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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Un métal ou un radionucléide peut donc avoir un impact sur un individu, mais
également avoir des conséquences sur la population, la communauté et l’écosystème. Les conséquences écologiques peuvent être réversibles, avec la mise
en place de mécanismes adaptatifs plastiques, par le biais d’un ajustement des
réponses immunologiques aux changements environnementaux. De fait, l’une
des caractéristiques du système immunitaire est bien sa capacité d’adaptation aux
conditions changeantes, principe même de la réaction immunitaire. Elles peuvent
également être irréversibles lorsque l’exposition à des toxiques exerce une pression de sélection. L’impact d’une immunosuppression chronique sur la valeur
sélective d’une population naturellement exposée à des agents infectieux est peu
connu. L’immunotoxicité d’une substance pourrait donc s’avérer être un type de
toxicité sublétale dans le règne animal, et mérite d’être évaluée avec précision.
Conclusion et perspectives
Les nombreux exemples dans la littérature indiquent que, du fait de la sensibilité du système immunitaire et des nombreux effets que peuvent exercer les
polluants sur son fonctionnement, l’immunotoxicologie peut représenter un indicateur écologique pertinent pour les populations d’invertébrés et de poissons.
Comparativement, les données concernant les atteintes par les radionucléides et
les métaux en santé humaine sont quasiment inexistantes, du fait de la difficulté
d isoler un radionucléide particulier dans un contexte de multipollution. Il s’avère
donc nécessaire de poursuivre des études d’immunotoxicologie de type expérimental chez les rongeurs à différents niveaux d’atteinte (moléculaire, cellulaire,
tissulaire et organisme), afin de pouvoir ultérieurement définir des pistes de
lecherche pour de futures études cliniques chez l’homme.
Références bibliographiques
AIEA (1988). The radiological accident in
Goiania. AIEA éditeur, Vienne.
Auffret M (2005). Bivalves as models for
marine immunotoxicology. In : Tryphonas
H, Fournier M, Blakley BR, Smits JEG,
Brousseau P. Investigative immunotoxicology, models & approaches in Immunotoxicology. CRC Press, Boca Raton, Florida, 29-48.
Batchelor AL, Jenner TJ, Papworth DG (1982).
Influence of macrophages on microdistribution of inhaled UO-, aerosol in rat lung.
Phys Med Biol, 37 : 249-266.
Berry JP, Zhang L, Galle P, Ansoborlo E,
Henge-Napoli MH, Donnadieu-Claraz M
(1997). Role of alveolar macrophage lysosomes in metal detoxification. MicroscRes
Tech, 36 : 313-323.
Boev VM, Popova EV, Smoliagin Al, Tiu- ।
rin EN, Korneev AG, Livshits NM, Chai- ;
nikova IN (1998). Characteristics of the ;
radio-ecologic situation in the area of Totsk ;
nuclear explosion and the immune status of 5
schoolchildren residing in the vicinity. 6/g «
Sanit, 1 : 47-49.
Buet A, Barillet S, Camilleri V (2005). Chan- r
ges in oxidative stress parameters in fish 5
as response to direct uranium exposure -
Radioprotection, 40 : 151-155.
Cheng TC (1981). Bivalves. In : RatcliffeNA’ =
Rowley AF. Invertebrate Blood Cells ■ j
Academic Press, London, 233-299.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Un métal ou un radionucléide peut donc avoir un impact sur un individu, mais
également avoir des conséquences sur la population, la communauté et l’écosystème. Les conséquences écologiques peuvent être réversibles, avec la mise
en place de mécanismes adaptatifs plastiques, par le biais d’un ajustement des
réponses immunologiques aux changements environnementaux. De fait, l’une
des caractéristiques du système immunitaire est bien sa capacité d’adaptation aux
conditions changeantes, principe même de la réaction immunitaire. Elles peuvent
également être irréversibles lorsque l’exposition à des toxiques exerce une pression de sélection. L’impact d’une immunosuppression chronique sur la valeur
sélective d’une population naturellement exposée à des agents infectieux est peu
connu. L’immunotoxicité d’une substance pourrait donc s’avérer être un type de
toxicité sublétale dans le règne animal, et mérite d’être évaluée avec précision.
Conclusion et perspectives
Les nombreux exemples dans la littérature indiquent que, du fait de la sensibilité du système immunitaire et des nombreux effets que peuvent exercer les
polluants sur son fonctionnement, l’immunotoxicologie peut représenter un indicateur écologique pertinent pour les populations d’invertébrés et de poissons.
Comparativement, les données concernant les atteintes par les radionucléides et
les métaux en santé humaine sont quasiment inexistantes, du fait de la difficulté
d isoler un radionucléide particulier dans un contexte de multipollution. Il s’avère
donc nécessaire de poursuivre des études d’immunotoxicologie de type expérimental chez les rongeurs à différents niveaux d’atteinte (moléculaire, cellulaire,
tissulaire et organisme), afin de pouvoir ultérieurement définir des pistes de
lecherche pour de futures études cliniques chez l’homme.
Références bibliographiques
AIEA (1988). The radiological accident in
Goiania. AIEA éditeur, Vienne.
Auffret M (2005). Bivalves as models for
marine immunotoxicology. In : Tryphonas
H, Fournier M, Blakley BR, Smits JEG,
Brousseau P. Investigative immunotoxicology, models & approaches in Immunotoxicology. CRC Press, Boca Raton, Florida, 29-48.
Batchelor AL, Jenner TJ, Papworth DG (1982).
Influence of macrophages on microdistribution of inhaled UO-, aerosol in rat lung.
Phys Med Biol, 37 : 249-266.
Berry JP, Zhang L, Galle P, Ansoborlo E,
Henge-Napoli MH, Donnadieu-Claraz M
(1997). Role of alveolar macrophage lysosomes in metal detoxification. MicroscRes
Tech, 36 : 313-323.
Boev VM, Popova EV, Smoliagin Al, Tiu- ।
rin EN, Korneev AG, Livshits NM, Chai- ;
nikova IN (1998). Characteristics of the ;
radio-ecologic situation in the area of Totsk ;
nuclear explosion and the immune status of 5
schoolchildren residing in the vicinity. 6/g «
Sanit, 1 : 47-49.
Buet A, Barillet S, Camilleri V (2005). Chan- r
ges in oxidative stress parameters in fish 5
as response to direct uranium exposure -
Radioprotection, 40 : 151-155.
Cheng TC (1981). Bivalves. In : RatcliffeNA’ =
Rowley AF. Invertebrate Blood Cells ■ j
Academic Press, London, 233-299.
