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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
2.2. Réponses cellulaires
L’exposition à des quantités importantes de métaux entraîne des effets biologiques multiples. Chez les animaux, l’ingestion de doses excessives de métaux
provoque souvent nausées, diarrhées et gastro-entérite, pouvant s’accompagner
de défaillance circulatoire aiguë et conduire à la mort. L’inhalation est rapidement
suivie d’un œdème pulmonaire.
Au niveau cellulaire, la plupart des fonctions peuvent être affectées. L’intégrité
des membranes biologiques peut être atteinte par les métaux, ainsi que celle du
cytosquelette : les cellules exposées aux métaux changent rapidement de morphologie (figure 1). Certaines molécules de la matrice extracellulaire sont sensibles
aux métaux et les barrières épithéliales perdent leurs propriétés lors d’expositions
aux métaux. Les cellules peuvent tenter de réparer les dommages induits par un
renouvellement membranaire accéléré, et par l’activation de certaines fonctions,
telles que l’activité protéolytique du protéasome ou des lysosomes, la réparation
de l’ADN...
Figure 1 ■ Cellules épithéliales humaines (lignée HeLa) en conditions normales de
culture (à gauche) et après 24 heures d’exposition à 7 pM d’acétate de cadmium ajoutés
au même milieu (à droite) (Cliché obtenu par E. Rousselet dans les conditions décrites =
dans Rousselet et al., 2008).
0
C
c
Dans quelques cas, souvent d’exposition modérée, une augmentation de la j
prolifération est observée. Le cas extrême est celui des métaux cancérigènes (Ni, «
Cd, Cr, Be...) pour lesquels une prolifération exacerbée conduit à une tumeur, ‘
Mais la réponse cellulaire aux métaux la plus fréquente est un arrêt de croissance, §
piécédant quelquefois la mort cellulaire. C’est la stratégie mise en place par j
certaines bactéries exposées à de fortes concentrations de métaux afin de limiter j
les activités métaboliques et d’éviter des dommages cellulaires.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
2.2. Réponses cellulaires
L’exposition à des quantités importantes de métaux entraîne des effets biologiques multiples. Chez les animaux, l’ingestion de doses excessives de métaux
provoque souvent nausées, diarrhées et gastro-entérite, pouvant s’accompagner
de défaillance circulatoire aiguë et conduire à la mort. L’inhalation est rapidement
suivie d’un œdème pulmonaire.
Au niveau cellulaire, la plupart des fonctions peuvent être affectées. L’intégrité
des membranes biologiques peut être atteinte par les métaux, ainsi que celle du
cytosquelette : les cellules exposées aux métaux changent rapidement de morphologie (figure 1). Certaines molécules de la matrice extracellulaire sont sensibles
aux métaux et les barrières épithéliales perdent leurs propriétés lors d’expositions
aux métaux. Les cellules peuvent tenter de réparer les dommages induits par un
renouvellement membranaire accéléré, et par l’activation de certaines fonctions,
telles que l’activité protéolytique du protéasome ou des lysosomes, la réparation
de l’ADN...
Figure 1 ■ Cellules épithéliales humaines (lignée HeLa) en conditions normales de
culture (à gauche) et après 24 heures d’exposition à 7 pM d’acétate de cadmium ajoutés
au même milieu (à droite) (Cliché obtenu par E. Rousselet dans les conditions décrites =
dans Rousselet et al., 2008).
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C
c
Dans quelques cas, souvent d’exposition modérée, une augmentation de la j
prolifération est observée. Le cas extrême est celui des métaux cancérigènes (Ni, «
Cd, Cr, Be...) pour lesquels une prolifération exacerbée conduit à une tumeur, ‘
Mais la réponse cellulaire aux métaux la plus fréquente est un arrêt de croissance, §
piécédant quelquefois la mort cellulaire. C’est la stratégie mise en place par j
certaines bactéries exposées à de fortes concentrations de métaux afin de limiter j
les activités métaboliques et d’éviter des dommages cellulaires.
