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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.4. Métrologie, techniques d’analyses, limites de détection
La concentration du 39Co est déterminée dans des échantillons environnementaux (eau, air, sol) ou dans des échantillons biologiques (plasma, sang, tissus...).
Les techniques d’analyses classiquement utilisées sont les spectrométries d’absorption atomique (SAA) et d’émission optique (ICP-AES) ou la spectrométrie de
masse à source plasma (ICP-MS). Les deux dernières techniques ont l’avantage
d’être multi-élémentaires et permettent de doser plus d’éléments que la SAA.
Dans tous les cas, un dosage élémentaire est réalisé, nécessitant la dissolution de
l’échantillon, généralement par minéralisation. Les limites de détection sont de
l’ordre du pg'L-1 pour 1TCP-AES et la SAA et de l’ordre du ng-L-1 pour 1TCP-MS,
permettant de réaliser des dosages de traces et ultra-traces. Certains échantillons
nécessitent le couplage d’une technique séparative au spectromètre optique ou de
masse. Depuis peu, les techniques d’imagerie par faisceaux d’ions sont utilisées
pour déterminer la distribution de contaminants dans des divers échantillons
(cellules, tissus, plantes, algues...). Ces techniques sont quantitatives et multiélémentaires, permettant, en plus de la répartition, de doser simultanément plusieurs
éléments. La résolution spatiale est de l’ordre du micromètre.
Le 60Co est mesuré par spectrométrie gamma. En milieu biologique, il est
mesuré in vivo dans le corps ou dans les échantillons biologiques. Le 60Co peut
être compté directement dans l’échantillon ou après des étapes de préparation
(séparation, digestion acide...). Par exemple dans l’eau de mer, il faut d’abord
concentrer le cobalt par des techniques de coprécipitation et les limites de détection varient entre 0,1 et 0,3 mBq-L-1. Dans les milieux aquatiques continentaux,
les limites de détection sont de l’ordre de 0,4 et 0,9 Bq-kg^, pour les sédiments et
les végétaux respectivement.
2.
Données de base sur les voies d’exposition
de l’environnement et de l’homme
2.1. Spéciation dans divers milieux (environnement, biologie),
mobilité, biodisponibilité et chélation biologique
2.1.1. Dans l'environnement
En milieu terrestre, la disponibilité du cobalt, usuellement sous forme diva- |
ente, est en premier lieu régulée par le pH. L’adsorption de Co2+ sur les colloïdes |
des sols augmente avec le pH et est maximum à pH 6-7. Au delà de pH=8, le <
d diminue, ceci étant dû à la formation de Co(OH)+ ou de colloïdes s’associant ।
peu au solide. Bien que le cobalt soit moyennement mobile dans les sols, ses ।
mes complexées sont très mobiles et facilement disponibles pour les plantes. ।
ana ogie avec le nickel, le transporteur dans les plantes semble être 1 histi ,
me. ans es eaux naturelles, le Co2+ et ses complexes solubles sont les formes
ou es ominantes. Sa mobilité est faible en raison des processus de sorption et «
ce precipitation et est conditionnée par son affinité pour les matières en suspen-
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