela que de nouvelles approches comme
le dosage de cobalt dans les condensais d’air expiré des travailleurs exposés par
inhalation font l’objet d’évaluation afin de mieux estimer la dose délivrée aux
poumons (Goldoni et al., 2004).
Dans le cas d un élément radioactif (cobalt 60, iode 129, uranium, césium 137),
la surveillance des personnes exposées doit prendre en compte la toxicité
chimique du métal mais également sa toxicité radiologique. Prenons l’exemple de
I uranium. L uranium est un métal radioactif naturellement présent dans l’environnement. Utilisé dans l’industrie nucléaire civile et dans de nombreuses appli*
cations militaires, il peut être à l’origine de contaminations internes. Elles peuvent
© L a v o is ie r —
L a p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e e s t u n
d é lit
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
ORGANISME
0
BiomarqueuF
D’exposition
Toxicocinétique
Toxicodynamique et mécanismes
--------► Absorption
Distribution
;
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Métabolisme _
Excrétion Accumulation
Effets
Dose externe
• Sous-système cible —► Récepteur cible—►
(tissu, compartiment)
(biomolécule)
Cytoxicité
Réponse
► prolifération
X* cellulaire
Mutagenèse
Dose interne
Dose biologique effective
0 Biomarqueurs moléculaires d'exposition ou d'atteinte à l'organe ou au compartiment.
Figure 1 ■ Présentation générale des biomarqueurs. Le dosage de biomarqueurs permet
d’évaluer l’impact sur l’organisme de l’exposition à un toxique (© E. Quémeneur/CEA).
7.
Biomarqueurs ^exposition
La base de données BIOTOX (INRS), est destinée à faciliter la mise en place
par les médecins d’une surveillance biologique en cas d’exposition aux produits
chimiques. Parmi les 107 substances traitées, on retrouve cinq métaux stables
d’intérêt en toxicologie nucléaire ou environnementale : le cadmium, le cobalt,
l’iode, l’uranium et le sélénium. Ces dosages sont réalisés généralement en fin
de poste ou en fin de semaine. Des valeurs normales et des valeurs-guide sont
indiquées pour l’interprétation des résultats. Cependant, le dosage du métal dans
les fluides biologiques n’est pas toujours le juste reflet de la quantité absorbée par
l’organisme, car plusieurs paramètres sont à prendre en compte. En effet, l’absorption d’un métal (radioactif ou non) dépend, entre autres, de sa voie de pénétration,
de sa spéciation (ou espèce chimique), de sa solubilité dans le milieu biologique
considéré et de sa granulométrie e.g., le cobalt sous une forme soluble (chlorure
de cobalt) ou insoluble (oxyde de cobalt). Sa voie de pénétration principale en
milieu industriel est pulmonaire (lente pour les oxydes) ; l’absorption digestive est
variable (7 à 40 %). Le dosage de la cobalturie en fin de journée et fin de semaine
de travail, serait un bon reflet de l’exposition de la semaine précédente, ainsi
que de l’exposition à long terme. En revanche, pour une exposition aux oxydes
de cobalt il n’y a pas de bonne corrélation entre l’exposition récente et le cobalt
sanguin ou urinaire (INRS). C’est pour cela que de nouvelles approches comme
le dosage de cobalt dans les condensais d’air expiré des travailleurs exposés par
inhalation font l’objet d’évaluation afin de mieux estimer la dose délivrée aux
poumons (Goldoni et al., 2004).
Dans le cas d un élément radioactif (cobalt 60, iode 129, uranium, césium 137),
la surveillance des personnes exposées doit prendre en compte la toxicité
chimique du métal mais également sa toxicité radiologique. Prenons l’exemple de
I uranium. L uranium est un métal radioactif naturellement présent dans l’environnement. Utilisé dans l’industrie nucléaire civile et dans de nombreuses appli*
cations militaires, il peut être à l’origine de contaminations internes. Elles peuvent
© L a v o is ie r —
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