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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Conclusions
Les techniques de bioremédiation d’eaux ou de sols pollués utilisant des bactéries sont très prometteuses, d’une part parce que ces approches peuvent concerner
une vaste gamme de métaux, d’autre part parce qu’elles engendrent de faibles
coûts de traitement. La très grande diversité d’espèces bactériennes et leur capacité à vivre dans des environnements extrêmes permet d’envisager l’utilisation de
la bioremédiation dans un grand nombre de situations polluées. Dans ce cadre,
une meilleure connaissance des métabolismes impliqués dans la biotransformation des métaux traces et radionucléides toxiques contribuera évidemment à l’optimisation des stratégies utilisées. Une voie de recherche concerne l’identification
de nouvelles souches bactériennes et l’étude au niveau moléculaire des mécanismes de transport et de chélation des métaux. Enfin, une autre voie de recherche
concerne l’analyse des comportements des communautés bactériennes dans leur
ensemble pour mieux appréhender la complexité des situations observées dans les
sols pollués et prévoir l’impact des approches de bioaugmentation ou biostimulation.
Bien que possédant des atouts indéniables, tels que le respect du sol traité et un
faible coût, la phytoremédiation présente également certains inconvénients, le plus
important étant sa durée (tableau 2). Le retour d’expériences est encore modeste
car la mise en place de cette technique en conditions naturelles ne date généralement que de quelques années. Les efforts devront se porter sur la recherche des
espèces les plus efficaces, les amendements améliorant l’extraction du polluant,
le cycle de traitement des plantes contaminées, la protection des zones traitées (la
législation reste encore floue à ce niveau).
Une vue objective de la place qu’occupera à l’avenir la phytoremédiation dans
le marché de la dépollution des sols et des eaux ne pourra être dressée que lorsque
les expériences en cours auront été menées à terme.
Références bibliographiques
Barak Y, Ackerley DF, Dodge CJ, Banwari L,
Alex C, Francis AJ, Matin A (2006). Analysis of novel soluble chromate and uranyl
reductases and generation of an improved
enzyme by directed evolution. Appl Environ Microbiol, 72 : 7074-82.
Chang YJ, Long PE, Geyer R, Peacock AD,
Resch CT, Sublette K, Pfiffner S, Smithgall A, Anderson RT, Vrionis HA, Stephen JR, Dayvault R, Ortiz-Bernad I,
Lovley DR, White DC (2005). Microbial
incorporation of 13C-labeled acetate at
the field scale: detection of microbes responsible for reduction of U(VI). Env Sci
Technol, 39 :9039-9048.
Dushenkov S, Skarzhinskaya M, GlimeliusK,
Gleba D, Raskin I (2003). Bioengineering f
of a phytoremediation plant by means of =
somatic hybridization. Int J Phytoremedia- 2
Hon, 4 : 117-126.
0
Eapen S, Singh S, Thorat V, Kaushik CP, Raj «
K, D’Souza SF (2006). Phytoremediation g
of radiostrontium (Sr-90) and radiocesiuni |
(Cs-137) using giant milky weed (Calotro- |
pis gigantea R.Br.) plants. Chemosphere, %
65 : 2071-2073.
Finneran K, Anderson R, Nevin K, Lovley |
D (2002). Potential for bioremediation ®
of uranium-contaminated aquifers with 0
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Conclusions
Les techniques de bioremédiation d’eaux ou de sols pollués utilisant des bactéries sont très prometteuses, d’une part parce que ces approches peuvent concerner
une vaste gamme de métaux, d’autre part parce qu’elles engendrent de faibles
coûts de traitement. La très grande diversité d’espèces bactériennes et leur capacité à vivre dans des environnements extrêmes permet d’envisager l’utilisation de
la bioremédiation dans un grand nombre de situations polluées. Dans ce cadre,
une meilleure connaissance des métabolismes impliqués dans la biotransformation des métaux traces et radionucléides toxiques contribuera évidemment à l’optimisation des stratégies utilisées. Une voie de recherche concerne l’identification
de nouvelles souches bactériennes et l’étude au niveau moléculaire des mécanismes de transport et de chélation des métaux. Enfin, une autre voie de recherche
concerne l’analyse des comportements des communautés bactériennes dans leur
ensemble pour mieux appréhender la complexité des situations observées dans les
sols pollués et prévoir l’impact des approches de bioaugmentation ou biostimulation.
Bien que possédant des atouts indéniables, tels que le respect du sol traité et un
faible coût, la phytoremédiation présente également certains inconvénients, le plus
important étant sa durée (tableau 2). Le retour d’expériences est encore modeste
car la mise en place de cette technique en conditions naturelles ne date généralement que de quelques années. Les efforts devront se porter sur la recherche des
espèces les plus efficaces, les amendements améliorant l’extraction du polluant,
le cycle de traitement des plantes contaminées, la protection des zones traitées (la
législation reste encore floue à ce niveau).
Une vue objective de la place qu’occupera à l’avenir la phytoremédiation dans
le marché de la dépollution des sols et des eaux ne pourra être dressée que lorsque
les expériences en cours auront été menées à terme.
Références bibliographiques
Barak Y, Ackerley DF, Dodge CJ, Banwari L,
Alex C, Francis AJ, Matin A (2006). Analysis of novel soluble chromate and uranyl
reductases and generation of an improved
enzyme by directed evolution. Appl Environ Microbiol, 72 : 7074-82.
Chang YJ, Long PE, Geyer R, Peacock AD,
Resch CT, Sublette K, Pfiffner S, Smithgall A, Anderson RT, Vrionis HA, Stephen JR, Dayvault R, Ortiz-Bernad I,
Lovley DR, White DC (2005). Microbial
incorporation of 13C-labeled acetate at
the field scale: detection of microbes responsible for reduction of U(VI). Env Sci
Technol, 39 :9039-9048.
Dushenkov S, Skarzhinskaya M, GlimeliusK,
Gleba D, Raskin I (2003). Bioengineering f
of a phytoremediation plant by means of =
somatic hybridization. Int J Phytoremedia- 2
Hon, 4 : 117-126.
0
Eapen S, Singh S, Thorat V, Kaushik CP, Raj «
K, D’Souza SF (2006). Phytoremediation g
of radiostrontium (Sr-90) and radiocesiuni |
(Cs-137) using giant milky weed (Calotro- |
pis gigantea R.Br.) plants. Chemosphere, %
65 : 2071-2073.
Finneran K, Anderson R, Nevin K, Lovley |
D (2002). Potential for bioremediation ®
of uranium-contaminated aquifers with 0
