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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
formes de précipités de phosphate dans le cas du Zn. Le plomb a été observé sous
forme de complexes avec des acides organiques simples et/ou les polysaccharides
de la paroi pectocellulosique. L’U serait associé à des phosphates organiques,
l’environnement chimique de l’ion uranyle étant pioche de ce qui est observé dans
le minéral méta-autunite (Günther et al., 2003).
Conclusion et perspectives
Les études réalisées sur le transfert des MR vers les plantes sont de première
importance puisqu’il constitue la principale source d’entrée des métaux toxiques dans la chaîne alimentaire. Une autre application de l’étude du transfert
des éléments métalliques dans les végétaux est, pour ceux qui sont des éléments
essentiels et dont certaines régions du monde souffrent de carence (e.g. Zn, Ni,
Se), la biofortification, c’est-à-dire l’optimisation de l’absorption et du transfert de
ces éléments vers les parties comestibles.
L’analyse des travaux réalisés sur le sujet a permis de mettre en évidence
certains aspects particulièrement bien étudiés. D’une manière générale, les
données sur le transfert racinaire sont beaucoup plus abondantes que celles sur
le transfert foliaire. Toutefois, même abondantes (très nombreuses valeurs de FT
pour un élément), elles ne permettent pas forcément d’avoir une bonne connaissance des déterminants du transfert car elles sont souvent fragmentaires (non
prise en compte d’une partie des processus). Les aspects plus particulièrement
étudiés concernent : les conditions physico-chimiques du sol et les conditions de
culture qui influent sur le transfert racinaire mais qui peuvent également jouer
un rôle important sur le transfert foliaire (différence d’épaisseur de la cuticule);
les facteurs génétiques et physiologiques permettant l’absorption, l’accumulation
et la tolérance des éléments, et l’analyse de la répartition de ces polluants à l’intérieur de la plante et de leur forme chimique. L’influence des champignons (en
particulier les champignons mycorhiziens) et des bactéries du sol, peu abordée
dans ce chapitre, joue un rôle important dans l’assimilation ou la non-assimilation
des contaminants par la plante et est depuis ces dernières années particulièrement
étudiée. Il faut toutefois noter que ces études se focalisent sur certains éléments
contaminants (e.g. Cd, Cs, Sr) ou essentiels (e.g. Fe, Zn, Mn...) alors que d’autres ?
sont peu étudiés (e.g. U...). D’autres aspects ont en revanche été beaucoup moins
abordés dans la littérature et mériteraient d’être approfondis : l’étude du recyclage |
in situ des polluants par l’absorption par les plantes et le retour au sol lors de la 2
sénescence; les mécanismes moléculaires impliqués dans le transport plasma- =
lemmique des cellules racinaires et les transports intracellulaires sont étudiés j
dans le cas des métaux essentiels (e.g. Fe, Zn, Cu...) et de certains contaminants S
tels que le Cd ou le Cs, ils ne le sont quasiment pas en ce qui concerne d’autres |
radionucléides ; les mécanismes de détoxication des radionucléides sont également j
peu connus... De plus, la plupart des études sont focalisées sur un élément donné. |
Or, la plupart des contaminations mettent en jeu un grand nombre d’éléments j
toxiques, et des effets de compétition, de toxicité cumulée, etc., restent à évaluer. 0
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