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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.
Données de base et généralités sur Vélément
1.1. Origines naturelles et origines anthropiques liés au domaine
nucléaire (industries, médecine, recherche)
Les principaux minerais du cobalt stable sont des minerais sulfurés ou sulfuroarséniatés. Ses sources naturelles principales sont l’érosion éolienne, les embruns,
les éruptions volcaniques et les incendies de forêt. La plupart des roches, des sols,
des animaux et des eaux de surface et souterraines en contiennent une quantité infime. 11 est également présent dans certains végétaux, pour lesquels il est
nécessaire à la fixation de l’azote. Le cobalt et ses composés ont de nombreuses
applications industrielles qui représentent, avec les activités liées à l’extraction
du minerai, ses principales sources anthropiques. Ils entrent dans la composition
d’aciers spéciaux, des superalliages, des pneumatiques, des aimants, des colorants, des prothèses osseuses, des catalyseurs et comme additifs dans les fertilisants agricoles (Barceloux, 1999).
Les radiocobalts sont rencontrés dans l’industrie du nucléaire, mais une attention
particulière est portée sur le 60Co, produit d’activation neutron ique formé à partir
des matériaux de structure des réacteurs. En 2007, l’activité gamma rejetée avec les
effluents liquides de l’ensemble des Centres nucléaires de production d’électricité
(CNPE) français s’est élevée à 2,7 GBq (58Co) et 3,5 GBq (60Co), soit environ 39%
de 1 activité gamma totale rejetée. Dans les usines de retraitement, les radiocobalts
proviennent des assemblages combustibles sur lesquels se sont fixés des produits
d activation. Les activités des effluents en 60Co étaient en 2003 de 0,36 TBq pour
1 usine de La Hague : cette installation a rejeté dans la Manche 3,2 TBq de 60Co
depuis sa mise en service. Les quantités émises par les industries du nucléaire en
France ont considérablement diminué au cours des vingt dernières années. Actuellement, les rejets en 60Co sont en moyenne de l’ordre de 0,1 GBq an'1 pour les
CNPE et de 10 à 20 GBq-an'1 pour les centres de retraitement (figure 2).
Figure 2 ■ Rejets liquides en 60Co émis par les CNPE français et par le centre de r
$
tement du combustible irradié de Marcoule.
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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.
Données de base et généralités sur Vélément
1.1. Origines naturelles et origines anthropiques liés au domaine
nucléaire (industries, médecine, recherche)
Les principaux minerais du cobalt stable sont des minerais sulfurés ou sulfuroarséniatés. Ses sources naturelles principales sont l’érosion éolienne, les embruns,
les éruptions volcaniques et les incendies de forêt. La plupart des roches, des sols,
des animaux et des eaux de surface et souterraines en contiennent une quantité infime. 11 est également présent dans certains végétaux, pour lesquels il est
nécessaire à la fixation de l’azote. Le cobalt et ses composés ont de nombreuses
applications industrielles qui représentent, avec les activités liées à l’extraction
du minerai, ses principales sources anthropiques. Ils entrent dans la composition
d’aciers spéciaux, des superalliages, des pneumatiques, des aimants, des colorants, des prothèses osseuses, des catalyseurs et comme additifs dans les fertilisants agricoles (Barceloux, 1999).
Les radiocobalts sont rencontrés dans l’industrie du nucléaire, mais une attention
particulière est portée sur le 60Co, produit d’activation neutron ique formé à partir
des matériaux de structure des réacteurs. En 2007, l’activité gamma rejetée avec les
effluents liquides de l’ensemble des Centres nucléaires de production d’électricité
(CNPE) français s’est élevée à 2,7 GBq (58Co) et 3,5 GBq (60Co), soit environ 39%
de 1 activité gamma totale rejetée. Dans les usines de retraitement, les radiocobalts
proviennent des assemblages combustibles sur lesquels se sont fixés des produits
d activation. Les activités des effluents en 60Co étaient en 2003 de 0,36 TBq pour
1 usine de La Hague : cette installation a rejeté dans la Manche 3,2 TBq de 60Co
depuis sa mise en service. Les quantités émises par les industries du nucléaire en
France ont considérablement diminué au cours des vingt dernières années. Actuellement, les rejets en 60Co sont en moyenne de l’ordre de 0,1 GBq an'1 pour les
CNPE et de 10 à 20 GBq-an'1 pour les centres de retraitement (figure 2).
Figure 2 ■ Rejets liquides en 60Co émis par les CNPE français et par le centre de r
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tement du combustible irradié de Marcoule.
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