Effets sur le comportement
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tion régulière d’une barre d’uranium métal pendant les trois premières années
d’évolution de la maladie (Goasguen, 1982). Howland (1949) rapporte les cas de
plusieurs personnes contaminées accidentellement par de l’uranium présentant,
la semaine suivant l’accident, des troubles du comportement ne pouvant pas être
expliqués par la seule peur subie. Les personnes contaminées présentaient une
nervosité, une appréhension et une hyperactivité inhabituelles, avec exagération
des expressions faciales, exagérations verbales pouvant aller jusqu’à l’incohérence. Une enquête épidémiologique menée auprès des mineurs d’uranium en
Bohême, a montré une augmentation significative des homicides et des désordres
mentaux comparée à la population générale (Tomasek, 1994). Mais cette étude ne
prend pas en compte les facteurs psychogènes liés aux conditions de travail, ni les
facteurs de multipollution alors que ces mineurs ont également subi des expositions élevées au radon ainsi qu’à l’arsenic pour certains d’entre eux.
Durant la guerre du Golfe, des hommes ont été blessés par des éclats d’uranium appauvri, pouvant être toujours présents dans l’organisme. Les fragments
sont à l’origine d’une libération chronique d’uranium dans l’organisme. Ces vétérans blessés présentent une augmentation des quantités d’uranium excrétées dans
l’urine, sans signe néphrotoxique. Cependant, un examen neurocognitif montre
une relation statistique entre le taux d’uranium dans l’urine et une diminution
des résultats obtenus à des tests évaluant les performances neurocognitives.
Les auteurs suggèrent qu’à ce niveau de contamination, le rein n’est pas 1 organe critique et que les systèmes neurologique ou reproductif pourraient être les
premiers perturbés (McDiarmid, 2000).
2.1.2. Le césium
De nombreuses études attestent de troubles neurologiques et psychologiques
dans les années qui ont suivi l’accident de Tchernobyl en 1986 chez les liquidateurs et les habitants des zones contaminées. Chez les liquidateurs du Kirghizistan, les augmentations les plus significatives sont les maladies du système
nerveux et les troubles mentaux (multipliés par 7). Entre 1989 et 1994, la principale cause de mortalité de cette population de liquidateurs est le suicide (23,2 /o)
(Kamarli 1996). Par ailleurs, il existe une relation significative entre la dose a
s laquelle ont été exposés les liquidateurs et ces désordres mentaux (Ivanov, 2000).
c
□
* 2.1.3. Le cadmium
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Au niveau cellulaire, le cadmium est, comme le cobalt, un puissant bloqueur ce
o nombreuses conductances ioniques des cellules nerveuses et gliales. Cepen ant,
| bien que son action in vitro sur la physiologie neuronale ait été assez bien docu| mentée, il n’existe que très peu d’arguments indiquant qu’une intoxication puisse
=• altérer le fonctionnement du système nerveux central. Chez 1 homme, la demi vie
7 de résidence du cadmium est d’environ 15-20 ans. Le dosage du cadmium dans
? les cheveux constitue un critère pour établir le niveau d intoxication à cet e ement.
5 Des travaux réalisés sur des enfants rapportent que des taux élevés de ca muin
9 dans les cheveux sont associés à des difficultés d’apprentissage ou à un retard
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