Conséquences écologiques
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la conséquence intégrée au travers de critères éminemment pertinents sur le plan
écologique.
3.3. Importance relative des critères individuels
dans la dynamique de population
A ce jour, l’évaluation du risque écologique des radionucléides telle qu’elle a
été développée pour les substances chimiques, et appliquée d’un point de vue
réglementaire (Commission européenne, 2003), demeure essentiellement basée
sur le recensement des données écotoxicologiques individuelles, telles que les
ED50 en condition d’exposition aiguë et/ou EDR10 en condition d’exposition chronique, de doses ou de débits de dose induisant respectivement 50 % de mortalité
et 10 % d’effet sur la reproduction, la croissance ou la morbidité chez une gamme
représentative d’organismes. Cette démarche sous-tend qu’à niveau identique, les
effets sont comparables et induisent le même impact sur l’environnement entre
les différents critères et les différentes espèces considérés. Cette hypothèse a
été récemment testée en comparant la sensibilité de la croissance de population
aux variations des différents critères mesurés à l’échelle individuelle à l’aide des
matrices de Leslie (Stark et al., 2004; Alonzo et al., 2008b). Sous l'hypothèse que
la population n’est limitée par aucune contrainte environnementale, on montre
qu’un même niveau d’effet induit un impact très variable sur la population, selon
qu’il est appliqué à la survie, la fécondité ou l’âge lors de la première ponte, ce
dernier critère jouant un rôle prédominant dans la croissance d’une population de
daphnie par exemple.
De plus, il a été montré que la dynamique de population est beaucoup moins
sensible aux variations de la reproduction chez le ver de terre E. fetida que chez
le microcrustacé D. magna. La différence de sensibilité est liée aux caractéristiques distinctes du cycle de vie entre les deux espèces, D. magna se caiactéiisant
par une croissance rapide et une reproduction par parthénogénèse tandis que
E. fetida présente une croissance plus lente et une reproduction sexuée. Il semble
donc au final que l’impact environnemental des radionucléides, comme des autres
polluants, ne peut être évalué indépendamment de la stratégie reproductive des
espèces concernées (Stark et al., 2004; Alonzo et al., 2008b).
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Pour conclure, les effets toxiques mesurés au laboratoire à 1 échelle des indi» vidus ont donc des répercussions diverses sur les populations, comme 1 illustrent
| les études chez D. magna et E. fetida : réduction d’abondance, de biomasse,
| modification de structure — en d’autres termes de la taille (le plus souvent à la
o baisse) des organismes qui la composent et un retard de croissance. Ces pertur
s bâtions ont des conséquences probables sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.
| En effet, réduire l’abondance d’une population de proies conduit au déclin des
| piédateurs qui s’en nourrissent et in fine au dysfonctionnement de I ensemble
। de l’écosystème. Le retard de croissance d’une population varie selon la nature
| de l’effet mesuré (reproduction, mortalité...) et 1 espèce considérée, ce quii a es
m implications majeures dans l’évaluation du risque écologique. Enfin, la mo e isa
lion décrit, dans un cas simple, une altération de la capacité des populations
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