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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Deux modes d’évaluation sont possibles : une évaluation rétrospective d’une
exposition passée (situation existante), ou une évaluation dite prospective, ou
prédictive, du risque lié à une situation planifiée ou prévisible par un scénario
d’exposition possible.
Le niveau de protection est défini par la nature de la cible étudiée; il peut
s’agir d’un individu, d’une population ou, dans le cas général des évaluations
écologiques, d’un écosystème. Un écosystème sera considéré comme protégé si
sa structure et son fonctionnement sont maintenus. Pour le décrire, on a recours
à une représentation simplifiée mettant en jeu un nombre nécessaire et suffisant
d’organismes cibles qui couvrent les différents niveaux trophiques (décomposeurs, producteurs primaires, consommateurs primaires et d’ordre supérieur). Ces
organismes, dits organismes de référence, sont également nécessaires au calcul
dosimétrique (cf. partie 1, chapitre 3).
Trois niveaux de raffinement sont usuellement distingués dans l’évaluation
d’une situation donnée :
- le criblage (ou « screening »), destiné à éliminer les cas présentant un risque
insignifiant;
- l’étude générique ;
- l’étude spécifique d’un site, faisant appel à toute la connaissance disponible
sur le cas étudié.
Ces niveaux, propres au domaine environnemental, vont de pair avec des
besoins croissants en ressources (données, temps, etc.). Les évaluations d’impact
pour les populations humaines sont quant à elles réalisées le plus souvent dans le
cadre d’une étude spécifique de site.
Le dernier point considéré concerne l’exposition des cibles biologiques. On
précisera notamment la durée de cette exposition par rapport à la durée de vie
des organismes exposés, dans le but de distinguer expositions chronique et aiguë.
Dans cei tains cas, on pourra tenter de définir un niveau de risque acceptable,
à déterminer de façon consensuelle entre les différentes parties prenantes (e.g.,
exploitants, associations, experts, organismes nationaux, etc.).
Une fois le cadre de l’évaluation défini de façon formelle, il s’agit d’en identifier les composantes physico-chimiques et biologiques.
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c
□
0
(D
1.2. Inventaire des composés potentiellement toxiques
□
Dans le domaine nucléaire, les contextes d’évaluation de risques sont divers . §
installations nucléaires en fonctionnement normal (rejets soumis à autorisation ।
assortis d une analyse systématique par les exploitants), démantèlement, stockage ।
e déchets radioactifs, sites miniers, etc. L’inventaire des toxiques mis en œuvre ।
(« tei me source ») est alors le plus souvent maîtrisé sur les plans qualitatif et quantitatif. On peut ainsi en réaliser une évaluation rétrospective sur la base des mesuies
isponibles et/ou de modèles physiques, comme par exemple l’équilibre de filiation g
ra loactive. A 1 opposé, une approche prospective sera construite d’après la connais-
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Deux modes d’évaluation sont possibles : une évaluation rétrospective d’une
exposition passée (situation existante), ou une évaluation dite prospective, ou
prédictive, du risque lié à une situation planifiée ou prévisible par un scénario
d’exposition possible.
Le niveau de protection est défini par la nature de la cible étudiée; il peut
s’agir d’un individu, d’une population ou, dans le cas général des évaluations
écologiques, d’un écosystème. Un écosystème sera considéré comme protégé si
sa structure et son fonctionnement sont maintenus. Pour le décrire, on a recours
à une représentation simplifiée mettant en jeu un nombre nécessaire et suffisant
d’organismes cibles qui couvrent les différents niveaux trophiques (décomposeurs, producteurs primaires, consommateurs primaires et d’ordre supérieur). Ces
organismes, dits organismes de référence, sont également nécessaires au calcul
dosimétrique (cf. partie 1, chapitre 3).
Trois niveaux de raffinement sont usuellement distingués dans l’évaluation
d’une situation donnée :
- le criblage (ou « screening »), destiné à éliminer les cas présentant un risque
insignifiant;
- l’étude générique ;
- l’étude spécifique d’un site, faisant appel à toute la connaissance disponible
sur le cas étudié.
Ces niveaux, propres au domaine environnemental, vont de pair avec des
besoins croissants en ressources (données, temps, etc.). Les évaluations d’impact
pour les populations humaines sont quant à elles réalisées le plus souvent dans le
cadre d’une étude spécifique de site.
Le dernier point considéré concerne l’exposition des cibles biologiques. On
précisera notamment la durée de cette exposition par rapport à la durée de vie
des organismes exposés, dans le but de distinguer expositions chronique et aiguë.
Dans cei tains cas, on pourra tenter de définir un niveau de risque acceptable,
à déterminer de façon consensuelle entre les différentes parties prenantes (e.g.,
exploitants, associations, experts, organismes nationaux, etc.).
Une fois le cadre de l’évaluation défini de façon formelle, il s’agit d’en identifier les composantes physico-chimiques et biologiques.
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1.2. Inventaire des composés potentiellement toxiques
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Dans le domaine nucléaire, les contextes d’évaluation de risques sont divers . §
installations nucléaires en fonctionnement normal (rejets soumis à autorisation ।
assortis d une analyse systématique par les exploitants), démantèlement, stockage ।
e déchets radioactifs, sites miniers, etc. L’inventaire des toxiques mis en œuvre ।
(« tei me source ») est alors le plus souvent maîtrisé sur les plans qualitatif et quantitatif. On peut ainsi en réaliser une évaluation rétrospective sur la base des mesuies
isponibles et/ou de modèles physiques, comme par exemple l’équilibre de filiation g
ra loactive. A 1 opposé, une approche prospective sera construite d’après la connais-
