Effets sur le système immunitaire
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cellules dendritiques, mastocytes) (Florent et al., 2001), et dans les plaques de
Peyer (Dublineau et al., 2006b). Une ingestion chronique de plusieurs mois induit
une diminution du nombre de macrophages et de mastocytes au niveau de la
lamina propria, alors que le nombre de neutrophiles est augmenté (Dublineau
et al., 2007). En cas d’inhalation chez le rat, les particules d’uranium peuvent
s’accumuler au niveau du poumon dans les macrophages où elles se concentrent
au niveau des lysosomes après phagocytose (Berry et al., 1997). Bien qu’aucune
donnée ne soit disponible sur la quantité de macrophages après inhalation d’uranium, les résultats d’expériences effectuées chez le rat suggèrent que cette population cellulaire est également affectée dans des cas d’exposition à des métaux
tels que le cadmium (McKenna et al., 1997), ou à des radionucléides comme le
radon (Johnson et al., 1994) ou le plutonium (Van der Meeren et al., 2008). Chez
la souris, l’exposition au radon entraîne également une diminution du nombre
total de cellules immunitaires dans plusieurs organes lymphoïdes, thymus et
ganglions lymphatiques associés au poumon, et d’une augmentation du nombre de
lymphocytes T (Nagarkatti et al., 1996). Les éventuelles propriétés radiologiques
des métaux semblent donc aussi bien impliquées dans cette réponse cellulaire que
leurs propriétés chimiques.
Un aspect important d’une contamination interne par un radionucléide est le
développement d’une réaction inflammatoire qui constitue l’effet majeur induit
par les particules d’uranium, que ce soit après instillation intratrachéale (Pasanen
et al., 1995) ou inhalation (Monleau et al., 2006). La production de cytokines pro(IL-8, TNFot) et anti-inflammatoires (1L-10) s’accompagne d’œdèmes pulmonaires et d’une inflammation des bronches et des alvéoles (Batchelor et al., 1982;
Morris et al., 1992). Le plutonium induit des effets similaires (Van der Meeren et
al., 2008).
3.3. Effets sur l’immunité innée : phagocytose chez les invertébrés
et les poissons
3.3.1. Invertébrés
Les données disponibles à l’heure actuelle montrent 1 altération des activités
des hémocytes (les cellules de l’immunité des invertébrés) chez des mollusques,
et en particulier d’huîtres exposées à différents types de contaminants tels que les
hydrocarbures, les polychlorobiphényles, les pesticides, ou les métaux (Gagnaire,
2005). Les effets du cadmium sur les paramètres hémocytaires des mollusques
bivalves sont largement décrits. D’une manière générale la phagocytose des
hémocytes de bivalves est activée par des faibles doses de cadmium (de I ordre du
n§'L ') et inhibée par de fortes doses (de l’ordre du pg'L 1 ou mg-L ). Ceci a été
démontré chez la mye, Mya arenaria, et chez 1 huître creuse. Le cadmium module
également la mobilité des hémocytes (agrégation ou leucocytose) chez dilféientes
espèces de bivalves (Auffret, 2005).
Les exemples liés aux autres éléments d’intérêt sont moins documentés. Le
sélénium induit un stress oxydant chez la moule bleue, Mytilus edulis (Tran et a .,
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cellules dendritiques, mastocytes) (Florent et al., 2001), et dans les plaques de
Peyer (Dublineau et al., 2006b). Une ingestion chronique de plusieurs mois induit
une diminution du nombre de macrophages et de mastocytes au niveau de la
lamina propria, alors que le nombre de neutrophiles est augmenté (Dublineau
et al., 2007). En cas d’inhalation chez le rat, les particules d’uranium peuvent
s’accumuler au niveau du poumon dans les macrophages où elles se concentrent
au niveau des lysosomes après phagocytose (Berry et al., 1997). Bien qu’aucune
donnée ne soit disponible sur la quantité de macrophages après inhalation d’uranium, les résultats d’expériences effectuées chez le rat suggèrent que cette population cellulaire est également affectée dans des cas d’exposition à des métaux
tels que le cadmium (McKenna et al., 1997), ou à des radionucléides comme le
radon (Johnson et al., 1994) ou le plutonium (Van der Meeren et al., 2008). Chez
la souris, l’exposition au radon entraîne également une diminution du nombre
total de cellules immunitaires dans plusieurs organes lymphoïdes, thymus et
ganglions lymphatiques associés au poumon, et d’une augmentation du nombre de
lymphocytes T (Nagarkatti et al., 1996). Les éventuelles propriétés radiologiques
des métaux semblent donc aussi bien impliquées dans cette réponse cellulaire que
leurs propriétés chimiques.
Un aspect important d’une contamination interne par un radionucléide est le
développement d’une réaction inflammatoire qui constitue l’effet majeur induit
par les particules d’uranium, que ce soit après instillation intratrachéale (Pasanen
et al., 1995) ou inhalation (Monleau et al., 2006). La production de cytokines pro(IL-8, TNFot) et anti-inflammatoires (1L-10) s’accompagne d’œdèmes pulmonaires et d’une inflammation des bronches et des alvéoles (Batchelor et al., 1982;
Morris et al., 1992). Le plutonium induit des effets similaires (Van der Meeren et
al., 2008).
3.3. Effets sur l’immunité innée : phagocytose chez les invertébrés
et les poissons
3.3.1. Invertébrés
Les données disponibles à l’heure actuelle montrent 1 altération des activités
des hémocytes (les cellules de l’immunité des invertébrés) chez des mollusques,
et en particulier d’huîtres exposées à différents types de contaminants tels que les
hydrocarbures, les polychlorobiphényles, les pesticides, ou les métaux (Gagnaire,
2005). Les effets du cadmium sur les paramètres hémocytaires des mollusques
bivalves sont largement décrits. D’une manière générale la phagocytose des
hémocytes de bivalves est activée par des faibles doses de cadmium (de I ordre du
n§'L ') et inhibée par de fortes doses (de l’ordre du pg'L 1 ou mg-L ). Ceci a été
démontré chez la mye, Mya arenaria, et chez 1 huître creuse. Le cadmium module
également la mobilité des hémocytes (agrégation ou leucocytose) chez dilféientes
espèces de bivalves (Auffret, 2005).
Les exemples liés aux autres éléments d’intérêt sont moins documentés. Le
sélénium induit un stress oxydant chez la moule bleue, Mytilus edulis (Tran et a .,
