Uranium
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de l’animal. Ceux-ci varient entre 7xl05et6><104 pour le lait de vache entre 3 x
10"4 et 1 pour, respectivement la viande de bovin et la volaille (AIEA, 1992).
2.2.2. Ecosystèmes aquatiques
En rivière, plus de 90 % de l’uranium peuvent être associés à la fraction colloïdale qui gouverne les mécanismes de transport. Ce pourcentage a tendance à
diminuer linéairement avec l’augmentation de la salinité. Ainsi, moins de 5 % de
l’uranium sont associés à cette fraction en milieu estuarien (Porcelli et al., 1997).
Le flux de l’uranium vers les océans est mal connu, mais a été estimé globalement variant dans une gamme de 3 à 6 x 107 moi-an-1 (Palmer et Edmond, 1993 ;
Windom et al., 2000).
La rétention de l’uranium par les matières en suspension et les sédiments
est d’autant plus faible que les conditions sont oxydantes et alcalines (Bird et
Evenden, 1996). Les eaux fortement carbonatées augmentent la solubilité de
l’élément et donc, diminuent son adsorption. À pH acide, les propriétés d’échange
cationique des sédiments peuvent contribuer à la rétention des ions uranyles de
charge positive. La concentration en phosphates peut entraîner la précipitation
des ions uranyles et donc leur transfert vers le compartiment sédimentaire. L’adsorption sur la fraction organique et les hydroxydes de fer peuvent également
augmenter la quantité d’uranium dans la fraction sédimentaire.
L’accumulation de l’uranium dans les micro-algues diminue avec les concentrations de calcium, de magnésium, de phosphate et de ligands organiques (Foitin
étal., 2004; 2007). Elle est plus importante à pH 7 qu’à pH 5, les protons pouvant
jouer un rôle d’inhibition compétitive. L’uranium accumulé dans le phytoplancton
peut engendrer une contamination du sédiment superficiel par dépôt et lyse des
cellules.
Les plantes aquatiques accumulent généralement plus d uranium que les plantes
terrestres. De surcroît, pour ces plantes, les plus fortes accumulations sont obseivées pour les parties submergées (Ribera et al., 1996). En eaux douces, le facteur
de concentration le plus élevé est relatif à une espèce de macrophytes, la myr iophylle (tableau 4). Malgré cette capacité d’accumulation élevée des macrophytes
en général et bien qu’elles constituent une source alimentaire pour de nombreuses
S espèces d’invertébrés, ce mode de transfert de l’uranium n a jamais été étudié.
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Les tissus cibles de l’uranium chez les animaux aquatiques sont les tissus
S osseux et les reins et, dans une moindre mesure, le foie, les blanchies puis les
j muscles, le système digestif et les gonades. L’accumulation intracellulaire tait
o mtervenir des sphérocristaux et des lysosomes où il y a coprécipitation de 1 ura! nium avec le phosphore (Chassard-Bouchaud, 1996). La gamme de facteurs de
o concentration pour les muscles s’étend de 1,5 à 24,3 (en poids tiais) contre
| à 8000 pour les tissus osseux (Clulow et al., 1998). Globalement, les facteurs
। de concentration de l’uranium décroissent lorsque l’on s’élève dans les chaînes
à ùophiques. Les poissons ayant un mode de vie lié au sédiment accumu ent e
5 PLis l’uranium, suivis par les poissons pélagiques et enfin les supers prédateurs
(Garnier-Laplace et al., 2001).
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