532
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
calcaires sont généralement pauvres en sélénium. La concentration moyenne des
sols français en sélénium est de 0,26 mg-kg”1 (Baize et al., 2007).
La concentration en sélénium des eaux de mer est généralement faible (inférieure
à 0,2 pg-kg '). En revanche dans les nappes phréatiques et les eaux fluviales, elle
est directement liée à la concentration des sols, le sélénium étant drainé par les eaux
de ruissellement. La plupart des eaux naturelles ont une concentration inférieure
à 10 pg-L”1, mais des concentrations atteignant plus de 1000 pg-L”1 ont déjà été
recensées dans des zones contaminées en sélénium (Wu, 2004).
Sa concentration dans les végétaux est extrêmement variable, puisque certains
végétaux ont la capacité d’accumuler plusieurs milliers de mg-kg”1. Cependant la
majorité des plantes cultivées sont non accumulatrices, et la concentration en sélénium dans la matière sèche varie de 0,01 à 20 mg-kg”1 (Terry et al., 2000).
La concentration chez l’homme est estimée à 100 pg-kg”1 par rapport à sa
matière fraîche mais un indicateur communément admis est la concentration dans
le plasma. Elle s’échelonne de 25 (état de carence) à 250 pg-L”1 suivant les populations et leur régime alimentaire (Combs, 2005).
1.4. Métrologie, techniques d’analyses, limites de détection
Le sélénium total peut être analysé par spectrométrie d’absorption atomique
avec flamme (F-AAS) ou avec atomisation électrothermique (GF-AAS), parspectrométrie démission atomique couplée à une torche à plasma (ICP-AES, limite
de détection vers 2 pg-L”1) et par spectrométrie de masse couplée à une torche
à plasma (ICP-MS, limite de détection entre 0,1 et 1 pg-L”1 — les limites de
détection peuvent être nettement améliorées en utilisant un ICP-MS équipé d’une
cellule de collision (Darrouzes et al., 2005).
Le sélénite peut être dosé par spectrophotométrie ou par spectromètre d’absorption atomique couplé à un générateur d’hydrures. Le séléniate peut être mesuré
après réduction en sélénite, par différence entre le sélénite mesuré avant et après
réduction. La limite de détection de cette méthode de dosage est de 0,04 pg’L •
es tonnes oiganiques peuvent être dosées par des méthodes couplées de type
chromatographie liquide haute performance couplée à 1TCP-MS, l’AAS ou l’AFS
(Capelo et al., 2006).
=
■o
La^péciation du sélénium peut être étudiée par spectroscopie d’absorption X ’
XAM- Cette méthode permet de quantifier les différents degrés d’oxydation |
’ d et 6) pai simulation de la partie du spectre proche du seuil d absoip- j
mn partie XANES pour X ray absorption near edge structuré). Concernant ic5
especes organiques, la méthode permet de distinguer les formes dithioséléniure $
es formes alkyl-séléniure (Sarret et al., 2005). La limite de détection se situe g
et 50 pg g selon la matrice et la ligne de lumière utilisée.
a mesure du Se dans les déchets nucléaires de fortes et moyennes activités ,
Hp 7Parllcu'èrement problématique en raison d’une part de la faible quantité *
e et autre paît des nombreuses interférences possibles avec les autres
piesents dans ces matrices complexes. De nombreuses recherches a
Précédent

- 594/813

Suivant