Biodétecteurs environnementaux
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permet de concevoir une fusion mtl2-lacZ) qui répond dès les faibles concentrations (10-100 pM) de cations (Cioci et al., 2000).
Il semble donc aujourd’hui possible de définir des candidats dotés d’une grande
spécificité vis-à-vis d’un métal. L’utilisation des données d’analyses de l’interactome (Walhout et al., 2000 ; Li et al., 2004) ou du transcriptome (Kim et al., 2001)
de C. elegans est une possibilité additionnelle dans cette voie. Des collections de
constructions moléculaires GFP à l’échelle génomique sont disponibles en accès
libre et les constructions sont relativement faciles grâce au programme Promoterome (Dupuy et al., 2004). Cette banque forme une véritable collection de biodétecteurs potentiels qu’il devient aisé de cribler phénotypiquement.
4.3.
Biodétecteurs C. elegans : contexte d’emploi et robotisation
L’utilisation du modèle C. elegans permet de tester une génération complète en
près de 3 jours à 20 °C (Araiz et al., 2008), voire rend possible la mise en œuvre
de tests sur plusieurs générations (Tominaga et al., 2003), tout en combinant
plusieurs niveaux d’exposition à un métal à dose subléthale. Ce type d’observation
se doit d’être standardisé et automatisé afin de permettre des collectes de données
rapides, fiables et analysables en temps réel au cours des expérimentations. Un
simple dispositif de type Copas (Union Biometrica) permet l’analyse à haut débit
d’échantillons environnementaux à l’aide de C. elegans-GFP. La tendance lourde
est le multiplexage des analyses sur biodétecteurs; les dispositifs du type Thermo
scientific cellomics arrayscan permettent d obtenir directement, et en une seule
fois, tout un ensemble de données sur des modèles toxicologiques variés. Les
nématodes sont compatibles avec les plaques 96 puits lues pai ces robots. La
lecture d’une plaque peut, par exemple, nécessiter seulement 15 minutes et, si I on
considère qu’il est possible d’installer jusqu’à 50 individus par puits, ce sont piès
de 290000 individus qui sont criblés par heure (hors-texte couleurs, figure 12).
La toxicologie cellulaire accède ainsi aux conditions du HCS (High content set een™g) de l’industrie pharmaceutique.
Comme nous venons de le voir, le nématode C. elegans dispose d indéniables
atouts en toxicologie nucléaire. La combinaison de plusieurs éléments tels que
sa grande facilité de maintien et d’élevage, la connaissance exhaustive de son
génome, la disponibilité d’outils moléculaires ou transgènes en permanente
augmentation ou la facilité du criblage phénotypique, permettent d ores et déjà
d’envisager les objectifs les plus ambitieux comme la mesure des effets de exposition chronique à faibles doses de contaminants, seuls ou en mé anges.
Conclusions et perspectives
Depuis quelques années, les biodétecteurs environnementaux ont acquis une
Place spécifique et privilégiée dans la prévention du risque (Garcia et al., 2009).
En effet, ils présentent l’avantage de mesurer la partie biodisponible d une contamination ce qui en fait des compléments et non des concurrents des methodes
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permet de concevoir une fusion mtl2-lacZ) qui répond dès les faibles concentrations (10-100 pM) de cations (Cioci et al., 2000).
Il semble donc aujourd’hui possible de définir des candidats dotés d’une grande
spécificité vis-à-vis d’un métal. L’utilisation des données d’analyses de l’interactome (Walhout et al., 2000 ; Li et al., 2004) ou du transcriptome (Kim et al., 2001)
de C. elegans est une possibilité additionnelle dans cette voie. Des collections de
constructions moléculaires GFP à l’échelle génomique sont disponibles en accès
libre et les constructions sont relativement faciles grâce au programme Promoterome (Dupuy et al., 2004). Cette banque forme une véritable collection de biodétecteurs potentiels qu’il devient aisé de cribler phénotypiquement.
4.3.
Biodétecteurs C. elegans : contexte d’emploi et robotisation
L’utilisation du modèle C. elegans permet de tester une génération complète en
près de 3 jours à 20 °C (Araiz et al., 2008), voire rend possible la mise en œuvre
de tests sur plusieurs générations (Tominaga et al., 2003), tout en combinant
plusieurs niveaux d’exposition à un métal à dose subléthale. Ce type d’observation
se doit d’être standardisé et automatisé afin de permettre des collectes de données
rapides, fiables et analysables en temps réel au cours des expérimentations. Un
simple dispositif de type Copas (Union Biometrica) permet l’analyse à haut débit
d’échantillons environnementaux à l’aide de C. elegans-GFP. La tendance lourde
est le multiplexage des analyses sur biodétecteurs; les dispositifs du type Thermo
scientific cellomics arrayscan permettent d obtenir directement, et en une seule
fois, tout un ensemble de données sur des modèles toxicologiques variés. Les
nématodes sont compatibles avec les plaques 96 puits lues pai ces robots. La
lecture d’une plaque peut, par exemple, nécessiter seulement 15 minutes et, si I on
considère qu’il est possible d’installer jusqu’à 50 individus par puits, ce sont piès
de 290000 individus qui sont criblés par heure (hors-texte couleurs, figure 12).
La toxicologie cellulaire accède ainsi aux conditions du HCS (High content set een™g) de l’industrie pharmaceutique.
Comme nous venons de le voir, le nématode C. elegans dispose d indéniables
atouts en toxicologie nucléaire. La combinaison de plusieurs éléments tels que
sa grande facilité de maintien et d’élevage, la connaissance exhaustive de son
génome, la disponibilité d’outils moléculaires ou transgènes en permanente
augmentation ou la facilité du criblage phénotypique, permettent d ores et déjà
d’envisager les objectifs les plus ambitieux comme la mesure des effets de exposition chronique à faibles doses de contaminants, seuls ou en mé anges.
Conclusions et perspectives
Depuis quelques années, les biodétecteurs environnementaux ont acquis une
Place spécifique et privilégiée dans la prévention du risque (Garcia et al., 2009).
En effet, ils présentent l’avantage de mesurer la partie biodisponible d une contamination ce qui en fait des compléments et non des concurrents des methodes
