Bioremédiation
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2.4. Phytoremédiation et OGM
Même s’il reste aujourd’hui de nombreux inconnus parmi les acteurs moléculaires intervenant dans les mécanismes de prise en charge des polluants par les
plantes, les connaissances actuelles peuvent être utilisées pour obtenir des plantes
très productives avec des mécanismes d’action efficaces pour la phytoremédiation
présents dans d’autres espèces végétales (hyperaccumulatrices) ou même dans
d’autres règnes (enzymes de dégradation bactériennes, molécules chélatrices
humaines). Ces plantes peuvent être obtenues par génétique classique (croisements entre espèces végétales) ou par transgénèse (création d’organismes génétiquement modifiés ou OGM). De nombreuses études en laboratoire ont révélé
le succès de ces démarches (Suresh et Ravishankar, 2004; Pilon-Smits, 2005).
Toutefois, l’utilisation d’OGM sur site n’est pas encore d’actualité même si quelques projets aux États-Unis commencent à aboutir. Pour exemple, des chercheurs
californiens ont sélectionné une forme génétiquement modifiée de la moutarde
indienne (Brassica junced) capable d’absorber jusqu’à quatre fois plus de sélénium
qu’une plante normale grâce à une plus forte production d’une enzyme spécifique
(l’ ATPsulfurylase, Peplow, 2005). Il s’agit des premiers résultats probants sur le
terrain. En Europe, une équipe allemande propose de modifier génétiquement le
peuplier pour augmenter sa capacité de séquestration et de détoxication cellulaire
de polluants grâce à l’introduction d’un gène bactérien. Des essais en champs ont
confirmé le potentiel de cette approche qui améliore 1 accumulation de métaux
lourds par un arbre déjà reconnu pour sa croissance rapide et un tiansfeit efficace
des éléments entre racine et feuille (Peuke et Rennenberg, 2005).
Toutefois, si la génétique joue un rôle important dans le développement de la
phytoremédiation, d’autres techniques visant à augmenter la fraction de polluants
biodisponible dans le sol sont tout aussi importantes et complementaires pour
dépolluer efficacement un sol avec des plantes. Ainsi, 1 apport de chélateurs ans
le sol ou l’électrocinétique (passage d’un courant électrique de faible intensité
entre deux électrodes dans le sol pour faciliter la migiation des contaminants
sont des techniques efficaces pour mobiliser ceitains polluants et avoriser
extraction (O’Connor et al., 2003 ; Lestan et al., 2008).
Tableau 2 ■ Phytoremédiation, atouts et limites.
Atouts
• Coût modéré par rapport aux autres
techniques de dépollution
* Traitement in situ
* Technique adaptée à une pollution faible sur
une grande surface
* Prévient l’érosion du sol pollué, n’affecte
pas la fertilité du soi
’ Permet de maintenir la pollution en attente
d un traitement définitif
Limites à l'utilisation
• Longueur du traitement, mais le coût est
étalé dans le temps
• Nécessite une étude au cas par cas, choix
des espèces, traitement du sol...
• Efficacité variable suivant les saisons
• Peu applicable en cas de pollution aiguë ou
multiple
• Transfert possible du contaminant dans la
chaîne trophique
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2.4. Phytoremédiation et OGM
Même s’il reste aujourd’hui de nombreux inconnus parmi les acteurs moléculaires intervenant dans les mécanismes de prise en charge des polluants par les
plantes, les connaissances actuelles peuvent être utilisées pour obtenir des plantes
très productives avec des mécanismes d’action efficaces pour la phytoremédiation
présents dans d’autres espèces végétales (hyperaccumulatrices) ou même dans
d’autres règnes (enzymes de dégradation bactériennes, molécules chélatrices
humaines). Ces plantes peuvent être obtenues par génétique classique (croisements entre espèces végétales) ou par transgénèse (création d’organismes génétiquement modifiés ou OGM). De nombreuses études en laboratoire ont révélé
le succès de ces démarches (Suresh et Ravishankar, 2004; Pilon-Smits, 2005).
Toutefois, l’utilisation d’OGM sur site n’est pas encore d’actualité même si quelques projets aux États-Unis commencent à aboutir. Pour exemple, des chercheurs
californiens ont sélectionné une forme génétiquement modifiée de la moutarde
indienne (Brassica junced) capable d’absorber jusqu’à quatre fois plus de sélénium
qu’une plante normale grâce à une plus forte production d’une enzyme spécifique
(l’ ATPsulfurylase, Peplow, 2005). Il s’agit des premiers résultats probants sur le
terrain. En Europe, une équipe allemande propose de modifier génétiquement le
peuplier pour augmenter sa capacité de séquestration et de détoxication cellulaire
de polluants grâce à l’introduction d’un gène bactérien. Des essais en champs ont
confirmé le potentiel de cette approche qui améliore 1 accumulation de métaux
lourds par un arbre déjà reconnu pour sa croissance rapide et un tiansfeit efficace
des éléments entre racine et feuille (Peuke et Rennenberg, 2005).
Toutefois, si la génétique joue un rôle important dans le développement de la
phytoremédiation, d’autres techniques visant à augmenter la fraction de polluants
biodisponible dans le sol sont tout aussi importantes et complementaires pour
dépolluer efficacement un sol avec des plantes. Ainsi, 1 apport de chélateurs ans
le sol ou l’électrocinétique (passage d’un courant électrique de faible intensité
entre deux électrodes dans le sol pour faciliter la migiation des contaminants
sont des techniques efficaces pour mobiliser ceitains polluants et avoriser
extraction (O’Connor et al., 2003 ; Lestan et al., 2008).
Tableau 2 ■ Phytoremédiation, atouts et limites.
Atouts
• Coût modéré par rapport aux autres
techniques de dépollution
* Traitement in situ
* Technique adaptée à une pollution faible sur
une grande surface
* Prévient l’érosion du sol pollué, n’affecte
pas la fertilité du soi
’ Permet de maintenir la pollution en attente
d un traitement définitif
Limites à l'utilisation
• Longueur du traitement, mais le coût est
étalé dans le temps
• Nécessite une étude au cas par cas, choix
des espèces, traitement du sol...
• Efficacité variable suivant les saisons
• Peu applicable en cas de pollution aiguë ou
multiple
• Transfert possible du contaminant dans la
chaîne trophique
