Concepts de base pour une évaluation dosimétrique
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compartiments au maximum), pour les modèles PBPK il n’y a pas de limite au
nombre de compartiments qui peuvent être spécifiés (sinon la connaissance des
paramètres physiologiques).
L’intérêt de ces modèles est de permettre une extrapolation entre espèces en
fonction des voies et durées d’exposition à divers composés chimiques, dans différentes conditions environnementales. Ils permettent par ailleurs d’établir de vraies
relations dose-réponse, et de baser les effets non pas sur une concentration dans
l’eau, mais sur une dose absorbée aux tissus/organes d’intérêt, ce qui est primordial dans le cas de radionucléides émetteurs alpha, pour lesquels l’estimation de la
dose interne et localisée est extrêmement importante.
De ces modèles biocinétiques physiologiquement descriptifs découlent les
modèles biocinétiques de référence proposés par l’ICRP. Pour reconstruire l’historique d’une contamination et en déduire la dose engagée, il est notamment
nécessaire de faire une hypothèse sur la biocinétique du radionucléide depuis le
moment de l’incorporation jusqu’au terme de la période d’engagement de dose.
Cette hypothèse biocinétique se fonde sur l’information collectée par l’expérimentation animale, le suivi de contaminations humaines accidentelles, et synthétisée
par l’ICRP dans deux modèles biocinétiques de référence (Boecker, 1998). Le
premier modèle, basé sur un modèle utilisé pour les alcalino-terreux, a été conçu
pour décrire la biocinétique du strontium, du radium et du plomb (ICRP 67, 1993),
de l’uranium (figure 3) et du sélénium (ICRP 69, 1995a), ainsi que du calcium
(ICRP, 1995b). Le deuxième modèle conçu pour les actinides décrit la biocinétique du neptunium, du plutonium, et de l’américium (ICRP 67, 1993), du thorium
(ICRP 69, 1995a) et du curium (ICRP 71, 1995b).
© L a v o is ie r
- La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e e s t un
d é lit
Figure 3 ■ Structure du modèle systémique de l’uranium (d’après ICRP, 1995a). Entre
parenthèses sont notées les fractions de l’activité quittant le sang et entrant dans chaque compartiment. Les durées indiquées correspondent aux périodes de transfert ou de
rétention.
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compartiments au maximum), pour les modèles PBPK il n’y a pas de limite au
nombre de compartiments qui peuvent être spécifiés (sinon la connaissance des
paramètres physiologiques).
L’intérêt de ces modèles est de permettre une extrapolation entre espèces en
fonction des voies et durées d’exposition à divers composés chimiques, dans différentes conditions environnementales. Ils permettent par ailleurs d’établir de vraies
relations dose-réponse, et de baser les effets non pas sur une concentration dans
l’eau, mais sur une dose absorbée aux tissus/organes d’intérêt, ce qui est primordial dans le cas de radionucléides émetteurs alpha, pour lesquels l’estimation de la
dose interne et localisée est extrêmement importante.
De ces modèles biocinétiques physiologiquement descriptifs découlent les
modèles biocinétiques de référence proposés par l’ICRP. Pour reconstruire l’historique d’une contamination et en déduire la dose engagée, il est notamment
nécessaire de faire une hypothèse sur la biocinétique du radionucléide depuis le
moment de l’incorporation jusqu’au terme de la période d’engagement de dose.
Cette hypothèse biocinétique se fonde sur l’information collectée par l’expérimentation animale, le suivi de contaminations humaines accidentelles, et synthétisée
par l’ICRP dans deux modèles biocinétiques de référence (Boecker, 1998). Le
premier modèle, basé sur un modèle utilisé pour les alcalino-terreux, a été conçu
pour décrire la biocinétique du strontium, du radium et du plomb (ICRP 67, 1993),
de l’uranium (figure 3) et du sélénium (ICRP 69, 1995a), ainsi que du calcium
(ICRP, 1995b). Le deuxième modèle conçu pour les actinides décrit la biocinétique du neptunium, du plutonium, et de l’américium (ICRP 67, 1993), du thorium
(ICRP 69, 1995a) et du curium (ICRP 71, 1995b).
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Figure 3 ■ Structure du modèle systémique de l’uranium (d’après ICRP, 1995a). Entre
parenthèses sont notées les fractions de l’activité quittant le sang et entrant dans chaque compartiment. Les durées indiquées correspondent aux périodes de transfert ou de
rétention.
