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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
niques émises. Celles-ci, si elles existent dans les rejets atmosphériques, pourraient avoir un comportement plus pénalisant que celui de l’eau tritiée, comme
c’est le cas des molécules organiques tritiées rejetées dans la baie de Cardiff, et
il conviendrait de s’assurer qu’elles n’aboutissent pas à augmenter le transfert à la
biomasse terrestre.
Le transfert du tritium aux végétaux est bien connu en ce qui concerne les
processus impliqués (e.g, Strack et al., 2005; Keum et al., 2006). Il s’effectue en
totalité sous forme d’eau (vapeur ou liquide) tritiée. Le tritium s’échange avec la
vapeur d’eau de l’atmosphère par la biomasse aérienne et s’incorpore à l’eau du
végétal par 1 absorption racinaire. Les processus mis en jeu sont très rapides, de
quelques minutes à quelques heures. Une fraction du tritium se retrouve incorporée ou piégée dans la matière organique, mais, quantitativement, les valeurs
nécessaires à la piédiction précise de son transfert restent rares et surtout éparses,
en pai ticuliei pour des rejets ponctuels. La très grande variabilité de son comportement en fonction de la durée des expositions, des paramètres environnementaux (humidité de 1 air, état hydrique du végétal, jour/nuit, durée du rejet...) font
que c aque lésultat, d essai donne des valeurs spécifiques aux conditions dans
esque les a eu lieu 1 expérimentation et donc difficilement généralisables.
Néanmoins, il ne semble pas qu’une bioaccumulation significative puisse avoir
æu ans le compartiment végétal. Nous entendons le terme bioaccumulation au
sens d un équilibré isotopique entre le tritium organique du végétal (OBT Bq-L’1
e[ Xtra’te c'e
matière sèche de l’échantillon) et le tritium environnemental
(Bq-L de vapeur d eau atmosphérique, ou à défaut, Bq-L-1 d’eau de pluie, ou
e aut q L de HTO du végétal) supérieur à 1. Ceci ne signifie pas qu’il ne
puisse pas y avoir une lémanence du tritium organique dans des végétaux antéleurement exposés à une contamination ambiante prolongée et/ou importante,
aïs se on e contexte de cette exposition (conditions agroclimatiques locales,
ee et intensité de I exposition), elle peut ou non se manifester. L’exposition
poraire un végétal non pérenne (e.g, culture annuelle) à un niveau ambiant
fna-Fl
US é*evé 9Lie Ie bruit de fond se traduira par une augmentation très
,
ce e a concentration en eau tritiée dans le végétal. Conjointement et durant
tritinUe
• eures a cllie'clues jours suivants, la concentration du végétal en
au§rnentera de façon moins importante. Cette fraction, variable
selon Ia T a °n 'ltlOnS
। exPos'Lon, et distribuée dans les parties du végétal g
ton incn ,a 6 ve^at1^ 'ors de 1 exposition, restera incorporée jusqu’à la récolte |
vénétaiiv n U Pæ evernent\ Dans le cas particulier des parties persistantes des «
orairie leJ2rennes’ en Particulier les bois d’arbres (et peut-être aussi, les mats de ।
d’une redictruf
Xe^,tatlves des arbustes...), on émet l’hypothèse non vérifiée, |
parties lianei U
U ^,rieure du trit>um à partir du pool de tritium organique des §
ultérieurement^
ensern^'e du végétal. Ceci peut donc amener à retrouver |
au niveau de frit*1 niVeaU de tr’tlum organique dans le végétal récolté supérieur
vement Fn te lum sous forme d’eau ou dans l’atmosphère au moment du prélè- ;
n’aurait nas d’inet ° t’?nsfert a ' homme, ce cas particulier s’il était confirmé, ,
aurait pas d incidence dosimétrique importante.
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