Conséquences écologiques
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Deinococcus-Thermus, Firmicutes, et Proteobacteria sont représentés. On connaît
aujourd’hui pas moins de 25 espèces réductrices d’uranium parmi lesquelles on
peut citer Desulfovibrio desulfuricans, Geobacter metallireducens et sulfurreducens ainsi que Shewanella oneidensis pour les plus étudiées (Wall et Krumholz,
2006). Très récemment, Geobacter uraniireducens, une espèce réductrice d’uranium a été isolée d’un site pollué à l’uranium au cours d’une expérience pilote de
bioremédiation in situ (Shebolina et al., 2008). Plusieurs isolats, affiliés au genre
Microbacterium et hautement tolérants aux métaux (U, Pb, Cu, Ag, Cr, Cd et Ni),
ont été cultivés à partir d’eaux souterraines collectées à proximité d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires à Tomsk en Russie (Nedelskova et al., 2007).
Des espèces accumulatrices d’U, affiliées aux genres Bacillus et Arthrobacter, ont
respectivement été isolées de déchets miniers uranifères en Allemagne et d’un sol
contaminé à l’uranium aux États-Unis (Suzuki et Banfield, 2004; Merroun et al.,
2005). Des phénomènes de précipitation d’U en minéraux insolubles de phosphate
d’uranyle ont été observés chez diverses souches affiliées aux genres Citrobacter,
Rahnella, Bacillus et Arthrobacter, isolées de sols américains contaminés aux
métaux et radioéléments (Martinez et al., 2007).
Comme nous l’avons vu précédemment, l’impact des métaux et radionucléides
sur la diversité des bactéries de l’environnement est très important avec un effet
négatif sur les communautés, couplé à l’apparition d’espèces mieux adaptées. A
ce jour, les conséquences de ces modifications sur le fonctionnement global des
écosystèmes ne sont pas établies. La compréhension des mécanismes moléculaires
de tolérance à ces toxiques en utilisant des bactéries modèles, associée à 1 analyse
des comportements des communautés dans leur ensemble, permettra de mieux
appréhender la complexité des situations observées dans les environnements
pollués et de prévoir leur évolution.
3- Effets sur la dynamique de population
et leurs implications
3.1. Du laboratoire au milieu naturel : un changement d échelle
difficile mais nécessaire
L’évaluation du risque écologique associé aux substances radioactives dans
les écosystèmes requiert, entre autre, une quantification de la toxicité des radionucléides, au sein d’une gamme d’espèces représentative des milieux naturels.
Cette quantification est réalisée au travers d’expériences menées au laboratoire en
conditions contrôlées. Celles-ci permettent d’étudier l’apparition et l’intensite des
effets touchant la survie, la croissance, la reproduction et les dommages histologiques, cellulaires ou moléculaires induits suite à l’exposition aux radionucléides.
De tels critères, caractéristiques des échelles individuelles et sub-individuelles,
sont éminemment significatifs sur un plan toxicologique. Cependant, sur un plan
écotoxicologique, il est important d’en évaluer les répercussions a des niveaux
dorganisation plus pertinents dans un contexte écologique, i.e. lèche e e a
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Deinococcus-Thermus, Firmicutes, et Proteobacteria sont représentés. On connaît
aujourd’hui pas moins de 25 espèces réductrices d’uranium parmi lesquelles on
peut citer Desulfovibrio desulfuricans, Geobacter metallireducens et sulfurreducens ainsi que Shewanella oneidensis pour les plus étudiées (Wall et Krumholz,
2006). Très récemment, Geobacter uraniireducens, une espèce réductrice d’uranium a été isolée d’un site pollué à l’uranium au cours d’une expérience pilote de
bioremédiation in situ (Shebolina et al., 2008). Plusieurs isolats, affiliés au genre
Microbacterium et hautement tolérants aux métaux (U, Pb, Cu, Ag, Cr, Cd et Ni),
ont été cultivés à partir d’eaux souterraines collectées à proximité d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires à Tomsk en Russie (Nedelskova et al., 2007).
Des espèces accumulatrices d’U, affiliées aux genres Bacillus et Arthrobacter, ont
respectivement été isolées de déchets miniers uranifères en Allemagne et d’un sol
contaminé à l’uranium aux États-Unis (Suzuki et Banfield, 2004; Merroun et al.,
2005). Des phénomènes de précipitation d’U en minéraux insolubles de phosphate
d’uranyle ont été observés chez diverses souches affiliées aux genres Citrobacter,
Rahnella, Bacillus et Arthrobacter, isolées de sols américains contaminés aux
métaux et radioéléments (Martinez et al., 2007).
Comme nous l’avons vu précédemment, l’impact des métaux et radionucléides
sur la diversité des bactéries de l’environnement est très important avec un effet
négatif sur les communautés, couplé à l’apparition d’espèces mieux adaptées. A
ce jour, les conséquences de ces modifications sur le fonctionnement global des
écosystèmes ne sont pas établies. La compréhension des mécanismes moléculaires
de tolérance à ces toxiques en utilisant des bactéries modèles, associée à 1 analyse
des comportements des communautés dans leur ensemble, permettra de mieux
appréhender la complexité des situations observées dans les environnements
pollués et de prévoir leur évolution.
3- Effets sur la dynamique de population
et leurs implications
3.1. Du laboratoire au milieu naturel : un changement d échelle
difficile mais nécessaire
L’évaluation du risque écologique associé aux substances radioactives dans
les écosystèmes requiert, entre autre, une quantification de la toxicité des radionucléides, au sein d’une gamme d’espèces représentative des milieux naturels.
Cette quantification est réalisée au travers d’expériences menées au laboratoire en
conditions contrôlées. Celles-ci permettent d’étudier l’apparition et l’intensite des
effets touchant la survie, la croissance, la reproduction et les dommages histologiques, cellulaires ou moléculaires induits suite à l’exposition aux radionucléides.
De tels critères, caractéristiques des échelles individuelles et sub-individuelles,
sont éminemment significatifs sur un plan toxicologique. Cependant, sur un plan
écotoxicologique, il est important d’en évaluer les répercussions a des niveaux
dorganisation plus pertinents dans un contexte écologique, i.e. lèche e e a
