Transfert aux animaux et biodistribution
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les cinétiques d accumulation et à calculer le facteur de concentration à l’équilibre
théorique.
1.2. Voie trophique
Dans le cas d’une contamination par la voie trophique, chaque passage d’un
maillon de la chaîne alimentaire à un autre est caractérisé par un facteur dit
« facteur de transfert trophique » (FTT). Il s’agit du rapport entre la concentration
de l’élément dans le prédateur et celle dans la proie. Lorsque ce rapport est supérieur à 1, on parle de bioamplification (Ramade, 1998).
Il est important de mentionner qu’un élément d’intérêt peut aussi s’adsorber sur
la surface d’un organisme. Même si cet élément n’est pas réellement intégré à l’organisme, il va pouvoir être transmis par voie trophique au maillon supérieur. Ce
phénomène est parfois loin d’être négligeable, en particulier pour les plus petits
organismes (plancton, micro-organismes) qui présentent des rapports surface/
masse élevés.
1.3. Comportement des éléments d’intérêt
© L a v o is ie r —
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e est un
d é lit
L’importance relative de la voie directe et de la voie trophique dans les
processus de contamination des animaux, est susceptible d’influencer la biodisponibilité et la toxicité des métaux. Si les métaux en solution sont considérés comme
étant plus biodisponibles, les fortes concentrations généralement mesurées dans la
nourriture, les sédiments et les sols, peuvent conduire à des accumulations élevées
dans les organismes. La biodisponibilité des éléments d’intérêt dans ces différents
compartiments va dépendre de leurs formes chimiques et de la matrice biologique
(cf. partie 1, chapitres 1 et 2). Les modes de vie des organismes influencent également fortement la contamination. Ainsi, pour les éléments d’intérêt et le contexte
d’exposition chronique en faibles concentrations, les niveaux de contamination du
compartiment aérien sont généralement très faibles voire négligeables devant ceux
des sols et des milieux aquatiques (eaux et sédiments). C’est pourquoi, au sein des
écosystèmes terrestres, la voie directe est très souvent négligeable devant les
apports alimentaires. Seuls les organismes du sol sont susceptibles de voir leurs
niveaux d’accumulation sensiblement influencés par une contamination directe.
En revanche, au sein des systèmes aquatiques, l’ensemble des biocénoses (organismes vivant dans les sédiments, à l’interface, ou au sein de la colonne d’eau)
sont susceptibles d’être contaminées par la voie directe.
La position des organismes dans les chaînes trophiques joue un rôle également
important. Ainsi, il est généralement admis que plus un organisme se situe à un
niveau trophique élevé, plus ses capacités de bioconcentration sont faibles. Ainsi,
en eaux douces par exemple, on observe cette tendance notamment avec l’américium (BCFinvertébrés = 1000; BCF iss01ls < 10), le cadmium (0,2 < BCFmo]|us(|ues
< °-9; BCFpoisso„s = °-01)’ le C0balt <250 < BCFinv=rlébréS < 20001 4 < BCFpoissons
< 80), l’iode (100 < BCFinvertébrés < 400; 20 < BCFpoissons < 40), le plutonium (I04
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