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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
maintenir face aux contraintes naturelles du milieu. En perturbant la dynamique
de population, les radionucléides et/ou les rayonnements ionisants fragilisent les
biota naturels face à la compétition de nouvelles espèces plus résistantes, ce qui
constitue l’un des mécanismes conduisant aux variations de diversité biologique
qu’il est possible d’observer dans le milieu.
Se limiter à dénombrer les individus composant la population ne permet pas
d’appréhender les conséquences du stress toxique sur la biomasse, la structure de
taille, critères éminemment pertinents sur un plan écologique et fonctionnel dans
le cadre d’un bilan de la santé d’un écosystème. On comprend très intuitivement
que pour un nombre d’individus donné, la population ne représentera pas la même
masse totale (et donc par exemple la même ressource pour les prédateurs dans la
chaîne alimentaire) selon qu’elle est composée d’individus sains de grande taille
ou d’individus stressés de taille réduite. Il est ainsi indispensable d’intégrer les
perturbations des fonctions physiologiques (nutrition, respiration, croissance en
masse, stockage de réserves énergétiques) mises en évidence lors des expositions
aux contaminants. Une approche est en cours de développement afin de coupler
un bilan physiologique individuel au modèle matriciel de population (De Roos,
1997). Une telle approche, fondée sur le calcul du « Scope for growth » ou du
budget énergétique (cf. partie 3, chapitre 16) représente un outil puissant pour lier
une perturbation de la respiration, de la nutrition et/ou de la croissance en masse
des individus exposés aux processus gouvernant la croissance de population, en
nombre d’individus et en biomasse (Calow et Sibly, 1990; Kooijman, 2000).
Conclusion
Il existe plusieurs travaux concernant les effets des radionucléides et/ou des
rayonnements ionisants au niveau moléculaire, cellulaire ou individuel (mortalité, reproduction, etc.). En revanche, les études à des niveaux d’organisation
supérieurs sont plus rares. Dans ce chapitre, nous avons cependant souligné
quelques trop rares études qui se focalisent sur les effets des radionucléides et
des rayonnements ionisants sur les populations (dynamique, adaptation) et/ou les
communautés bactériennes. En revanche, les études se rapportant aux effets sur le
fonctionnement des écosystèmes sont inexistantes. Pourtant, pour évaluer au plus
juste les risques écologiques liés aux polluants, il est important d’appréhender. ’
en parallèle, leurs effets sur la structure (z.e. population, communauté, biodivei- j
site) et le fonctionnement des écosystèmes, même si ces aspects sont difficile5 ;
a a order. Ces études doivent être réalisées en laboratoire comme sur le terrain 5
pour tenir compte au mieux de la complexité des écosystèmes. C’est en abordant „
ces pro lématiques que notre connaissance sur les conséquences écologique5 des j
ronuc éides et des rayonnements ionisants devrait s’étoffer.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
maintenir face aux contraintes naturelles du milieu. En perturbant la dynamique
de population, les radionucléides et/ou les rayonnements ionisants fragilisent les
biota naturels face à la compétition de nouvelles espèces plus résistantes, ce qui
constitue l’un des mécanismes conduisant aux variations de diversité biologique
qu’il est possible d’observer dans le milieu.
Se limiter à dénombrer les individus composant la population ne permet pas
d’appréhender les conséquences du stress toxique sur la biomasse, la structure de
taille, critères éminemment pertinents sur un plan écologique et fonctionnel dans
le cadre d’un bilan de la santé d’un écosystème. On comprend très intuitivement
que pour un nombre d’individus donné, la population ne représentera pas la même
masse totale (et donc par exemple la même ressource pour les prédateurs dans la
chaîne alimentaire) selon qu’elle est composée d’individus sains de grande taille
ou d’individus stressés de taille réduite. Il est ainsi indispensable d’intégrer les
perturbations des fonctions physiologiques (nutrition, respiration, croissance en
masse, stockage de réserves énergétiques) mises en évidence lors des expositions
aux contaminants. Une approche est en cours de développement afin de coupler
un bilan physiologique individuel au modèle matriciel de population (De Roos,
1997). Une telle approche, fondée sur le calcul du « Scope for growth » ou du
budget énergétique (cf. partie 3, chapitre 16) représente un outil puissant pour lier
une perturbation de la respiration, de la nutrition et/ou de la croissance en masse
des individus exposés aux processus gouvernant la croissance de population, en
nombre d’individus et en biomasse (Calow et Sibly, 1990; Kooijman, 2000).
Conclusion
Il existe plusieurs travaux concernant les effets des radionucléides et/ou des
rayonnements ionisants au niveau moléculaire, cellulaire ou individuel (mortalité, reproduction, etc.). En revanche, les études à des niveaux d’organisation
supérieurs sont plus rares. Dans ce chapitre, nous avons cependant souligné
quelques trop rares études qui se focalisent sur les effets des radionucléides et
des rayonnements ionisants sur les populations (dynamique, adaptation) et/ou les
communautés bactériennes. En revanche, les études se rapportant aux effets sur le
fonctionnement des écosystèmes sont inexistantes. Pourtant, pour évaluer au plus
juste les risques écologiques liés aux polluants, il est important d’appréhender. ’
en parallèle, leurs effets sur la structure (z.e. population, communauté, biodivei- j
site) et le fonctionnement des écosystèmes, même si ces aspects sont difficile5 ;
a a order. Ces études doivent être réalisées en laboratoire comme sur le terrain 5
pour tenir compte au mieux de la complexité des écosystèmes. C’est en abordant „
ces pro lématiques que notre connaissance sur les conséquences écologique5 des j
ronuc éides et des rayonnements ionisants devrait s’étoffer.
