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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Dans l’environnement, il est encore très difficile de prévoir l’action des bactéries sur les métaux. D’une part, une très faible fraction (1 % en moyenne) des
bactéries peut être cultivée en conditions de laboratoire, ce qui limite énormément
la connaissance des métabolismes existants. D’autre part, la diversité rencontrée
est très étendue. Ainsi dans un gramme de sol, on peut dénombrer en moyenne
près d’un milliard de cellules, correspondant à plusieurs milliers d’espèces différentes. L’équilibre entre ces espèces varie d’un sol à l’autre et au cours du temps,
ce qui complique l’établissement de bilans globaux de l’activité microbiologique.
La mise en place de procédés de bioremédiation implique donc non seulement une caractérisation précise du milieu à dépolluer, mais aussi de mieux
comprendre les interactions entre bactéries et métaux, tant au niveau d’une espèce
donnée qu’au sein de populations bactériennes plus complexes, avant d’appuyer
leur action dans les sols par différentes méthodes. Parmi celles-ci, la biorestauration a pour but de favoriser le développement des bactéries indigènes par ajout
de nutriments spécifiques. La biostimulation consiste à réensemencer des populations prélevées sur site et cultivées en laboratoire tandis que la bioaugmentation
consiste à injecter des bactéries exogènes adaptées à la pollution à traiter dans les
sols.
1.1. Bioremédiation par réduction : exemple de l’uranium
la formp1^6 gran<^ maJorité de métaux, la forme réduite est moins soluble que
plutonium
eSt 6 Cas,en Particulier pour l’uranium, le technétium, le
ainsi très èt
r°me’ ^es. réactions de réduction des oxydes métalliques sont
ernes dan? l’U æ68 P°UI enViSager 'a ma’tr^se de la dispersion des métaux toxiUO 2+ ri Rvnïlr°?n^ent Dans *e cas de l’uranium, la forme d’uranyle soluble
minérale
U—
U°2
9ui Peut précipiter sous une forme
populations ha t' •Uraninite'. De nombreuses expériences de biorestauration des
donneurs d’élpC eriennes lndigènes de sédiments ou d’eaux pollués par l’ajout des
ratoire ou in >
°rganiques acétate ou éthanol sur des colonnes de sol en laboL/ 2005) CpT’ °
menéeS (Fmneran et al- 2002 Chang et al., 2005 ; Gu et
réduction siani^P^æT^ st'mu^ent *a respiration anaérobie et conduisent à une
au 13C a nermi^rT,1/6 r uran'um en moins d’un mois. L’ajout d’acétate marqué
et Fe3+-rédiictrir *
æz S‘fl<
Poss'ble de bactéries sulfatoréductrices |
(Cham? et al
^eo^acter sulfureducens dans la réduction d’uranium i
réductrices du
' USieuis esPèces de Geobacter ainsi que des bactéries ferri- ®
tion d’énereie O
i e™aneUa couplent la réduction de l’uranium à la produc- |
toréductrices snnt
& OrS
æduction dissimulatrice. Certaines espèces sulfa- «
et la présence de
ement caPabies de réduire l’uranium de façon enzymatique ?
■’u Jum dans^S “SS6
(
l’origine d’un conep
S ^err'_réductrices capables de réduire l’uranium est à j
duction permettant d’' 7 1°reméd’ati°n Par h constitution de barrières de bioré- |
tiques. Cependant 1 ° V
& m'Srat'on des radionucléides vers les nappes phréa- ?
’ es ormes réduites de l’uranium sont susceptibles d’être rapi- ®
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