354
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
1.2.
1.2.1.
Lien entre altérations de mécanismes physiologiques et effets
sur le comportement
Perturbation de l’activité sensorielle (chimioréception)
Chez les poissons, la chimioréception, très développée, joue un rôle majeur.
Ainsi, les comportements d’évitement des prédateurs, de reproduction et de dominance impliquent tous l’olfaction (Scott et Sloman, 2004). L’un des comporte- I
ments modulés pai 1 olfaction le plus marquant est celui de la réponse migratoire
des salmonidés, qui utilisent leur odorat pour localiser le cours d’eau dans lequel
ils ont éclos et où ils retournent pour se reproduire.
De nombreuses études ont porté sur l’effet des métaux non radioactifs (ù.
ca mium, cuivie, zinc, nickel, manganèse) sur le système olfactif des poissons^ e ui-ci est constitué d un épithélium olfactif (la rosette) regroupant de
nom reuses cellules réceptrices, reliées au bulbe olfactif par le nerf olfactif,
es ce u es iéceptiices sont des neurones bipolaires qui sont en contact direct
avec environnement et donc peuvent être une voie d’entrée des métaux dans le
cerveau. L accumulation prépondérante de cadmium dans le système olfactif des
poissons a été mise en évidence (Scott et al., 2003), suivie d’un transport le long
'-'OaeS °^acl'^s Par des mécanismes de transport axonal (Tallkvist étal.,
.. ' ertains métaux ont la capacité à quitter les neurones primaires (neurones
e lan irectement les organes des sens au système nerveux central) et à traverser
synapses du bulbe olfactif pour pénétrer dans le reste du cerveau. Ainsi,
e ca mium, e cuivie et le nickel sont présents uniquement dans les neurones
imaires tan is que le manganèse et le mercure peuvent pénétrer dans le reste
veau ( cott et Sloman, 2004). L’accumulation de cuivre dans les neurones
réver ’tu§
Une dégénérescence des cellules réceptrices, qui est toutefois
P
e otsclL,e les poissons sont remis dans un environnement non contaminé,
mit caPac^te transitoire à sacrifier les récepteurs olfactifs périphériques donnerait un avantage sélectif à certaines espèces de poissons.
vertébrée
iad'onucléides sur 1 olfaction des poissons ou plus largement des
aués danc 1 Ê e, res Peu étudié. Néanmoins, une perturbation des gènes impliexnosée H 68 r,ecePteuis de I olfaction a été démontrée chez des poissons zèbres
l’inhalatinn^J
&
Puranium aPPauvri (Lerebours et al., 2008). De même,
l’accumnlatin
° rat 6 Pai Seules de dioxyde d’uranium (insoluble) conduit à ?
une nossihle v ' U, ranium dans le bulbe olfactif, puis dans le cerveau, indiquant -
mulation a de^ff^ ?ransfert vers le cerveau (Monleau et al., 2005). Cette accu- î
mulation a des effets locomoteurs et mnésiques (Monleau et ai, 2005).
A2’Z PertUrbati°n endocrinienne
De nombreuses études
le comportement, indiauant°n ^ent deS corrélations entre les taux d’hormones et ।
gme d effets comportementaux1 UnC PeilLn dation endocrinienne peut être à l’ori- ‘
dation des niveaux de cortierj £rande partie de ces études porte sur la pertur- ?
ormone impliquée dans la réponse au stress
Précédent

- 408/813

Suivant