Bioremédiation
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les racines (phytostabilisation), soit de le transporter et de l’accumuler dans les
organes récoltables (phyto-extraction), soit de le relarguer sous forme moins
toxique dans l’atmosphère (phytovolatilisation).
Pour améliorer les performances des processus de phytoremédiation, il est
d’abord important d’en comprendre les mécanismes et d’identifier les protéines
impliquées (et les gènes codant pour celles-ci). Un grand effort de recherche dans
ce domaine au cours de la dernière décennie a permis l’émergence de plusieurs
stratégies pour développer des plantes adaptées à la phytoremédiation (Meagher
et Heaton, 2005) :
- en augmentant la biodisponibilité des polluants : certains ligands (acides
organiques) apportés comme amendement ou naturellement sécrétés par les
racines des plantes permettent d’améliorer la solubilité du polluant et donc
son assimilation ;
- en favorisant les processus rhyzosphériques qui se caractérisent par 1 action combinée de la plante et de la faune microbienne présente autour des
racines pour moduler la biodisponibilité, la prise en charge ou la dégradation
du polluant. L’identification de molécules sécrétées par la plante pour favoriser la croissance des bactéries et des champignons et ainsi augmente! 1 action sur le polluant est une voie possible de recherche ;
- en optimisant les mécanismes d’absorption des polluants au niveau iacinaire; des protéines de transport intervenant dans la piise en charge de
certains polluants inorganiques ont été identifiées. Leur présence dans les
cellules racinaires des plantes peut être induite pai voie génétique,
- en augmentant le transport du polluant vers les parties aériennes pour son
stockage ou sa volatilisation. Toutefois, les molécules responsables de ces
transports sont actuellement peu connues (Verret et al., 2004),
- en favorisant la séquestration du polluant dans les racines (phytostabilisation) ou dans les parties aériennes (phyto-extraction) en augmentant le nombie
de molécules chélatrices via l’induction des enzymes qui les produisent,
- en favorisant les processus de dégradation ou de modification des polluants
par l’induction des enzymes responsables.
23. Un exemple, la rhizofiltration de radionucléides
Des études de laboratoire démontrent les capacités des plantes à absorber les
radionucléides en solution. Ainsi Calotropis gigantea (mercure vegetal) une plante
identifiée dans le Kérala comme accumulateur de thonum. est capable de d.mmuer
nn n/ i, . . , ,,
i
90çr 103 kBu-L- ) en 24 h, et de 97 % en une
de 90 % activ té dune solution de brpiv
7
co
Ll v
p. c poç dii l37Cs l’extraction du radio-isotope par
semaine (Eanen et a., 2006). Dans le cas au es, ica
e/ ,
7
4/1 o/ pn une semaine, ce qui souligne 1 importance
cette même espèce n’est que de 44 % en une semaine,
!
du choix des espèces dans les stratégies de phytoreme
ta
, ,
ont démontré le potentiel de la phytoremédiaDe nombreuses etudes pilotes ont
radionucléides tels
«on pour assainir des eaux ou des terrains pollues par des radionucleides, tels
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