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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2.4.3. Passage du cobalt et du césium
Aucune donnée n’est à ce jour disponible sur le passage de ces ladionucléides
au niveau de la BHE.
3.3. La barrière hémato-liquidienne
3.3.1. Définition et localisation
Les plexus choroïdes forment l’une des interfaces entre le sang et le système
nerveux central qui contrôlent l’environnement interne du cerveau. C’est un amas
de vaisseaux sanguins capillaires poreux (capillaires fenestrés), entourés d’épendymocytes (ou cellules épendymaires) qui forment un tissu similaire à un épithélium, à
ceci près qu’il ne repose pas sur une lame basale. La porosité des capillaires permet
au sang d’arriver aux épendymocytes. Les épendymocytes sont à l’origine de la
composition du liquide céphalorachidien (LCR) en laissant passer certaines molécules, et en en bloquant d’autres. Ce mécanisme fait partie de la BHE (figure 3).
Les plexus choroïdes apparaissent très tôt au cours du développement cérébral
et s’évaginent en quatre zones du tube neural dans les trois types de ventricules
cérébraux, qui sont des cavités contenues au centre du cerveau et de la moelle
épinière. Ces ventricules sont remplis de liquide céphalorachidien (LCR) sécrété
par les plexus choroïdes. Le LCR passe ensuite vers les espaces situés entre les
méninges au-dessous de l’arachnoïde (Strazielle et al., 2005).
3.3.2. Fonction : une interface dynamique entre sang et LCR
La fonction principale des plexus choroïdes est la sécrétion du LCR. Le LCR
protège le cerveau des mouvements violents de la tête. Les cellules épithéliales
choroïdiennes synthétisent 90 % du LCR avec un taux de sécrétion de 0,4 mL
par minute par gramme de tissu épithélial choroïdien chez l’homme adulte. L’épithélium choroïdien extrait les constituants du LCR à partir du sang. Il apporte
essentiellement l’eau, qui représente 99 % du LCR, des ions, du glucose, des
vitamines, des protéines, des acides aminés, des ribonucléosides et des désoxyribonucléosides. Même dans des conditions extrêmes, la composition du LCR ne
varie pas ou très peu. En effet, les cellules épithéliales des plexus choroïdes sont ’
capables de réguler la vitesse de transport des molécules entre le sang et le LCR. «
0
o
w
3.3.2.1. Passage de composés du sang vers le LCR
0
Le passage de composés à travers la barrière sang/LCR dépend de leur capa- i
cité à se dissoudre et à diffuser à travers la membrane cellulaire. Ce processus §
est fonction de leur lipophilie et de leur taille, à moins que les composés ne soient |
des substrats pour des protéines de transport spécifique, ce qui est le cas pour les ’
nutriments retrouvés dans le LCR (Strazielle et Ghersi-Egea, 2000). Les plexus j
choroïdes sont cependant plus perméables que la BHE aux composés hautement j
polaires en raison de l’existence d’une certaine diffusion paracellulaire.
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2.4.3. Passage du cobalt et du césium
Aucune donnée n’est à ce jour disponible sur le passage de ces ladionucléides
au niveau de la BHE.
3.3. La barrière hémato-liquidienne
3.3.1. Définition et localisation
Les plexus choroïdes forment l’une des interfaces entre le sang et le système
nerveux central qui contrôlent l’environnement interne du cerveau. C’est un amas
de vaisseaux sanguins capillaires poreux (capillaires fenestrés), entourés d’épendymocytes (ou cellules épendymaires) qui forment un tissu similaire à un épithélium, à
ceci près qu’il ne repose pas sur une lame basale. La porosité des capillaires permet
au sang d’arriver aux épendymocytes. Les épendymocytes sont à l’origine de la
composition du liquide céphalorachidien (LCR) en laissant passer certaines molécules, et en en bloquant d’autres. Ce mécanisme fait partie de la BHE (figure 3).
Les plexus choroïdes apparaissent très tôt au cours du développement cérébral
et s’évaginent en quatre zones du tube neural dans les trois types de ventricules
cérébraux, qui sont des cavités contenues au centre du cerveau et de la moelle
épinière. Ces ventricules sont remplis de liquide céphalorachidien (LCR) sécrété
par les plexus choroïdes. Le LCR passe ensuite vers les espaces situés entre les
méninges au-dessous de l’arachnoïde (Strazielle et al., 2005).
3.3.2. Fonction : une interface dynamique entre sang et LCR
La fonction principale des plexus choroïdes est la sécrétion du LCR. Le LCR
protège le cerveau des mouvements violents de la tête. Les cellules épithéliales
choroïdiennes synthétisent 90 % du LCR avec un taux de sécrétion de 0,4 mL
par minute par gramme de tissu épithélial choroïdien chez l’homme adulte. L’épithélium choroïdien extrait les constituants du LCR à partir du sang. Il apporte
essentiellement l’eau, qui représente 99 % du LCR, des ions, du glucose, des
vitamines, des protéines, des acides aminés, des ribonucléosides et des désoxyribonucléosides. Même dans des conditions extrêmes, la composition du LCR ne
varie pas ou très peu. En effet, les cellules épithéliales des plexus choroïdes sont ’
capables de réguler la vitesse de transport des molécules entre le sang et le LCR. «
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3.3.2.1. Passage de composés du sang vers le LCR
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Le passage de composés à travers la barrière sang/LCR dépend de leur capa- i
cité à se dissoudre et à diffuser à travers la membrane cellulaire. Ce processus §
est fonction de leur lipophilie et de leur taille, à moins que les composés ne soient |
des substrats pour des protéines de transport spécifique, ce qui est le cas pour les ’
nutriments retrouvés dans le LCR (Strazielle et Ghersi-Egea, 2000). Les plexus j
choroïdes sont cependant plus perméables que la BHE aux composés hautement j
polaires en raison de l’existence d’une certaine diffusion paracellulaire.
