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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
publications 30 et 100 de la CIPR (ICRP, 1979; 2006). Selon ces modèles, l’uranium suit le bol alimentaire qui réside, chez l’homme adulte, environ 70 min dans
l’estomac, 4 h dans l’intestin grêle, 12 h dans la partie supérieure du colon et 24 h
dans la partie inférieure du colon (ICRP, 2006). L’uranium soluble est absorbé,
comme tous les radionucléides au niveau de l’intestin grêle (Dublineau et al.,
2005). La fraction absorbée est estimée à 1-2 % (Wrenn et al., 1985) variant en
fonction du contenu du bol alimentaire et l’âge des individus.
2.4.3. Biocinétiques
La biodistribution de l’uranium varie selon l’organisme étudié. Dans tous les
cas, néanmoins, il apparaît que deux organes fixent la majeure partie de l’uranium
passant dans le compartiment sanguin.
Après distribution systémique dans le sang, les reins, par où transitent les
complexes solubles de l’uranium avant leur élimination, accumulent jusqu’à
10-25 % de l’uranium transloqué dans les premiers jours suivant la contamination. La rétention d’uranium dans le rein est de courte durée, sa période biologique étant de 15 jours chez le rat et la quasi-totalité de la dose est éliminée dans
la première année suivant l’exposition.
Le deuxième organe cible de l’uranium est l’os, dans lequel il est retenu sur de
plus longues périodes avec une rétention de 10-36 % (Leggett, 1989) ; sa période
biologique y est estimée à 300-5 000 jours (Wrenn et al., 1985). L’uranium se fixe
à la surface des os, en particulier dans les zones en croissance, par substitution au
calcium dans les cristaux d’hydroxyapatite (WHO, 2004). La moitié de l’uranium
déposé en surface est alors transférée vers le volume de l’os lors du remodelage
osseux. La période biologique de l’uranium à la surface de l’os est de 1 à 5 jours.
En revanche la période de l’uranium transféré vers le volume osseux est beaucoup
plus longue, et 25 % de la quantité transférée est fixée dans une zone osseuse non
échangeable.
Le foie et les différents tissus mous fixent l’uranium dans une moindre mesure.
L uranium, de par sa faible absorption après ingestion est principalement
excrété par les fèces. En revanche, la partie soluble et transférée vers le compartiment sanguin est éliminée à 80-90 % par voie urinaire.
Les mécanismes conduisant à cette élimination sont relativement bien décrits. *
es complexes de faible poids moléculaire étant filtrables par le glomérule rénal, s
sont rapidement éliminés dans les urines. Au fur et à mesure de cette éliniination es complexes de forts poids moléculaires, moins stables, se dissocient ।
air pro n e nouveaux complexes avec les ions bicarbonates, eux aussi éliminés c
p r voie rena e. Ainsi la quasi-totalité de l’uranium soluble accumulé dans loiga- •
msme est éliminée en quelques semaines (Hengé-Napoli et al., 2001).
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