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Toxicologie nucléaire environnementale et humai ne
Plusieurs centaines d’essais nucléaires atmosphériques ont été effectuées entre
1945 et 1980. Ils ont libéré dans l’environnement une quantité de 137Cs estimée à
9,6 x1017 Bq (ATSDR 2004). Les rejets de routine issus des différentes étapes de
letraitement du combustible participent également à la contamination de l’environnement, mais dans une moindre mesure. À titre d’exemple, en 1999, les rejets
de 137Cs de l’usine de retraitement de la Hague s’élevaient à 1,3 x 1012 Bq et ceux
de Sellafield à 7,9 x 101- Bq. En 1957, l’explosion d’un container dans un complexe
de production de plutonium à Kysthym (Russie) et la rupture d’un réservoir dans
un réacteui à la centrale de Windscale (Royaume-Uni) ont entraîné des rejets en
- Cs respectivement de 2 x 1014 Bq et de 2,2 x 1013 Bq (Colle et al., 2000).
Suite à 1 explosion en 1986 d’un réacteur de la centrale de Tchernobyl (Ukraine),
I activité du 137Cs émis dans l’environnement a été estimée à 4,0 x ]016 Bq
(ATSDR 2004). Des dépôts de 137Cs ont été retrouvés dans l’ensemble des pays
d’Europe de l’Ouest.
Le césium se dépose sur le sol et migre peu, particulièrement en présence
argile (Colle et al., 2000). Ainsi, il se concentre principalement dans la couche
superficielle du sol. On le retrouve dans la litière des forêts et dans les milieux
aquatiques. Le césium entre dans la chaîne alimentaire animale et humaine par
a consommation d eau, de végétaux, de champignons, de viandes, de poissons et
e
contaminés. Différentes études établissent une corrélation entre le niveau
e
Cs contenu dans la ration alimentaire, l’ingestion quotidienne de ,37Cs et la
c large corpoielle en l37Cs (Handl et al., 2003 ; Takatsuji et al., 2000). Les populations sont donc majoritairement exposées via l’ingestion d’eau et d’aliments contamines par le
Cs (Colle et al., 2000). Cependant, bien que minoritaire, cette
exposition des, populations comporte également une composante d’irradiation
externe lée à 1 émission de rayonnement gamma depuis les dépôts dans les sols et
une composante liée à l’inhalation de poussières contaminées.
1.2. Propriétés physico-chimiques
la \e C^r-Llm’ symb°le chimique Cs (Z = 55), a une masse molaire de 132,9. Dans
ication péiiodique des éléments, il est dans la famille des alcalins, avec
. .-ana °£ues e SC)dium, le potassium et le rubidium. C’est un élément naturel
/a lvement a ondant de la croûte terrestre, en moyenne 2,6 g par tonne métrique. î
de la* fr m ° a 2°?0)’ Le CéS. ium P°ssède le Point de fusion (28 °C) le plus bas I
corrpçn^L \
a cabns- Chimiquement, il présente un seul degré d’oxydation :
tableau n
CjPece ionique Cs(+I). C’est l’élément le plus électropositit du =
l’envimnn™0 'Tærï eS él, éments- Le césium n’existe pas à l’état élémentaire dans «
d’oxvde
a^S ' atmosPhcre, il est sous forme d’aérosols, mais surtout =
soluble dan« 1’ °U
^droxyde de césium CsOH en présence d’eau. Il est très =
rement les ar T*1’ n PIes^nte une grande affinité pour les minéraux et particuliè- ।
anions classic
lensemble’ les constantes de stabilité du césium avec les j
sont faibles avec dés loaKæ5' Carbonates’ ^tes...) ou les composés organiques ।
es log K! compris entre 0,1 et 2,3 (IUPAC, 2004).
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Toxicologie nucléaire environnementale et humai ne
Plusieurs centaines d’essais nucléaires atmosphériques ont été effectuées entre
1945 et 1980. Ils ont libéré dans l’environnement une quantité de 137Cs estimée à
9,6 x1017 Bq (ATSDR 2004). Les rejets de routine issus des différentes étapes de
letraitement du combustible participent également à la contamination de l’environnement, mais dans une moindre mesure. À titre d’exemple, en 1999, les rejets
de 137Cs de l’usine de retraitement de la Hague s’élevaient à 1,3 x 1012 Bq et ceux
de Sellafield à 7,9 x 101- Bq. En 1957, l’explosion d’un container dans un complexe
de production de plutonium à Kysthym (Russie) et la rupture d’un réservoir dans
un réacteui à la centrale de Windscale (Royaume-Uni) ont entraîné des rejets en
- Cs respectivement de 2 x 1014 Bq et de 2,2 x 1013 Bq (Colle et al., 2000).
Suite à 1 explosion en 1986 d’un réacteur de la centrale de Tchernobyl (Ukraine),
I activité du 137Cs émis dans l’environnement a été estimée à 4,0 x ]016 Bq
(ATSDR 2004). Des dépôts de 137Cs ont été retrouvés dans l’ensemble des pays
d’Europe de l’Ouest.
Le césium se dépose sur le sol et migre peu, particulièrement en présence
argile (Colle et al., 2000). Ainsi, il se concentre principalement dans la couche
superficielle du sol. On le retrouve dans la litière des forêts et dans les milieux
aquatiques. Le césium entre dans la chaîne alimentaire animale et humaine par
a consommation d eau, de végétaux, de champignons, de viandes, de poissons et
e
contaminés. Différentes études établissent une corrélation entre le niveau
e
Cs contenu dans la ration alimentaire, l’ingestion quotidienne de ,37Cs et la
c large corpoielle en l37Cs (Handl et al., 2003 ; Takatsuji et al., 2000). Les populations sont donc majoritairement exposées via l’ingestion d’eau et d’aliments contamines par le
Cs (Colle et al., 2000). Cependant, bien que minoritaire, cette
exposition des, populations comporte également une composante d’irradiation
externe lée à 1 émission de rayonnement gamma depuis les dépôts dans les sols et
une composante liée à l’inhalation de poussières contaminées.
1.2. Propriétés physico-chimiques
la \e C^r-Llm’ symb°le chimique Cs (Z = 55), a une masse molaire de 132,9. Dans
ication péiiodique des éléments, il est dans la famille des alcalins, avec
. .-ana °£ues e SC)dium, le potassium et le rubidium. C’est un élément naturel
/a lvement a ondant de la croûte terrestre, en moyenne 2,6 g par tonne métrique. î
de la* fr m ° a 2°?0)’ Le CéS. ium P°ssède le Point de fusion (28 °C) le plus bas I
corrpçn^L \
a cabns- Chimiquement, il présente un seul degré d’oxydation :
tableau n
CjPece ionique Cs(+I). C’est l’élément le plus électropositit du =
l’envimnn™0 'Tærï eS él, éments- Le césium n’existe pas à l’état élémentaire dans «
d’oxvde
a^S ' atmosPhcre, il est sous forme d’aérosols, mais surtout =
soluble dan« 1’ °U
^droxyde de césium CsOH en présence d’eau. Il est très =
rement les ar T*1’ n PIes^nte une grande affinité pour les minéraux et particuliè- ।
anions classic
lensemble’ les constantes de stabilité du césium avec les j
sont faibles avec dés loaKæ5' Carbonates’ ^tes...) ou les composés organiques ।
es log K! compris entre 0,1 et 2,3 (IUPAC, 2004).
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