Iode
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tractus gastro-intestinal dépendent des propriétés physiques des particules et en
particulier de leur taille. Des études sur modèle animal montrent néanmoins une
absorption rapide (ATSDR, 2004). Concernant l’ingestion d’iode, peu de données
existent relatives à son absorption à partir des aliments. Des études montrent que
sous forme de sel (iodure de sodium) ou dans du lait de vache, il est absorbé à plus
de 98 %. Sous forme de I2, ou d’iodate, cette absorption pourrait être plus faible et
nécessiter la réduction préalable en iodure. Le passage dans le plasma sanguin au
niveau de l’intestin grêle est rapide (90 % transféré en 1 h), considéré comme total
dans les modèles biocinétiques, et indépendant de l’âge de l’individu. Le modèle
digestif de l’ICRP 100 (2006) propose un facteur de transfert fA = 1. Le modèle
biocinétique de Johansson et al. (2003), contrairement à celui de l’ICRP 67 (1993),
prend en compte l’accumulation dans les glandes salivaires et dans l’estomac en
plus de la thyroïde. Globalement, au bout de 24 h, la thyroïde a capté 30 % de
l’iode, les glandes salivaires 2 % et l’estomac 15 %. Une fois l’iode organifié dans
la thyroïde (cf. paragraphe 3.1), 80 % est recyclé pour être à nouveau capté, et
20 % est éliminé dans les fèces. Les périodes biologiques associées à ces différents compartiments sont de 0,25 jours dans le sang, 80 jours dans la thyroïde,
et 6 à 12 jours dans les autres organes suivant le modèle retenu (Johansson et
al., 2003). Pour les enfants, le temps de séjour en particulier dans la thyroïde est
beaucoup plus court, avec une période biologique de seulement 10-15 jours et qui
augmente avec l’âge. Au final, on peut calculer pour un adulte euthyroidien une
période effective de 120 jours pour 129I et de 7 jours pour 1?II.
2-5. Dosimétrie chez l’homme pour les isotopes radioactifs d’intérêt
La thyroïde est l’organe principal dans lequel s’accumule 1 iode après incorporation. Le risque cancérologique est donc majeur pour cet organe et la dose équivalente engagée à la thyroïde est calculée plutôt que la dose efficace. En cas de
contamination interne, la dose équivalente engagée dépend de plusieurs facteurs
Lés aux propriétés de l’isotope et à la physiologie thyroïdienne en fonction de
। âge d’un individu et aussi de l’apport alimentaire en iode.
Les valeurs de coefficients de dose efficace e(x) ou dose par unité d’incorporation
(DPUI) exprimés en SvBq-1 pour l’ingestion et l’inhalation par le public adulte et
l’enfant (3 mois) (ICRP 72), pour 129I et 131I, sont présentés dans le tableau 3.
Données de base pour l'analyse des effets toxiques
3’1» Mécanismes d’interactions au niveau cellulaire et moléculaire
Liode qui a pénétré dans l’organisme humain et atteint le compai tinrent sanguir
Se trouve de façon majoritaire sous forme d’iodure. Il est ensuite concentre princ
Paiement au niveau de la thyroïde (mais aussi de l’estomac, des glandes salivaires
JJ mammaires en période de lactation) grâce au co-transporteur sodium/iode■ou
NIS (Natrium Iodide Symporter) (De La Vieja et al. 2000 ; Dayem et al W
Cette protéine, localisée au niveau de la membrane basolaterale des cellules.
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