Transfert aux micro-organismes
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La
photocopie non a u to ris é e est un
délit
riennes actives a été associée à une baisse du pH du sol et à une augmentation
de la concentration en carbone organique en solution, avec pour conséquence
un transfert accru de Zn dans les phases mobiles (Wu et al., 2006). De même,
la présence de bactéries dans un sol contaminé à l’uranium influence fortement
l’effet d’un amendement en phosphate sur la spéciation de l’uranium : alors que
l’ajout de phosphate sur un sol dépourvu d’activité microbienne résulte en une
forte baisse de la concentration d’uranium soluble, la présence des bactéries
diminue fortement l’effet du traitement phosphate (Knox et al., 2008). Les interactions entre bactéries et phosphate sont complexes. Nous avons décrit plus haut
des mécanismes actifs et passifs de précipitation de l’uranium sous forme de
phosphate d’uranyle. En revanche, un grand nombre de bactéries sont capables de
solubiliser les minéraux phosphatés (Alcaligenes, Pseudomonas, Bacillus, Acinetobacter, Rhiozobium..) de façon indirecte, sous l’effet des acides organiques
qu’elles synthétisent. De ce fait, elles peuvent modifier la spéciation de l’uranium
par précipitation ou remise en suspension.
Un autre effet notable des micro-organismes est leur capacité à transformer
certains radionucléides en composés volatiles et à participer ainsi à leur dissémination dans l’environnement. Les principaux radionucléides concernés par cette
transformation sont l’iode et le sélénium.
L’iode volatil est émis principalement sous forme d’iodure de méthyle (CH3I),
mais d’autres composés organiques ont également été identifiés en milieu aquatique et dans l’atmosphère. Cette biométhylation constitue la source principale de
rejet d’iode dans l’atmosphère; les retombées d’iode atmosphérique constituant
l’apport principal d’iode aux écosystèmes terrestres. Connan et al. (2008) ont
estimé un flux d’131I entre le compartiment aquatique et l’atmosphère dans l’estuaire de la Seine compris entre 2,4 x 105 et 1,3 x 107 Bq-an”1, valeur comparable
au rejet annuel atmosphérique d’un réacteur nucléaire. Dans les écosystèmes
marins, différents micro-organismes ont été identifiés comme responsables de la
volatilisation, parmi lesquels du phytoplancton (Manley et de La Cuesta, 1997),
des algues ou des bactéries (Amachi et al., 2003). La volatilisation de l’iode peut
également se produire à partir des écosystèmes terrestres où champignons et
bactéries aérobies interviennent dans le processus de méthylation (Amachi et al.,
2003 ; 2004 ; Ban-nai et al., 2006). La capacité à méthyler l’iode semble distribuée
assez largement parmi les différents groupes bactériens, puisque parmi les bactéries marines et telluriques isolées capables de méthyler l’iode, on trouve des a, (3,
et y- Protéobactéries, des bactéries du groupe Cytophaga-Flexibacter-Bacteroides
et des bactéries à haut GC (Amachi et al., 2003 ; 2004).
La méthylation est également un processus très important dans le cycle du sélénium. Ce dernier peut être transformé en différents composés méthylés volatiles
par une grande variété de micro-organismes (bactéries, champignons, algues) des
écosystèmes dulçaquicoles, marins, et terrestres (Chasteen et Bentley, 2003). Le
diméthylséléniure (DMSe) est le principal gaz formé par ces micro-organismes.
D’autres composés volatiles sont produits en moindre quantité tels que le diméthyl-diséléniure (DMDSe), le diméthyl-sélénényl-sulfure (DMSeS) ou le méthanesélénol. Un composé volatile inorganique, le séléniure d’hydrogène, H2Se a égale­
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