Effets sur le comportement
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peuvent fuir un environnement contaminé respectivement dès 180 et 240 pg/L
(Hansen et al., 1999a).
D’autres travaux ont rapporté les effets néfastes du Cd sur le comportement
de divers poissons : le guppy Poecilia reticulata présente une nage déséquilibrée
proche de la surface et des difficultés respiratoires à 22 mg/L (Yilmaz et al.,
2004). La réponse de type « fast start » du bar commun Dicentrarchus labrax
est altérée dès 5 pg/L, ceci étant relié à des altérations histopathologiques des
neuromastes, cellules de la ligne latérale chez les poissons (Faucher et al., 2006).
Enfin, en fonction des poissons, le facteur pollution n’est pas forcément le facteur
prédominant modifiant leur comportement; le corégone Coregomis clupeaformis
préfère rester dans une zone contaminée au Cd et à l’obscurité plutôt que d’aller
dans une zone moins contaminée mais éclairée; il faut atteindre une concentration de 125 pg/L pour que les poissons fuient la contamination (McNicol et al.,
1999).
5. Conséquences
3.1. Conséquences chez l’homme : pathologies neurodégénératives
L’étude des effets des métaux sur la physiologie neuronale mérite une attention
particulière Compte tenu de leurs conséquences sur les performances cognitives,
motrices et de leurs rôles probables dans le développement de maladies neurodégénératives. De plus, diverses maladies neurologiques se caractérisent entre auties
par la présence de dépôts intra- ou extracellulaires contenant des protéines anoimalement repliées associées à des métaux. C’est le cas des maladies d Alzheimer
ou de Parkinson. Par ailleurs, les personnes âgées, les nourrissons et les enfants
sont particulièrement sensibles à ces polluants. Très souvent, des situations de
carence alimentaires ou d’intoxication conduisant à une surchaige cellulaiie
en ces éléments traces métalliques s’accompagnent de troubles neurologiques.
Comprendre l’influence des métaux sur les propriétés et les fonctions du cer\eau
apparaît donc un enjeu de santé publique. Or, à ce jour les conséquences fonction
nelles des métaux sur le cerveau ainsi que leurs mécanismes d action ne sont que
s très partiellement connus.
•
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C
□
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ô 3.2. Conséquences écologiques
O
’
Les conséquences des différentes altérations de comportement vont s’exprimer
S en ternies d’effets biologiques (e.g., baisse de la reproduction ou de la survie) et
8 d effets écologiques (altérations de la structure des populations et des continu
| nautés ou du fonctionnement des écosystèmes). Les altérations du comportement
’ induites par les polluants affectent donc non seulement l’individu mais egalement
s les écosystèmes.
’
Les conséquences écologiques peuvent être réversibles, giâce à la mise en plac
de mécanismes adaptatifs plastiques. Elles peuvent également être irreversi
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peuvent fuir un environnement contaminé respectivement dès 180 et 240 pg/L
(Hansen et al., 1999a).
D’autres travaux ont rapporté les effets néfastes du Cd sur le comportement
de divers poissons : le guppy Poecilia reticulata présente une nage déséquilibrée
proche de la surface et des difficultés respiratoires à 22 mg/L (Yilmaz et al.,
2004). La réponse de type « fast start » du bar commun Dicentrarchus labrax
est altérée dès 5 pg/L, ceci étant relié à des altérations histopathologiques des
neuromastes, cellules de la ligne latérale chez les poissons (Faucher et al., 2006).
Enfin, en fonction des poissons, le facteur pollution n’est pas forcément le facteur
prédominant modifiant leur comportement; le corégone Coregomis clupeaformis
préfère rester dans une zone contaminée au Cd et à l’obscurité plutôt que d’aller
dans une zone moins contaminée mais éclairée; il faut atteindre une concentration de 125 pg/L pour que les poissons fuient la contamination (McNicol et al.,
1999).
5. Conséquences
3.1. Conséquences chez l’homme : pathologies neurodégénératives
L’étude des effets des métaux sur la physiologie neuronale mérite une attention
particulière Compte tenu de leurs conséquences sur les performances cognitives,
motrices et de leurs rôles probables dans le développement de maladies neurodégénératives. De plus, diverses maladies neurologiques se caractérisent entre auties
par la présence de dépôts intra- ou extracellulaires contenant des protéines anoimalement repliées associées à des métaux. C’est le cas des maladies d Alzheimer
ou de Parkinson. Par ailleurs, les personnes âgées, les nourrissons et les enfants
sont particulièrement sensibles à ces polluants. Très souvent, des situations de
carence alimentaires ou d’intoxication conduisant à une surchaige cellulaiie
en ces éléments traces métalliques s’accompagnent de troubles neurologiques.
Comprendre l’influence des métaux sur les propriétés et les fonctions du cer\eau
apparaît donc un enjeu de santé publique. Or, à ce jour les conséquences fonction
nelles des métaux sur le cerveau ainsi que leurs mécanismes d action ne sont que
s très partiellement connus.
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ô 3.2. Conséquences écologiques
O
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Les conséquences des différentes altérations de comportement vont s’exprimer
S en ternies d’effets biologiques (e.g., baisse de la reproduction ou de la survie) et
8 d effets écologiques (altérations de la structure des populations et des continu
| nautés ou du fonctionnement des écosystèmes). Les altérations du comportement
’ induites par les polluants affectent donc non seulement l’individu mais egalement
s les écosystèmes.
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Les conséquences écologiques peuvent être réversibles, giâce à la mise en plac
de mécanismes adaptatifs plastiques. Elles peuvent également être irreversi
