Transfert aux micro-organismes
93
Les bactéries rhizosphériques, qui interagissent avec les plantes en favorisant
leur croissance, sont elles aussi susceptibles de jouer un rôle dans le transfert
des radionucléides à la plante. Ainsi, elles sont capables d’augmenter significativement la capacité de volatilisation du sélénium par les plantes, en augmentant
notamment la teneur en sélénium des racines ou en le transformant en des formes
organiques méthylées (Terry et al., 2000).
Conclusion
Les études sur sols ou sur systèmes aquatiques ont permis d’établir que les
micro-organismes, en modifiant la spéciation et la biodisponibilité des métaux
et des radionucléides, jouent un rôle important sur leur transfert dans l’environnement. Leurs effets peuvent être contrastés : réduction et oxydation des métaux,
fixation par chélation, précipitation ou remise en solution (figure 1).
Figure 1 ■ Représentation schématique des interactions métaux (Me) - micro-organismes
dans l’environnement.
Dans certains cas, comme pour le sélénium, les effets macroscopiques des
micro-organismes sont clairement décrits et les mécanismes moléculaires impliqués bien caractérisés. Certaines espèces, capables de réduire et d’immobiliser
ce toxique, limitent ainsi son transfert dans l’environnement alors que d’autres
favorisent sa dissémination par des processus de volatilisation, phénomène très
important dans les écosystèmes marins. Pour d’autres métaux et radionucléides,
comme l’uranium, le plutonium et le neptunium, les processus sont complexes et
les mécanismes sous-jacents peu voire pas connus. La capacité de certains microorganismes à fixer des polluants comme l’uranium, par chélation ou biominérali­
Précédent

- 146/813

Suivant