Césium
473
Le l37Cs est détecté via son descendant le 137mBa à la raie d’énergie y de
662 keV, et le l34Cs par ses raies d’énergie y à 605 et 796 keV.
Chez l’homme le mode de détection de ces deux isotopes en cas de contamination interne est l’anthroporadiamétrie au niveau corps entier et l’analyse
des urines. Les détecteurs les plus fréquemment utilisés sont des scintillateurs
Nal de grande dimension qui présentent l’avantage d’être robustes, d’avoir une
bonne résolution (50 keV) mais qui sont sensibles aux interférences par d’autres
radionucléides d’énergie proche. Il existe d’autres détecteurs plus légers et plus
sensibles, à base de germanium hyper pur (GeHP), qui possèdent une très bonne
résolution en énergie (2 keV à 662 keV) et qui permettent une bonne discrimination avec d’autres radionucléides interférant. Cependant ils fonctionnent à la
température de l’azote liquide et leur fragilité les rend plus difficile à utiliser
pour la mesure de terrain. Ces détecteurs sont généralement étalonnés à partir de
« fantômes » en polyéthylène contenant des sources étalons. Signalons l’existence
d’installations mobiles (camionnette, voiture rail) permettant des interventions
rapides sur terrain. Dans de telles installations, les temps de mesure moyens en
cas d’intervention urgente et suivant le niveau de contamination sont de l’ordre
de 5 à 10 min et la limite de détection (LD) en 137Cs peut atteindre 50 Bq. Il est
possible en augmentant le temps de comptage et en utilisant des détecteurs GeHP
d’atteindre une LD de 1 Bq. Suite à l’accident de Tchernobyl de telles installations
ont été utilisées par l’AIEA permettant de réaliser près de 9 000 mesures dans des
zones contaminées avec des activités mesurées entre 1 500 et 4000 Bq.
La recherche de Cs dans les urines, bien que moins utilisée, peut être faite en
laboratoire avec soit des détecteurs Nal soit des semi-conducteurs de type GeHP
permettant d’atteindre des LD inférieures à 0,01 Bq-L_| pour des temps de comptage de 24 h.
Dans l’environnement les prélèvements sur filtres, les eaux de précipitations ou
les différents échantillons de végétaux sont analysés par spectrométiie y avec les
mêmes détecteurs que décrit précédemment Nal et/ou GeHP.
Données de base sur les voies d’exposition
s
de l’environnement et de l’homme
5
2«1. Spéciation dans différents milieux, mobilité, biodisponibilité
et chélation biologique
0
ç
Le comportement du césium dans les différents milieux est considéré sans
j discrimination isotopique puisqu’il est communément admis que ses piopuetes
S chimiques sont analogues quel que soit l’isotope considéié.
|
Le césium dans l’air peut migrer sur de longues distances avant de se dépo
/ sur le sol via la pluie ou les chutes gravitationnelles. Le dépôt e cesium a a
| surface des feuilles constitue une voie prépondérante d interna isation
I élément par les plantes.
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Le l37Cs est détecté via son descendant le 137mBa à la raie d’énergie y de
662 keV, et le l34Cs par ses raies d’énergie y à 605 et 796 keV.
Chez l’homme le mode de détection de ces deux isotopes en cas de contamination interne est l’anthroporadiamétrie au niveau corps entier et l’analyse
des urines. Les détecteurs les plus fréquemment utilisés sont des scintillateurs
Nal de grande dimension qui présentent l’avantage d’être robustes, d’avoir une
bonne résolution (50 keV) mais qui sont sensibles aux interférences par d’autres
radionucléides d’énergie proche. Il existe d’autres détecteurs plus légers et plus
sensibles, à base de germanium hyper pur (GeHP), qui possèdent une très bonne
résolution en énergie (2 keV à 662 keV) et qui permettent une bonne discrimination avec d’autres radionucléides interférant. Cependant ils fonctionnent à la
température de l’azote liquide et leur fragilité les rend plus difficile à utiliser
pour la mesure de terrain. Ces détecteurs sont généralement étalonnés à partir de
« fantômes » en polyéthylène contenant des sources étalons. Signalons l’existence
d’installations mobiles (camionnette, voiture rail) permettant des interventions
rapides sur terrain. Dans de telles installations, les temps de mesure moyens en
cas d’intervention urgente et suivant le niveau de contamination sont de l’ordre
de 5 à 10 min et la limite de détection (LD) en 137Cs peut atteindre 50 Bq. Il est
possible en augmentant le temps de comptage et en utilisant des détecteurs GeHP
d’atteindre une LD de 1 Bq. Suite à l’accident de Tchernobyl de telles installations
ont été utilisées par l’AIEA permettant de réaliser près de 9 000 mesures dans des
zones contaminées avec des activités mesurées entre 1 500 et 4000 Bq.
La recherche de Cs dans les urines, bien que moins utilisée, peut être faite en
laboratoire avec soit des détecteurs Nal soit des semi-conducteurs de type GeHP
permettant d’atteindre des LD inférieures à 0,01 Bq-L_| pour des temps de comptage de 24 h.
Dans l’environnement les prélèvements sur filtres, les eaux de précipitations ou
les différents échantillons de végétaux sont analysés par spectrométiie y avec les
mêmes détecteurs que décrit précédemment Nal et/ou GeHP.
Données de base sur les voies d’exposition
s
de l’environnement et de l’homme
5
2«1. Spéciation dans différents milieux, mobilité, biodisponibilité
et chélation biologique
0
ç
Le comportement du césium dans les différents milieux est considéré sans
j discrimination isotopique puisqu’il est communément admis que ses piopuetes
S chimiques sont analogues quel que soit l’isotope considéié.
|
Le césium dans l’air peut migrer sur de longues distances avant de se dépo
/ sur le sol via la pluie ou les chutes gravitationnelles. Le dépôt e cesium a a
| surface des feuilles constitue une voie prépondérante d interna isation
I élément par les plantes.
