Sélénium
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mais également par la quantité de sélénium extractible à l’eau, la teneur totale en
sélénium dans le sol, la présence de compétiteurs tels que sulfate et phosphate et
le type de plantes. La phytodisponibilité du sélénium diminue lorsque les teneurs
en argiles, oxydes de fer, matière organique et sulfate augmentent. Les plantes
sont capables de prélever toutes les formes de sélénium, mais avec un rendement
toutefois plus élevé si celui-ci est sous forme de séléniate. Bien que tous les mécanismes de transport du sélénium n’aient pas encore été identifiés, les plantes sont
capables de transloquer le sélénium à toutes les parties de la plante, avec une efficacité qui dépend de la spéciation initiale du sélénium (Terry et al., 2000).
En raison notamment de l’existence de plantes hyperaccumulatrices de sélénium, les facteurs de bioconcentration aux plantes (BCF : rapport de la concentration en sélénium dans la plante/la concentration en sélénium dans le sol) sont
assez disparates et peuvent varier de plus de trois ordres de grandeur : les valeurs
moyennes sont comprises entre 0,04 et 0,67 (Efroymson et al., 2001 ; DEFRA,
2002). Enfin, l’apport exogène de sélénium dans le système sol-plante peut
conduire à des facteurs de bioconcentration momentanément plus élevés, surtout
si l’apport se fait sous forme de séléniate (Coughtrey et al., 1983).
Peu de données concernent les facteurs de bioconcentration pour les autres
espèces de l’écosystème terrestre. Les valeurs rapportées semblent toutefois du
même ordre de grandeur que pour les plantes : BCF de 0,985 pour les vers de
terre et compris entre 0,1 et 0,35 pour les petits mammifères (CCME, 2007).
Au sein des écosystèmes aquatiques, les producteurs primaires, micro-algues
et bactéries, qui jouent un rôle majeur dans le cycle biogéochimique du sélénium
(cf. paragraphe 2.1), peuvent, après l’avoir accumulé, le relarguer dans la colonne
deau sous forme de sélénium organique ou élémentaire après leur mort, ou le
transférer aux organismes consommateurs de la chaîne trophique, zooplancton,
larves d’insectes, bivalves, poissons, etc., jusqu’aux prédateurs supérieurs, parmi
lesquels les poissons ichtyophages et les oiseaux aquatiques. Le transfert du
sélénium est influencé par des facteurs abiotiques tels que les concentrations en
sulfate (Morion et al., 2006) ou la température (EPA, 2008). Toutefois, un des
paramètres les plus déterminants est la spéciation du sélénium, avec une biodisponibilité beaucoup plus élevée pour les formes organiques que pour les formes
’"organiques. Les BCFs moyens du séléniate, du sélénite et de la sélénomethionine (SeMet), estimés sur l’ensemble des données existantes poui les algues dulça
ÇLiicoles, sont respectivement de 153, 735 et 9037 (Ineris, 2008). Les processus
d’accumulation sont dépendants des formes de sélénium, mais également des
gammes de concentration étudiées. Ainsi, un processus de tianspoit de haute ai
nité spécifique est impliqué dans le cas du sélénite pour les gammes des faibles
concentrations (
Pour les concentrations plus élevées ~mM (Morion et al., 2006). Dans le cas/æ*
macrophytes, une seule étude a été réalisée en laboratoire (Besser et al 1989) et
reporte des BCF de 72, 363 et 3266 respectivement pour le sélemate, le selenite
et la SeMet. Cette valeur de BCF pour la SeMet a été confirmée par une etude de
terrain reportant un BCF variant de 2000 à 5636 (Mason et al., 2000). Dans le
eas des invertébrés aquatiques, l’ensemble des études existantes permet
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mais également par la quantité de sélénium extractible à l’eau, la teneur totale en
sélénium dans le sol, la présence de compétiteurs tels que sulfate et phosphate et
le type de plantes. La phytodisponibilité du sélénium diminue lorsque les teneurs
en argiles, oxydes de fer, matière organique et sulfate augmentent. Les plantes
sont capables de prélever toutes les formes de sélénium, mais avec un rendement
toutefois plus élevé si celui-ci est sous forme de séléniate. Bien que tous les mécanismes de transport du sélénium n’aient pas encore été identifiés, les plantes sont
capables de transloquer le sélénium à toutes les parties de la plante, avec une efficacité qui dépend de la spéciation initiale du sélénium (Terry et al., 2000).
En raison notamment de l’existence de plantes hyperaccumulatrices de sélénium, les facteurs de bioconcentration aux plantes (BCF : rapport de la concentration en sélénium dans la plante/la concentration en sélénium dans le sol) sont
assez disparates et peuvent varier de plus de trois ordres de grandeur : les valeurs
moyennes sont comprises entre 0,04 et 0,67 (Efroymson et al., 2001 ; DEFRA,
2002). Enfin, l’apport exogène de sélénium dans le système sol-plante peut
conduire à des facteurs de bioconcentration momentanément plus élevés, surtout
si l’apport se fait sous forme de séléniate (Coughtrey et al., 1983).
Peu de données concernent les facteurs de bioconcentration pour les autres
espèces de l’écosystème terrestre. Les valeurs rapportées semblent toutefois du
même ordre de grandeur que pour les plantes : BCF de 0,985 pour les vers de
terre et compris entre 0,1 et 0,35 pour les petits mammifères (CCME, 2007).
Au sein des écosystèmes aquatiques, les producteurs primaires, micro-algues
et bactéries, qui jouent un rôle majeur dans le cycle biogéochimique du sélénium
(cf. paragraphe 2.1), peuvent, après l’avoir accumulé, le relarguer dans la colonne
deau sous forme de sélénium organique ou élémentaire après leur mort, ou le
transférer aux organismes consommateurs de la chaîne trophique, zooplancton,
larves d’insectes, bivalves, poissons, etc., jusqu’aux prédateurs supérieurs, parmi
lesquels les poissons ichtyophages et les oiseaux aquatiques. Le transfert du
sélénium est influencé par des facteurs abiotiques tels que les concentrations en
sulfate (Morion et al., 2006) ou la température (EPA, 2008). Toutefois, un des
paramètres les plus déterminants est la spéciation du sélénium, avec une biodisponibilité beaucoup plus élevée pour les formes organiques que pour les formes
’"organiques. Les BCFs moyens du séléniate, du sélénite et de la sélénomethionine (SeMet), estimés sur l’ensemble des données existantes poui les algues dulça
ÇLiicoles, sont respectivement de 153, 735 et 9037 (Ineris, 2008). Les processus
d’accumulation sont dépendants des formes de sélénium, mais également des
gammes de concentration étudiées. Ainsi, un processus de tianspoit de haute ai
nité spécifique est impliqué dans le cas du sélénite pour les gammes des faibles
concentrations (
macrophytes, une seule étude a été réalisée en laboratoire (Besser et al 1989) et
reporte des BCF de 72, 363 et 3266 respectivement pour le sélemate, le selenite
et la SeMet. Cette valeur de BCF pour la SeMet a été confirmée par une etude de
terrain reportant un BCF variant de 2000 à 5636 (Mason et al., 2000). Dans le
eas des invertébrés aquatiques, l’ensemble des études existantes permet
